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La peur naît de l'ignorance ~

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Reika Nakamura
Rédactrice dans un magazine de mode/actualités
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MessageLa peur naît de l'ignorance ~ - posté le Ven 30 Mai - 0:30


Tonight is gonna be a good night ~

feat. Hiro Magoichi




La main posée sur la fenêtre froide, j’observais d’un regard enthousiaste la nuit tomber. Un camaïeu de bleu se dessinait peu à peu dans le ciel moyennement étoilé. Cela marquait le moment pour moi de me préparer. Effectivement, j’étais conviée à une soirée qui se déroulait chez une amie en l’honneur de sa crémaillère. Cela faisait un bout de temps que je ne m’étais pas défoulée à une quelconque fête entre amis, j’étais persuadée que celle-ci allait être un bon moyen pour moi de m’évader, compte tenu des circonstances dans lesquelles j’étais en ce moment.

Le ciel était dégagé, aucun nuage ne venait gâcher le tableau magnifique du dégradé de couleur qui se dessinait encore plus clairement que les minutes avançaient.
Décollant lentement ma paume de la vitre, je me retournai en direction de la salle de bain où mes affaires m’attendaient. J’y entrai et commençait directement à retirer les habits que je portais en attendant : un simple short gris et un tee-shirt rose imprimé, basique. J’entrai, après avoir retiré mes sous-vêtements, dans la douche, refermant ensuite la porte derrière moi. Je laissai l’eau brulante couler sur mon corps tandis que je commençais à me savonner soigneusement.

Quelques temps après, devant mon miroir, j’enfilai ma petite robe noire serrée que j’avais préparée auparavant sur mon petit meuble de salle de bain. Je me séchai les cheveux, les gardant au naturel, légèrement ondulés et volumineux. Après avoir fini, je me maquillai comme à mon habitude et passai mes talons aiguilles vernis. Je sortis de la salle de bain et pris mon sac à main, y ajoutant à l’intérieur mon téléphone portable et y retirant mes clefs de voiture. Je mis ma veste blazer noire et sortis de mon appartement.
Il y avait un léger vent frais, c’était assez agréable et le fait d’avoir cette brise dans mes cheveux provoquait en moi une sensation de bien-être assez inexplicable.

Je pris donc ma voiture pour rejoindre la maison de mon amie qui se situait non loin de chez moi. Dès mon arrivée, je pus m’apercevoir que la fête avait déjà commencé ; les lumières étaient tamisées et je pouvais voir des groupes de personnes à travers les fenêtres. Je me garai et m’avançai donc jusqu’à la porte d’entrée avant de sonner. Mon amie vint directement m’ouvrir. Elle était magnifique ; elle portait une somptueuse robe beige à volant qui lui seyait à merveille. Je remarquai également une superbe parure de bijoux en argent et scintillants autour de son cou, à ses oreilles et ses poignets.

Elle me salua et me pris doucement dans ses bras. Je souris et lui rendis la pareille. Rien ne pouvait montrer à quel point j’étais heureuse de la revoir, cela faisait un bout de temps et mine de rien, elle me manquait véritablement.
Par la suite, elle m’invita à entrer et c’est à ce moment que je pus voir qu’elle avait élégamment décoré son intérieur. Des ballons jonchaient les murs et quelques guirlandes de lumières décoraient subtilement les meubles neufs. Elle me fit une rapide visite de sa maison avant de me présenter à certains de ses collègues de travail, présents également pour l’occasion.

Se trouvaient à cette soirée beaucoup d’amis qui dataient de l’université. Ce fut une joie pour moi de pouvoir les revoir. Nous commençâmes à parler et à rigoler tous ensemble. L’ambiance commençait de plus en plus à se faire très très agréable.
Arrosée avec du champagne et autre alcool fort, cette soirée allait s’annoncer plutôt bonne…

Quelques heures passèrent, la soirée battait son plein et tout le monde commençait à dériver. Un ex petit ami se remit à me draguer, ce qui m’amusait plus qu’autre chose. N’étant plus tout à fait sobre, moi non plus, je me laissais faire et jouais même de mes charmes pour me distraire. Les choses dérapèrent lorsqu’il commença à m’embrasser puis à laisser ses mains se balader un peu partout sur moi. Totalement désinhibée, je me laissais concrètement faire jusqu’à ce que mon amie vienne et me retire des bras du diable qu’il était. Elle me prit près d’elle et commença à m’expliquer en s’affolant, qu’un de ses collègues de travail, complètement saoul, était sorti et n’étais pas revenu, il y avait une heure de cela. Elle ajouta qu’elle était très inquiète car son état ne lui permettait pas de se souvenir du chemin à prendre ou bien même d’appeler des secours.

Sans attendre qu’elle ne me dise quoi faire, je sortis de la maison et commençai à marcher dans la rue. Elle me suivit et criait le nom de son collègue.
La sensation que j’avais était très étrange. Je n’avais pas l’impression d’être dans la réalité. L’alcool tapant à l’intérieur de mes tempes, m’aveuglait complètement sur la réalité. Ma tête tournait et mes yeux ne suivaient pas mes mouvements. J’avançais petit à petit, m’enfonçant de plus en plus dans la ville noire. Soudain, je m’aperçus que je n’entendais plus la voix de mon amie derrière moi, c’est alors que je me retournai et vis également qu’elle n’était plus là. Un sentiment d’angoisse et de peur s’amorçaient en moi. D’autant plus que je ne connaissais pas bien la rue dans laquelle j’étais.

Ne me souvenant pas de quelle manière j’étais arrivée dans cette rue, j’empruntai un chemin qui me semblait mener à une grande avenue. Une chair de poule naissante à la surface de ma peau m’obligea à poser mes mains sur mes bras. Il faisait froid et je n’avais rien pour me protéger du vent.  

Quelle idée avais-je eu d’abuser de l’alcool ? Je me retrouvais seule et perdue dans la rue. Et quand bien même j’étais assez grande pour me débrouiller, je n’avais ni argent ni téléphone puisque j’avais laissé mon sac chez mon amie.
Les effets de l’alcool se dissipaient peu à peu avec le froid de l’extérieur, j’étais un peu plus lucide qu’à la sortie de la maison mais pas assez pour savoir ce que je devais faire. J’avançais encore, croyant apercevoir quelque chose au loin.
Je me hâtai vers ce que je croyais être un arrêt de bus, lorsque j’entrevus en réalité une silhouette masculine –Oui, ma vision était très brouillée…-

J’étais heureuse car il me semblait avoir reconnu le collègue de mon amie. C’est alors que je me précipitai vers lui et essoufflée lui dit :

« Ah… Je vous ai enfin retrouvé ! »



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Dernière édition par Reika Nakamura le Mer 25 Juin - 23:19, édité 1 fois
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Hiro Magoichi
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MessageRe: La peur naît de l'ignorance ~ - posté le Sam 31 Mai - 19:35

Hiro s'arrêta devant une vitrine pour regarder rapidement de quoi il avait l'air. Pas de quelqu'un qui n'a nulle part où dormir, en tout cas, ce qui était une bonne chose. Parce qu'il n'avait nulle part où dormir.

L'inconvénient quand on était aussi instable que lui, c'était que le moindre petit détail répétitif devenait rapidement lassant. Du coup, il avait pris cette manie de dépenser une très grosse partie de son salaire dans des chambres d'hôtel parce qu'il n'avait aucune envie d'avoir un appartement, et parce qu'il passait son temps à passer d'une copine à l'autre et à s'installer chez elle. Sauf que la plupart du temps, il savait à peu près quand réserver une nouvelle chambre. Pas ce soir. Il aimait bien l'imprévu, dans la vie, mais il préférait quand même quand l'imprévu était positif.

Il s'était fait plaquer, une grande première pour lui, par sa copine du moment. Si ça ne l'avait pas dérangé plus que ça sentimentalement parlant, ni même vexé, ça lui avait rapidement posé problème. A cause de ce cher tremblement de terre, beaucoup de personnes étaient logées le temps que les réparations de leurs maisons ou de leurs appartement soient effectuées, du coup toutes les chambres étaient prises. Voilà comment on se retrouvait à la rue. Et il n'avait aucune envie d'aller squatter son bureau ou de demander à un collègue de l'héberger. Même si ça aurait été beaucoup plus simple de passer un coup de fil à Atsu vite fait.

L'avantage c'est qu'il avait toujours été un peu nomade, donc il n'avait pas beaucoup d'affaires à traîner avec lui et tout tenait dans un sac à dos qu'il portait sur une épaule. Devant sa vitrine, Hiro entreprit de remettre ses cheveux en place le mieux possible (il avait laissé son peigne au fond du sac et n'avait pas le courage de le chercher). Il ne savait pas trop où il était. Dans une rue quelconque de la ville. Il avait sûrement tourné en rond un bon moment pour se trouver un hôtel. Au moins il avait eu le temps de prendre une douche avant de se faire mettre à la porte.

Bon... Il était parti pour passer la nuit dehors, et il donnait un cours demain. Cours qui allait sûrement être un peu moins actif que d'habitude, parce qu'il n'était pas très tard et qu'il se sentait déjà fatigué. La faute à sa nuit blanche de la nuit dernière. Enchaîner deux nuits blanches n'était pas toujours une bonne idée. Il se regarda une dernière fois, vérifia que ses cernes n'étaient pas trop apparentes (même si elles le seraient sûrement le lendemain matin), épousseta sa chemise et son jean et se mit en quête d'une occupation pour la nuit. Parce que, forcément, sa console n'avait plus de batterie. Tout semblait être contre lui aujourd'hui.

Hiro réussit à s'occuper en traînant dans quelques bars pendant quelques heures, mais il n'avait aucune envie de tenir ce rythme toute la nuit. Surtout que la plupart fermaient à deux heures du matin. Alors il prit une dernière bière dans celui où il se trouvait puis sortit, à la recherche d'autre chose à faire. Franchement, s'occuper toute la nuit quand on était seul, sans amis ni femme et sans jeux vidéos, c'était pour lui de l'ordre de l'impossible. Mais il n'avait aucune envie de dormir sur un banc ou ailleurs. Ca aurait froissé sa chemise, et il n'avait rien d'autre à se mettre, vu que tout le reste avait été balancé pèle-mêle dans sa valise.
D'un autre côté, si ça pouvait soulager son mal de crâne... Il avait peut-être un peu forcé sur la boisson, ce soir. Combien de verre avait-il bu de bars en bars ? Il avait arrêté de compter après le dixième. Il soupira. Il pouvait bien trouver quelque chose. De l'herbe, au pire. Ca pouvait pas être moins confortable qu'un matelas d'hôtel bon marché...

Il en était là de ses réflexions lorsqu'il entendit que quelqu'un se précipitait dans sa direction. Il se retourna pour se retrouver face à une jeune femme qui, de toute évidence, venait de faire un sprint. Son regard la parcourut rapidement, plus par réflexe qu'autre chose.

« Ah… Je vous ai enfin retrouvé ! »

Il haussa un sourcil. Il avait beau réfléchir, il ne se rappelait pas l'avoir rencontrée. Ni ce soir ni un autre, d'ailleurs. Est-ce qu'elle était dans un des bars où il avait traîné dans la soirée ? Possible, mais si c'était le cas, elle ne lui avait pas parlé. Il fut tenté de mentir et de jouer le rôle de celui qu'elle pensait avoir retrouvé, si ça pouvait lui permettre de dormir quelque part.

-Euh.. Quoi ?

Bon, il avait dû boire plus que prévu. Son cerveau fonctionnait un peu au ralenti.

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Reika Nakamura
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MessageRe: La peur naît de l'ignorance ~ - posté le Sam 31 Mai - 23:26

Reika Nakamura a écrit:

What the Fuck ?

feat. Hiro Magoichi





Je me mis à cligner des yeux quelques fois, j’observai l’homme de haut en bas et me rendis finalement compte que la personne que je venais de trouver était tout le monde sauf celle que je cherchais. Celui-ci était grand et avait de longs cheveux noirs qui retombaient en cascade le long de ses pectoraux proéminents. Je ne pouvais pas distinguer totalement les couleurs étant donné la faible luminosité que pouvaient nous donner les quelques lampadaires restants.  Ses yeux étaient fins et avaient l’air d’être assez clairs, ce qui rendait son visage harmonieux et agréable à regarder.
J’avais certainement trop bu pour avoir les yeux en face des trous et pour distinguer tout dans le moindre détail mais j’avais très vite fait le lien entre son visage, ses cheveux et la beauté qu’il détenait. Il était vêtu simplement et une écharpe blanche ornait son cou.  

Tout en me grattant légèrement le crâne, je regardai dans les yeux ce fameux inconnu avant de remettre mes cheveux en arrière. Bien que mon état me désinhibait totalement, l’embarras commençait petit à petit à grimper en moi. Un léger rire sortit d’entre mes lèvres et tout en me tenant au mûr, j’articulai tant bien que mal quelques mots :

« Euuuuh, non en fait je ne vous ai pas retrouvé ! »

Je ris encore quelque peu et finis par garder un sourire regardant toujours autant et en insistant mon interlocuteur.
Quelle idiote j’étais… Qu’avais-je fait ? C’était la honte absolue…

Contrairement à l’impression que j’avais eu auparavant, l’alcool montait en réalité de plus en plus, la fraîcheur masquait quelque peu cette sensation mais il suffisait que je m’arrête de bouger pour que ma tête tourne et que mes jambes vacillent.
C’est en quelques secondes que je me retrouvai contre le mur, à me tenir assez fortement afin de ne pas retomber sur mes genoux. Il fallait que je me concentre pour ne pas faire n’importe quoi et il devenait difficile pour moi d’avoir les pensées claires.

« Oh, pardon… Qu’est-ce que je raconte. Je vous jure que je ne suis pas bourrée ! »

Mais pourquoi je disais ça ? De toute évidence, je ne me contrôlais absolument plus et d’ailleurs, je commençais à être totalement amorphe… Je jetai un coup d’œil à l’homme qui devait certainement me prendre pour la plus idiote des femmes et, dans le plus grand effort que je pus fournir, je me décollai du mur et me mis face à lui.

« Bon, maintenant je vais y aller. Je vais aller par là je pense… »

Bravo, maintenant, je me mettais à penser tout haut. Cela signait la fin de ma maitrise. C’était triste à dire mais, je n’avais plus du tout le contrôle sur moi, ça en devenait même effrayant…

« Euuuh… En fait, je ne sais même pas par où aller. »

Je me tenais dos à l’homme que j’avais rencontré et avais une main posée sur ma hanche tout en maintenant mon menton avec l’autre. Je réfléchissais –Assez intensément- mais aucune informations ne parvenaient à mon esprit. C’était très dur de se concentrer avec autant d’alcool dans le sang…
D’un seul coup, je me tournai vers l’homme, essayant de garder mon équilibre tant bien que mal, et tout en lui souriant dit :

« Huuuum… Peut-être que tu… Enfin vous pourriez m’aider ? » Je réfléchis quelques secondes, enfin essayai, et repris. « Je cherche la rue … La rue…  Mince, quelle rue déjà ? Vous savez la rue… »

Pendant que je parlais, je gesticulais et parlais un peu avec mes mains. Je ne regardai pas vraiment l’homme dans les yeux et je ne trouvais absolument pas mes mots. C’était une sensation horrible que d’avoir un trou noir dans l’esprit.

« La rue des cerisiers ou des marronniers quelque chose comme ça je crois… »

Je ne m’arrêtais plus. C’était comme les autres fois, je parlais, parlais, parlais, je n’arrivais plus du tout à m’arrêter. Enfin… Je n’essayais même pas à vrai dire. En fait, je n’arrivais pas à essayer.

« Non, voilà, la Grand rue… A moins que ce ne soit la rue Napoléon 1er … »

Finalement, je m’arrêtai de parler une bonne fois pour toute, me rendant compte que je faisais un monologue et que je ne laissais placer à mon interlocuteur, aucun mot.

« Pardon… Je parle trop et en plus… Je ne sais même plus où je dois aller… »

Je me décourageais totalement. Je ne savais pas ce qu’il était en train de me prendre mais j’avais l’impression que tout était en train de retomber et que j’avais une sorte de poids dans la poitrine. En fait j’étais passée d’une vive émotion à une sorte de tristesse inexplicable, à moins que ce ne soit de la peur.
Me retrouver seule dans les ruelles sombre de Kôchi, avec un inconnu en face de moi, à l’accoutumée, je me serai vite enfuie mais là ça n’avait pas été le cas à cause de l’alcool. S’il devait arriver quelque chose, quelque chose de mal, évidemment, je ne pourrais m’en prendre qu’à moi-même. J’avais eu une très mauvaise idée ce soir-là de boire autant et je commençais déjà à regretter.

A chaque fois que je m’étais retrouvée ivre comme je l’étais à ce moment-là, il m’était arrivé des idioties incroyables. J’étais totalement incontrôlable dans ce genre de situation et à chaque fois c’était pareil, je me jurais de ne plus jamais boire et à chaque fois je recommençais. L’envie, la pression des autres qui eux-mêmes boivent, tout ça faisait qu’à chaque fois je me retrouvais dans cette même situation.

J’avais perdu mon sourire et ce certain enthousiasme qui faisait que j’avais l’air totalement ridicule. Je regardais un peu dans le vide alors que mon cœur commençait à battre de plus en plus vite, je me sentais mal, très mal. J’avais des sueurs et des nausées mais je me refusais de vomir près de ce type. Non, il fallait absolument que je me retienne… !



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Dernière édition par Reika Nakamura le Sam 7 Juin - 23:19, édité 1 fois
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Hiro Magoichi
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MessageRe: La peur naît de l'ignorance ~ - posté le Jeu 5 Juin - 1:31

« Euuuuh, non en fait je ne vous ai pas retrouvé ! »

Cette phrase n'avait aucun sens. Hiro esquissa un sourire. Oui, c'est bien ce qu'il pensait : il ne l'avait jamais vue. Ça faisait toujours plaisir de voir qu'il n'était pas le seul à ne pas savoir reconnaître un visage. Ou alors c'était juste parce qu'elle était ivre. Côté reconnaissance visuelle, ça devait pas aider beaucoup.

Il se précipita pour la rattraper quand elle vacilla mais le mur s'en chargea avant lui, même si elle n'avait pas l'air stable du tout sur ses jambes. Soit elle avait bu plus que lui, soit elle ne tenait pas bien l'alcool. Il se demanda d'où elle sortait, et qui elle cherchait. C'était peut-être important. Important. Déjà que le mot n'avait pas beaucoup de sens pour lui quand il était sobre, il était proche de disparaître de son vocabulaire quand il avait descendu trop de verres.

« Oh, pardon… Qu’est-ce que je raconte. Je vous jure que je ne suis pas bourrée ! »
-Tu l'es plus que moi, en tout cas.

Il venait de dire tu. Bon ok, il avait l'habitude de tutoyer les gens. Mais d'habitude, quand on le vouvoyait, il faisait l'effort de faire pareil. Parce qu'on lui avait suffisamment pris la tête avec ça... il y a longtemps.... Hiro passa ses mains sur son visage. Ok, mauvaise idée les souvenirs, ça donnait mal au crâne.

« Bon, maintenant je vais y aller. Je vais aller par là je pense… Euuuh… En fait, je ne sais même pas par où aller. »

Largement plus que lui même. Elle avait l'air en pleine réflexion et il n'osait rien dire par peur de l'interrompre. Ça devait être assez difficile comme ça dans son état. Par contre, il était hors de question qu'il laisse une fille toute seule dans la rue alors qu'elle était capable de se précipiter vers le premier venu en étant persuadé de le connaître. Trop dangereux. Déjà, elle avait eu de la chance de tomber sur lui et pas sur un pervers de ruelles sombres.
On l'avait déjà pris pour un pervers de ruelles sombres. Sérieusement. Il ne franchirait jamais cette limite. Même avec suffisamment d'alcool dans le sang pour oublier son nom.

« Huuuum… Peut-être que tu… Enfin vous pourriez m’aider ? Je cherche la rue … La rue… Mince, quelle rue déjà ? Vous savez la rue… La rue des cerisiers ou des marronniers quelque chose comme ça je crois… Non, voilà, la Grand rue… A moins que ce ne soit la rue Napoléon 1er … »

Hiro la regarda gesticuler un bon moment en haussant les sourcils. Il n'arrivait pas à en placer une. Déjà parce qu'elle parlait quasiment non-stop, ensuite parce qu'il avait un temps de réaction suffisamment rallongé pour qu'à chaque pause, il ait à peine le temps d'ouvrir la bouche.

« Pardon… Je parle trop et en plus… Je ne sais même plus où je dois aller… »
-Ça j'avais remarqué.

Qu'elle parlait trop où qu'elle ne savait pas où elle allait ? Les deux, sans doute. Il n'en avait aucune idée, la réponse était sortie toute seule. Ça le fit quand même sourire. Ce genre de comportement le faisait toujours sourire. Allez comprendre.
Il massa ses tempes et ramena ses cheveux en arrière.
Silence. Ça faisait presque du bien, si ce n'était l'expression découragée qu'elle affichait. En tout cas, vu qu'elle avait arrêté de parler fort et de bouger dans tous les sens, il pouvait enfin se concentrer sur le peu de choses qui se mettaient en ordre dans sa tête et qui l'empêchaient d'aller s'allonger sur le premier banc venu pour une bonne nuit de sommeil. Il n'aurait pas l'esprit clair bien longtemps entre la fatigue et l'alcool, alors autant profiter de sa lucidité temporaire.

-Tu étais... à une fête ou quelque chose du genre ? Tu te souviens à quoi ressemblait l'endroit ? Au pire je t'aide...

Il soupira. Pas de "au pire" qui tienne, il l'aiderait de toute façon. Sauf si elle se la jouait parano et qu'elle s'enfuyait en courant. Il n'avait pas la force de courir, cela dit elle n'avait pas l'air de l'avoir non plus. Raison de plus pour l'accompagner.

-De toute façon si je fais pas quelque chose de constructif je vais tomber dans les pommes.

Ça représentait assez bien son état général. Surtout s'il se sentait obligé de le préciser. A croire que la fonction mensonge s'était totalement désactivée. Même le mensonge prudent, de ceux qu'il utilisait le plus souvent, et qui lui manquait déjà. Enfin... Au moins s'il l'aidait à rentrer chez elle, ou quoi que soit l'endroit d'où elle venait, ça lui permettrait de marcher un peu. L'air frais lui ferait du bien. Ou pas. Au pire, ça lui ferait du bien à elle, ce qui était un bon point de départ.

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MessageRe: La peur naît de l'ignorance ~ - posté le Sam 7 Juin - 23:25

Reika Nakamura a écrit:

Talking to the moon ~

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Je devais certainement avoir le visage pâle, enfin plus que d’habitude. Je me sentais vraiment mal mais je me retenais. J’avais l’impression d’être sur un bateau et que l’océan sur lequel nous naviguions  était déchainé plus que jamais. C’était une sensation étrange et désagréable qui me forçait à me concentrer comme jamais je ne l’avais fait.
Je relevais les yeux vers l’homme que je venais de rencontrer, et l’observai tandis que j’essayai tant bien que mal à recoiffer ma chevelure mise en désordre.

« Tu étais... à une fête ou quelque chose du genre ? Tu te souviens à quoi ressemblait l'endroit ? Au pire je t'aide... »

Dans un élan de lucidité, je l’écoutai assez attentivement et essayai d’analyser un à un ses mots. « Tu », il me tutoyait déjà, il avait l’air sympathique et je voyais bien qu’il n’avait pas l’intention de me laisser ainsi dans la rue et seule.
Trop de questions à la fois… J’avais du mal à remettre les choses en ordre dans mon esprit. Mais il fallait bien que je lui réponde… J’avais plus que besoin de son aide.

« Euh, eh bien… J’étais chez une amie pour sa crémaillère… » Lui répondis-je.

J’attendis quelques secondes avant de me rendre compte qu’il m’avait posé une deuxième question. J’essayai donc de lui répondre le plus vite possible bien que tout était mis sur ralenti dans mon esprit.

« Je … Je sais à quoi ressemble sa maison mais je ne sais plus où elle est… »

Il me semblait que de l’aide n’était pas du tout de refus… De toute façon je n’avais plus rien à perdre. Quoi que, je n’avais jamais rien eu à perdre. Personne ne m’attendait, personne ne se serait inquiété pour moi. J’étais absolument seule et au vue du déclin de mon soit disant « moral » je n’aurais pas hésité à faire quoi que ce soit contre moi. Ce qui me tournais dans l’esprit depuis plusieurs semaines maintenant, mais je résistais encore pour le moment.
Tout en m’appuyant un petit peu contre le mur, je m’en retirai et m’approchai de mon interlocuteur, commençant à pencher légèrement vers lui.

«  De toute façon si je fais pas quelque chose de constructif je vais tomber dans les pommes » Dit-il.

S’il savait… S’il savait que moi non plus si je ne bougeais pas au plus vite j’allais m’endormir sur place…
Finalement, je me penchai complètement et retrouvai mon front posé contre la clavicule de mon interlocuteur. Ce n’était pas l’endroit le plus confortable pour s’endormir et encore moins pour tomber dans les pommes comme avait-il dit, mais tant pis, de toute façon, je faisais n’importe quoi et ce depuis le début. Un peu plus ou un peu moins, cela n’allait plus rien changer maintenant.

« Moi… Moi non plus… » Répondis-je d’une voix plutôt fébrile et assez basse.

Je restai quelques minutes ainsi, sans bouger et sans penser. C’était agréable et reposant, mais certainement encombrant pour l’homme qui ne me connaissait même pas et par conséquent, que je ne connaissais même pas moi non plus. Il devait certainement me prendre pour une folle, en tout cas s’il ne me prenait pas pour une folle il devait bien se rendre compte que j’étais complètement… jetée.

« Allons-y… » Dis-je de la même intonation en me redressant quelque peu, je regardai l’homme avec une grande proximité et pus remarquer la beauté de ses yeux bleutés.

Je me reculais quelque peu encore une fois, afin de ne pas gêner mon interlocuteur et amorçai un pas puis un deuxième. M’arrêtant par la suite et dis :

« Reika Nakamura. Je m’appelle Reika Nakamura. »

Pourquoi j’avais sorti ça à cet instant ? Je n’en savais rien mais cela me semblait important sur le coup. Et puis j’avais certainement envie de connaître son nom à lui aussi. Je devrais certainement lui rendre la pareille lorsque j’aurais décuvé. Puisqu’il m’avait exprimé le fait de vouloir m’aider…

Le vent se faisait de plus en plus froid et ma robe se soulevait toutes les minutes, m’obligeant à jouer la Marilyn Monroe. Ma peau construisait au fur et à mesure de minuscules boules à sa surface, essayant tant bien que mal de gérer le froid de l’atmosphère. Essayant de me réchauffer comme je le pouvais avec mes simples mains et quelques frictions contre ma peau, je commençai à avancer, sans me préoccuper de mon interlocuteur, d’ailleurs, je l’avais quelque peu oublié, trop dans mes pensées pour retrouver le chemin inverse à ce que j’avais fait auparavant.
Après quelques pas, je me rendis compte que je n’avais personne à mes côtés, alors je me retournai, tentant de ne pas vaciller cette fois, et regardai l’homme aux cheveux longs.

« Commençons par là-bas… Non ? » Lui dis-je sans conviction.

Si je me concentrais assez, j’arrivai encore à être totalement consciente de mes faits et gestes. Il ne fallait juste pas que je me perde dans les méandres de mes pensées.


HRP: Désolée pour ce Rp médiocre, il fait trop chaud x_x et je suis morte... Voilà voilà... A bientôt !


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MessageRe: La peur naît de l'ignorance ~ - posté le Mar 24 Juin - 12:19

« Euh, eh bien… J’étais chez une amie pour sa crémaillère… »

Elle marqua une longue pause et il se demanda s'il n'était pas allé trop vite pour elle. Il allait reposer sa question quand elle sembla se reprendre et répondit rapidement.

« Je … Je sais à quoi ressemble sa maison mais je ne sais plus où elle est… »

Bon, c'était un début. Errer à deux dans les rues où errer seule faisait une sacré différence. S'il restait avec elle pour s'assurer qu'elle ne se perdrait pas plus qu'elle ne l'était déjà, et qu'elle ne se mettait pas en danger, elle aurait sûrement plus de chances de retrouver son ami. Heureusement que c'était une maison et pas un appartement, ça rendait les choses moins difficiles. Pas de numéro, d'étage, à retenir.

Il eut à peine le temps de finir sa phrase qu'elle se retrouvait appuyée contre lui, comme si elle avait fait directement le lien entre "tomber dans les pommes" et "trouver un appui-tête pour ne pas s'écrouler au sol". Il espérait juste qu'elle n'allait pas s'endormir comme ça, parce qu'il aurait un peu culpabilisé de devoir la réveiller si elle avait tant besoin de sommeil. Et aussi parce qu'au bout d'un moment, ça risquait de devenir inconfortable.

Par habitude, ou par réflexe, il posa sa main sur la tête de la jeune femme et joua avec un mèche qui passait à portée de ses doigts. Ca lui rappelait des souvenirs pas si vieux que ça et ses yeux se fermèrent quelques instants. Il lui fallut bien deux minutes pour réaliser ce qu'il était en train de faire, et il retira brusquement sa main. Il espérait qu'elle avait trop bu pour remarquer ou pour s'en soucier, parce que ça ne rentrait pas vraiment dans la catégorie des comportements normaux avec des inconnus.
Cela dit, s'endormir sur l'épaule d'un étranger non plus.

-On devrait peut-être y aller... dit-il pour retrouver une contenance.

Voilà qu'il était gêné, maintenant. C'était suffisamment rare pour être souligné. Il détestait cette sensation.

« Allons-y… »

Bon, au moins ils étaient d'accord sur ce point. Il détourna rapidement les yeux. Elle était encore un peu trop proche et il dut se mordre la langue pour résister à l'envie de se pencher vers elle et l'embrasser. Il n'avait déjà pas beaucoup de retenue avec les femmes en tant normal mais là, il avait carrément l'impression de perdre le contrôle. Désagréable. Il se jura aussitôt de ne pas sortir s'il buvait vraiment trop, un jour. Il tenait un peu à son image et il n'avait pas envie de faire quelque chose qu'il regretterait. Sait-on jamais.

Finalement, elle se mit à marcher et sa voix tira Hiro de ses pensées.

« Reika Nakamura. Je m’appelle Reika Nakamura. »
-Hiro Magoichi, répondit-il sans même y penser.

Restait à espérait qu'il ne connaissait pas une de ses amis, parce qu'il n'avait aucune idée de ce que ses ex pouvaient raconter sur lui.

Hiro mit à certain temps avant de se décider à la suivre, perdu dans son imagination. Tellement qu'elle finit par se tourner vers lui avant même qu'il ne se rende compte qu'elle avait avancé.

« Commençons par là-bas… Non ? »

Elle avait l'air convaincue... L'ennui, c'était qu'il ne savait pas plus qu'elle où aller. Alors il haussa les épaules.

-Commençons par là, oui...

Il fit quelques pas pour la rejoindre et remarqua très vite qu'elle était frigorifiée. Comme il n'avait que son écharpe, qui ne quittait que rarement ses épaules, il fit passer son sac devant lui et en sortit sa seule veste, qu'il posa sur les épaules de Reika.

-Tu vas tomber malade, expliqua-t-il à voix basse.

Il ne pouvait vraiment pas s'empêcher de jouer les chevaliers servants. Il haussa les épaules. Bah, ça ne lui coûtait rien. Il marcha à côté d'elle en observant les maisons autour de lui comme s'il pouvait reconnaître celle d'où elle venait. Puis il posa finalement la question qui lui tournait dans la tête depuis un bon moment.

-Pourquoi tu ne rentres pas directement chez toi ? Dans ton état, c'est peut-être mieux, non ?

Il devait bien y avoir une raison pour qu'elle s'embête à retrouver la maison d'une amie plutôt que la sienne. Si elle se souvenait encore d'où elle habitait.


[Désolée du retard, je bosse sur un projet perso à côté et j'ai pas eu trop de temps ces derniers jours.]

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MessageRe: La peur naît de l'ignorance ~ - posté le Mer 25 Juin - 23:22


I'm gonna swing~

feat. Hiro Magoichi



[HRP : Aucun soucis ^^. Prends autant de temps que tu veux !]

Hiro Magoichi, Hiro Magoi-… Quoi ? Non, bref, demain je ne m’en souviendrais pas.

A ce moment même, j’étais véritablement dans le mal. Je n’arrivais plus à enchaîner deux mots. C’était bien simple, chaque parole que je prononçais, devait être redite immédiatement à la suite pour que Hiro puisse me comprendre un minimum –Enfin, je pensais, du moins-.
Lorsque l’homme me rejoint, nous marchâmes côte à côte, sans un mot. Le silence était assez apaisant et me permettait de réfléchir un tant soit peu à la destination que nous étions en train de prendre. Certes je ne savais plus par où aller mais les maisons qui nous entouraient me disaient toutes quelques choses. Il me semblait les avoir déjà vues, ce qui était un point positif pour notre investigation…

« Tu vas tomber malade » Me dit-il avec une voix douce et basse.

Je sentis à ce même moment, un tissu se déployer contre mes épaules. Je compris, avec bien du mal, que c’était lui qui avait déposé une veste sur moi. A cet instant, je pus sentir la chaleur de sa peau contre la mienne, qui me fit frissonner encore plus. Je le regardai droit dans les yeux, les lèvres entrouvertes, signifiant ma surprise, et ne dis rien. J’étais assez étonnée de sa réaction, je n’avais rien demandé, je n’avais rien montré quant au fait que j’avais effectivement froid, et il avait ressenti le besoin de poser cette veste sur mes épaules.

« Merci… » Dis-je tout simplement, regardant une fois de plus vers l’horizon, en quête de la maison tant recherchée.

Il m’intimidait au fond. J’avais l’habitude de flirter avec des hommes plus ou moins âgés, ce n’était pas la question, mais je ne pouvais expliquer pourquoi. Son regard me troublait et ses gestes aussi. Bien que totalement désinhibée, je ne comprenais pas pourquoi un tel sentiment m’envahissait à ce moment-là car, au final, ce n’était pas du tout mon genre.
Mes joues commencèrent à rougir lentement, cachée évidemment par la faible intensité de lumière présente dans les rues.

Un second silence s’installa. Seul le bruit de mes talons raisonnait en écho entre les immeubles. Je vacillais quelques fois, de droite à gauche, me rattrapant par moment sur l’homme marchant à ma droite. C’était la honte. Je ressemblais à une adolescente. Clairement, je n’aimais pas du tout cette situation et Dieu seul sait combien j’étais heureuse d’être tombée sur un homme aussi compréhensif et aimable qu’Hiro. Je ne pouvais pas imaginer combien j’aurais eu peur si j’étais tombée sur un –ou plusieurs- homme étrange/pervers/agressif/saoul/violent/malfaisant.

« Pourquoi tu ne rentres pas directement chez toi ? Dans ton état, c'est peut-être mieux, non ? » Dit-il, en cassant ce silence qui commençait à devenir un petit peu pesant.

C’est vrai, pourquoi ne pas directement rentrer chez moi ? C’était une question assez pertinente, sauf que j’avais évidemment oublié de préciser que je n’avais rien sur moi, aucun sac et donc aucunes clés. Il fallait donc que je passe d’abord chez mon amie pour pouvoir rentrer chez moi par la suite.
Je m’arrêtais de marcher, observant l’homme, et finis par sourire quelque peu.

« Je n’ai rien sur moi, mes clefs sont chez elle… Dans… Mon sac » Lui répondis-je, perdant quelque peu foi en toute bonne crédibilité de ma part.

« Je suis vraiment désolée... » Ajoutai-je.

Et voilà que j’étais repartie pour les excuses. Ce n’était pas le meilleur plan, mais il m’était impossible de ne pas m’excuser au moins une fois lorsque j’étais ivre. Je n’aimais pas être dans cet état car je n’étais pas du tout moi-même, la personne que j’étais à ces moments-là ne reflétait pas du tout la personne que j’étais en réalité. Je me demandais bien pour qui Hiro devait me prendre. En tout cas, certainement pas pour la fille « sérieuse » que j’étais.

Nous avancèrent, pendant encore quinze bonnes minutes, tournant quelques fois dans les rues qui me semblaient familières jusqu’à ce qu’enfin, je pus apercevoir au loin, la maison tant recherchée que je reconnus grâce aux ballons que nous avions laissés dans la cour.

« La voilà ! » Dis-je d’une voix enthousiaste, regardant Hiro avec un sourire.

Je commençais à courir, vers la porte de la résidence, manquant de trébucher une ou deux fois et entrai. La porte étant étonnement ouverte.
Je pris mon sac et ma propre veste rapidement, en profitant pour jeter un œil à l’état de la pièce et commençai à retourner vers l’extérieur où j’avais laissé Hiro totalement en plan.
Tout le monde était allongé à droite, à gauche, dormant les uns sur les autres. Je n’eus forcément aucuns regrets à partir de cette soirée à ce moment-là.

Finalement, je rejoins Hiro qui m’avait attendu et me précipita vers lui, sac en main.

« J’ai tout ! Merci d’avoir attendu… » Lui dis-je, pleine d’entrain.

Je lui souris et commença à marcher difficilement vers ma voiture garée en face.

«  Viens, je te ramène chez toi ! »

Prise d’un élan de confiance en moi et visiblement, de forme, je pris les clefs de l’automobile et ouvrit les portes à distance. Je ne me rendais vraiment pas compte de ce que je faisais, je ne me rendais surtout pas compte que je n’étais aucunement capable de prendre le volant…

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Paroles - Texte - Flash Back/rêve

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Hiro Magoichi
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MessageRe: La peur naît de l'ignorance ~ - posté le Ven 18 Juil - 12:42

« Merci… »

Hiro se contenta d'un sourire et d'un hochement de tête. De toute évidence, il l'avait surprise. En même temps elle ne lui avait rien demandé et non seulement il l'aidait mais il prenait soin de l'empêcher d'attraper froid. Sans prévenir, en plus. C'était suffisamment peu ordinaire pour surprendre. En tout cas, le calme lui faisait du bien. Entre ses cours et sa vie "sentimentale", il n'avait pas très souvent eu l'occasion de se promener tranquillement avec quelqu'un sans parler beaucoup, même si le quelqu'un en question ne marchait pas très droit et se rattrapait à lui pour ne pas tomber. Ca n'avait rien de dérangeant.

Il s'arrêta peu de temps après elle, le temps de réagir, et tourna la tête dans sa direction.

« Je n’ai rien sur moi, mes clefs sont chez elle… Dans… Mon sac »

C'est vrai.. Il n'avait pas remarqué qu'elle n'avait pas de sac et d'expérience il savait que très peu de femmes n'en avaient pas pour leurs affaires (sûrement la faute à ceux qui ne fabriquaient pas de vestes pleines de poches pour femme). Il se demanda vaguement pourquoi elle avait laissé son sac sur place pour aller se perdre dans les rues. Elle l'avait pris pour quelqu'un d'autre au début, quelqu'un qu'elle cherchait visiblement. C'était pour ça qu'elle était sortie ? ... Sans rien.

« Je suis vraiment désolée... »

Il ne put s'empêcher de rire un peu. Voilà qu'elle s'excusait maintenant. Ca arrivait à tout le monde au moins une fois, ce genre de choses. Il ramena ses cheveux en arrière.

-C'est rien. On n'a pas idée, en même temps, de sortir sans rien comme ça.

Ce n'était pas un reproche, il n'aimait pas les reproches, et de toute façon on fait rarement des reproches en souriant. C'était plutôt une manière de dire qu'elle avait quand même eu de la chance de tomber sur lui plutôt que de se perdre dans des ruelles où elle aurait pu croiser pas mal de problèmes ambulants.

Ils se remirent à marcher. Hiro observait les alentours tout en s'assurant qu'elle ne s'arrêtait pas comme tout à l'heure. Il aperçut les ballons un peu avant elle et eut à peine le temps de se demander si c'était le bon endroit que déjà elle s'en allait à toute vitesse après un "la voilà !" enjoué.
Bon, elle avait retrouvé son chemin. Il préféra l'attendre, au cas où elle préférait rentrer chez elle (une meilleure idée que de rester ici, à son avis). Elle ne tarda pas à revenir.

« J’ai tout ! Merci d’avoir attendu… Viens, je te ramène chez toi ! »

Hiro mit un certain temps à comprendre sa phrase. D'abord parce que le "chez toi" l'avait un peu fait buguer (il n'avait plus de chez lui depuis qu'il avait vendu la maison de ses parents), et surtout parce qu'il n'avait pas compris tout de suite qu'elle parlait de voiture. Il la rattrapa par le bras avant qu'elle ne s'éloigne trop.

-Non, certainement pas. Je ne t'ai pas aidée à retrouver ton chemin pour que tu te tues en voiture ou que tu finisses la nuit en cellule. Range tes clefs, tu ferais mieux de rentrer à pieds.

Il n'allait pas la laisser faire. Elle n'était déjà pas en état de marcher, alors de conduire... Elle retrouverait sa voiture demain, quand elle serait sobre, mais certainement pas maintenant. Elle pouvait insister autant qu'elle voulait, elle rentrerait à pieds. Déjà pour ça, et parce qu'il n'avait jamais pris la peine d'apprendre à conduire, vu qu'il passait le plus clair de son temps dans des trains, des bus ou des avions.
Et puis il n'avait nulle part où être raccompagné de toute manière.

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La peur naît de l'ignorance ~

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