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Arthur Madeck

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Arthur Madeck
Club de Natation
Masculin Messages : 156
Date de naissance : 13/05/1997
Date d'inscription : 04/06/2014
Âge : 21
Job : Etudiant
Côté coeur : Léger
Personnage en trois mots : Un beau bordel

Carte d'identité
Année scolaire: Troisième Année
Dortoir & numéro de chambre: Dortoir B - Chambre n°04
Colocataires: Torri T. Takura & Haru Sayuri & Ayako Yozora
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MessageArthur Madeck- posté le Lun 9 Juin - 16:17





Prénom(s) : Arthur
Nom(s) : Madeck [de Hauteville Audren de Kerdel].
Surnom(s) : Madeck suffira.

Âge : 17 ans.
Date de naissance : 13 mai 1997.
Lieu de naissance : Quimper.
Résidence permanente : Primelin, Bretagne.

Nationalité : Français.
Orientation sexuelle : Tout est relatif.

Groupe : As Everybody.
Pourquoi ? Parce qu'Arthur est bon à rien et mauvais en tout. Bref, un type banal.

Année scolaire : Troisième année.
Dortoir A ou B ? B

Cours optionnels : Mythologie et légendes & Plein Air.
Club : Club de natation.
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Comment avez-vous atterris ici? La V1.
Des idées, des suggestions, des commentaires? Pas pour le moment.
Personnage sur l'avatar : Kasuka Heiwajima, DURARARA!!
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Qualités : Insouciant, doux, calme, ouvert d’esprit.
Défauts : Insouciant, doux, calme, inconstant, rêveur, irresponsable.
Peur(s) ou phobie(s) : Les crabes.

Traits de caractère :

Arthur n’est pas de ce genre de type qui marque une génération. En inconditionnel rêveur, il est plutôt du genre à se mouvoir sans faire de bruit. Si l’on prenait le temps de demander aux autres élèves s’ils le connaissent, sans doute qu’ils répondraient : « C’est qui lui ? ». Parce qu’Arthur est comme ça, d’une cordialité excessive, mais toujours économe dans ses relations. Ce n’est pas qu’il soit solitaire ou en mal d’affection : c’est juste qu’il préfère prendre ses précautions. Évoquez-lui seulement l’idée d’engagement et il se barre. En infidèle obstiné, il s’évertue à croquer la vie telle qu’elle vient, sans jamais penser aux lendemains. Courir après Arthur, c’est comme courir après du vent. Insaisissable et inconstant, on s’épuise rapidement. Sa sœur jumelle, Anaëlle, lui a souvent reproché ce caractère frivole, un peu trop libertin. Surtout à propos des filles. Elle dit qu’il déconne vraiment avec elles, qu’il agit comme un vrai con. Elle dit beaucoup de conneries, mais sur ce point, elle vise dans le mille : Arthur n’est sale petit con.

Et un sacré lâche. Arthur est ce genre de crétin qui s’amuse à regarder les bagarres, sans jamais y participer. Non pas qu’il soit particulièrement placide : c’est simplement que la violence gratuite le fait marrer. Parce qu’il ne comprend pas l’intérêt de se laisser abrutir par sa testostérone. Et qu’il est lâche. Alors, complètement immunisé à la violence, il préfère sourire aux provocations plutôt que d’y répondre ; de toute façon, ce n’est pas comme s’il était taillé pour user de ses poings. Ou qu’il avait lu le mode d’emploi du courage.

Et à vrai dire, il préfère utiliser ses doigts pour caresser une peau, des cheveux ou une jolie joue rosée. Parce qu’Arthur est comme ça, très doux, très calme et quelques fois entreprenant. Que voulez-vous, c’est un type totalement immature : il aime jouer. Les hommes, les femmes, ça n’a pas vraiment d’importance : ce serait con de ne pas profiter de toutes les délices qu'offre l'existence. Oui, Arthur est sûrement un peu anar’ sur les bords : il aime créer ses propres règles, se foutre de celles que les autres s’imposent. La vie est trop fragile pour ne pas en profiter à fond. Alors les gens qui stressent pour tout, qui pleurent pour rien, ça lui donne juste l’envie de s’arrêter pour mieux les regarder. Parce que s'imposer en martyr, se couronner Cassandre des malheurs, ça le dépasse complètement. Alors il regarde, il observe, il apprend. Puis il paie un coup à boire à ces pommés de l'existence, écoute leurs histoires, tend l'oreille aux accents de solitude qu'ils veulent bien lui offrir. Parce qu’il n’aime pas laisser les autres dans leur merde. Mais surtout parce qu'Arthur adore les histoires, qu'elles soient belles ou laides.

S’accommodant d’un tout comme d’un rien, Arthur a un caractère si facile qu’il est étonnant qu’il ne se soit pas encore cassé les dents contre le mur de la connerie universelle. Mais ce n’est pas comme si Arthur s’intéressait réellement aux autres. À vrai dire, il s’en tamponne pas mal : de toutes façons, il n’a besoin de personne pour rêver. Identifiable à un grain de sable, le Breton se laisse aller aux grès de ses envies, sans jamais réfléchir. Que voulez-vous, il faut des génies et des idiots. Pour tout dire, c’est sa sœur qui a récolté tout le génie. Brillante en tout, décevant en rien, elle est une de ces nanas que l’on admire pour sa fine intelligence et son caractère généreux. Elle ne lui a laissé que la musique. Mais il ne faut pas le plaindre : Arthur aurait pu être un idiot complet, sans rayures ni fêlures ; au lieu de cela, il se débrouille au piano et au violon. C’est mieux que rien.

Au-delà de sa personnalité hautement conditionnée par le besoin de liberté, il faut signaler qu’Arthur est atteint de prosopagnosie. Si tu changes beaucoup de lettres, ça veut dire qu’il est incapable de se souvenir des visages des gens qu’il rencontre. Alors, si beaucoup de personnes traduisent son air paumé par de l’imbécilité chronique, c’est simplement  que son esprit se perd constamment entre deux idées, à défaut de pouvoir se concentrer sur les éléments du réel. Que voulez-vous que je vous dise. On fait ce qu’on peut avec ce que l'on a.

Centre d’intérêts : La mer ; les nœuds marins ; les contes et les légendes ; la musique ; la sculpture sur bois.
Ce qu'il aime : Tout.
Ce qu'il déteste : Rien.
Passion : Les bateaux.
Rêve : Être marin et construire son propre bateau.





Yeux : Un truc bordélique entre le bleu et le gris.
Cheveux : Bruns.
Taille : 1m77.
Poids : 70 kg.

Corpulence : Normale.
Vêtements et/ou style : Costard-cravate.
Signe distinctif : L'air complètement à côté de la plaque.


Si vous cherchez un charme ravageur à Arthur, vous risquez d’être déçu. Le teint clair assombri par une tignasse brune toujours en bordel, il est ce qu’on fait de plus banal. Il est vrai que le coup du musicien mystérieux marche pas mal avec les nanas, mais franchement, il faut avouer qu’en termes d’originalité, c’est plutôt médiocre. Surtout au Japon où n’importe qui joue du violon. Par chance, son père est breton. Alors, s’il a eu très peu de chance à la loterie génétique, il a au moins reçu la couleur bordélique des yeux de son père. C’est peut-être le seul truc qui vaut le détour sur son visage. Arthur a les yeux bleus. Oubliez tout de suite la mer, ou toutes les conneries qu’on a pu vous raconter sur les yeux reflets de l’âme. Parce que si vous avez ça en tête, vous allez tomber de haut. Non, ses yeux n’ont rien de tout ça. Ils sont certes intrigants, mais pas à ce point-là. Car s’ils accrochent le regard, c’est parce qu’ils sont de cette couleur un peu bâtarde, oscillant entre le bleu et le gris. C’est un peu comme si le Créateur (ou appelez-le comme vous le souhaitez) n’avait pas voulu s’emmerder à choisir une couleur, qu’il aurait pris ce qui lui restait sous la main et qu’il aurait peint son regard avec ce bordel sans cohérence. Finalement, c’est sûrement la plus belle réussite que ce vieux machin ait orchestré ; le résultat est certes bordélique, mais il a le mérite de jeter une note de douceur sur son visage pâle. C’est déjà ça.

Physiquement parlant, Arthur est tout aussi insignifiant : un mètre soixante-dix sept, pour soixante-dix kilos (et demi). D’une banalité affligeante, je vous dis. En plus de ne pas avoir le physique d’un type qui se fait respecter par les poings, le Breton n’a pas d’atouts particuliers. Il n’a rien qui accroche, à part peut-être de nombreuses imperfections, comme ses cheveux un peu trop en bordel pour faire de lui un homme, un vrai. Ou même ce regard qui semble constamment perdu dans on ne sait trop quelle connerie. En fait, Arthur donne plus l’impression d’être un gamin échoué dans le corps d’un adulte : il a beau se tenir droit (quand il y pense), se forcer à parler grave (quand il a le temps) et fumer (tout le temps), rien n’y fait, il flotte toujours dans ses fringues. Faut dire que sa démarche un peu je-m-en-foutiste n’arrange rien. Sa sœur dit tout le temps qu’il a une allure poétique, un peu mystérieuse et que ça ensorcelle presque. Arthur voudrait bien y croire, mais alors faudrait lui expliquer pourquoi il n’est jamais capable de retenir une nana. Je vous jure, elle en dit des conneries celle-là. Parce que ses gestes toujours trop lents endorment plus qu’ils ne charment et que son regard doux s’arrête bien souvent à la frontière de la saloperie de friend zone. Tu parles d’un tombeur.


En dehors de sa banalité affligeante, on peut tout de même apprécier chez Arthur l’authenticité de son allure. Ou encore, ses mains bien travaillées. Sa sœur répète sans cesse qu’elles sont jolies, qu’on dirait des mains de pianiste. Mais puisque Arthur est un pianiste, il faut supposer que cet attribut est plutôt normal, voir même préférable. Je vous l’avais dit : sa sœur dit un tas de conneries. Quant à la vieille prostituée de son village breton, elle ne manque pas une occasion de complimenter son sourire. A ses dires, il a la douceur d’une pucelle de Quiberon. On prendra ça pour un compliment.

Quant à ses fringues, Arthur n’est pas compliqué : il prend ce qui lui tombe sous la main. Chez lui, ça veut dire costard-cravate. Ce n’est pas qu’il affectionne particulièrement le style ‘croque-mort’, c’est juste qu’Arthur se fout tellement de la mode qu’il laisse sa génitrice et sa sœur choisir ses fringues à sa place. Parce que si ça ne tenait qu’à lui, il serait bien mieux sans rien sur le dos. Mais puisqu’il n’est pas convenable de se trimbaler à poil en public, le jeune homme se contente d’enfiler les tailleurs italiens dont sa sœur et sa mère raffolent. Il faut savoir choisir ses combats, hein.







Partie 1 : Préambule.

Vous l’avez certainement déjà deviné, Arthur est Breton. Breton, pas Français : j’insiste car, même si Arthur n’est pas du genre à baguenauder autour de détails futiles, celui-là, il y tient particulièrement. Alors, n’allez pas lui dire que les Bretons sont français depuis près de six cents ans, ça le ferait déconner : il est Breton, point barre. ‘Faut pas chercher. Ce Breton, donc, est né d’un sien père et d’une sienne mère qui possèdent tous deux leur génie propre : l’un dans son détachement quasi-parfait face à tous les tracas de l’existence, l’autre dans sa fougue impérieuse, frôlant la névrose. Armaël Madeck, héritier du Comté de Cornouailles, est le descendant direct d’une famille de la haute aristocratie bretonne, les Audren de Kerdel. Fiancé à quinze ans à Adèle de Luynes, de la famille noble normande des Hauteville, et marié à vingt-ans, Armel et Adèle se sont installés au manoir de Primelin, cadeau de fiançailles des parents de la mariée.


[Manoir de Primelin]

Les jours ont passé tranquillement et l’union de ces deux personnes singulières a finalement abouti à la naissance de deux beaux emmerdeurs : Anaëlle et Arthur. Sa sœur jumelle, dont le génie pratique n’est pas sans le faire pâlir d’envie, lui a laissé comme unique ressource le génie musical et le pied marin. Autant dire qu’il a pris ce qu’il restait.



Partie 2 : Enfance.

[Pointe du Raz, Plogoff]

Arthur a passé les neuf premières années de sa vie les yeux rivés sur la Mer, les pieds accrochés aux falaises bretonnes. L’esprit bercé par des légendes inventées seulement pour faire rire sa sœur, le garçon a eu une enfance extrêmement douce à Primelin. S’intéressant à tout, s’émerveillant d’un rien, le garçon a vite appris à s’ériger un monde à lui pour répondre à ses milliards d’interrogation. Alors, si la Mer est salée, c’est simplement pour protéger les Bretons de la Fée Morgane. Et si les marins s’écroulent à la sortie des bars, c’est pour mieux tomber dans les bras d’une Belle. Et s’il y a du sable sur certaines côtes, c’est pour retrouver plus rapidement les bras de la Mer.

Vraiment, tout est si simple à neuf piges ; les journées sont entrecoupées de jeux dans la cour de l’école primaire de Primelin, d’escalades sur les falaises de Plogoff, de leçons de piano chiantes, de cours particuliers, de mondanités aliénantes et une discipline stricte. Et de weekends à Plogoff chez les grands-parents Madeck, où les samedis sont synonymes de plage et les dimanches de crêpes. C’est au cours d’un de ces dimanches qu’Arthur a fait la connaissance d’Armel le Garrec, dit « Le Vieux ». Intrigué par sa barbe broussailleuse et son regard délavé d’avoir trop embrassé la mer, Arthur s’est vite amouraché de ce vieux loup de mer aux milles et unes histoires. Vieil ami de famille, Le Garrec devient rapidement un pilier important dans l’existence du môme. Lui transmettant son amour pour le monde marin, confortant son intérêt pour les histoires et cultivant sa naïveté, le vieux a comblé parfaitement l’absence d’Armaël, dont la paternité n’était pas du tout instinctive.

Le Garrec a tout appris à Arthur. Les bonnes choses et (surtout) les mauvaises, allant de son dédain des règles qui abrutissent l’existence à ses petits airs libres de violoneux breton, des nœuds marins à la foutue habitude de se taper quelques canons en pleine après-midi. Tuteur improvisé bruyamment critiqué par sa mère, silencieusement approuvé par son père, Le Garrec est l’une des seules personnes qu’Arthur écoute. Lui, et sa sœur, Anaëlle. Jamais à court de conneries à dire ou à faire, Anaëlle représente tout ce qui manque à Arthur : la fougue, la malice et l’impatience. Que voulez-vous, il faut des héros et des ratés. Meilleurs amis le matin, ennemis le midi, aventuriers indéfectibles l’après-midi et pirates dans un bol de soupe le soir, ces deux-là sont ce genre de jumeaux fusionnels qui ne peuvent pas vivre loin de l’autre trop longtemps. Et si le temps est souvent assassin, leur complicité ne s’est pourtant jamais effritée. Pas même lorsque les difficultés ont commencé à pointer le bout de leur nez.


Partie 3 : Les gros mots.


[plage du Loc'h, Plogoff]

Arthur n’a pas toujours été incapable de se souvenir des visages. À neuf ans, il n’avait aucun mal à différencier sa sœur de sa jolie voisine. C’est à la veille de ses dix ans que tout a commencé à merder. Ce jour-là, Arthur et sa sœur s’amusaient à faire des ricochets dans le port de Plogoff. Comme d’habitude, le gamin s’est amusé à taquiner sa sœur sur son incapacité à faire plus de deux rebonds. Et Anaëlle, s’énervant toujours trop vite, l’avait alors très rapidement défié : le premier arrivé en haut du voilier amarré au fond du port devra donner son dessert à l’autre. Et, puisque le dimanche soir était synonyme de crêpes chez les Madeck, Arthur avait jugé que ce défi valait le coup d’être relevé. Au bout de quelques mètres d’escalade, un cordage a lâché sous ses pieds et le môme a fini quelques mètres plus bas.

Arthur est resté quarante-neuf heures dans le coma. Les médecins annonçaient des dommages cérébraux très sévères et prévoyaient une paralysie physique. Et pourtant, à son réveil, le monde était toujours à portée de doigts. Par contre, il ne ressemblait en rien à l’ancien. Comme sujet à une véritable gueule de bois de comateux, Arthur ne voyait plus qu’une série d’inconnus, de corps sans visages. Homme ou femme, il n’y avait désormais plus aucune différence. Certains médecins ont affirmé que sa mémoire allait revenir, que c’était simplement le choc posttraumatique. Que bientôt, il pourrait de nouveau reconnaître les visages, qu’il fallait être patient, qu’il ne fallait surtout pas s’affoler. Puis, le neurologue a été catégorique, il a sorti les gros mots : Arthur est atteint de prosopagnosie. Désormais, il devra se contenter d’un monde d’éphémères.

Arthur s’est rapidement accommodé de cette « condition ». Il en joue souvent, d'ailleurs. Faut dire que c’est une sacrée excuse et il faudrait être sacrément con pour ne pas l’utiliser. Néanmoins, depuis ce jour, il traîne toujours une photo de sa frangine avec lui. Chaque jour, il s’efforce à l’analyser, comme pour graver une fois pour toutes ses traits dans sa mémoire. Parce que si jamais il existait une seule possibilité pour lui de se souvenir d’un visage, il aimerait que ce soit le sien. Peut-être que ça effacerait un peu de sa culpabilité, que ça prouverait une fois pour toutes à sa sœur que tout est pardonné. Parce qu’Anaëlle, elle, n’a plus jamais voulu remettre les pieds sur la coque d’un bateau. Ou faire des paris bidons, juste pour rire un petit peu.


Partie 4 : Le crabe.


[Pointe du Raz, Plogoff]

Leurs vies ont repris tranquillement leur langueur habituelle. Les cours de piano, la discipline, les promenades sur les falaises, la plage de Plogoff, les jolies histoires, les moins belles, les remontrances d’Adèle et le flegme d’Armaël. Tout est si beau à dix piges. Sauf qu’il faut grandir, se casser la gueule pour apprendre à se relever.

Quelques mois avant ses douze ans, Anaëlle est devenue fiévreuse et fréquemment atteinte d’angines. Souvent prise de violents coups de fatigue, sa peau pâlissait tandis que l’été avançait. Et, si à onze ans, on tente désespérément de croire aux miracles, on comprend vite quand ça cloche. Et puis, quand le diagnostic tombe, tu écoutes ce mot bizarre, ce mystérieux « Leucémie », et tu comprends rapidement aux crises de colère de ta mère, d’ordinaire si fière et si sèche, que cette bestiole n’est pas si inoffensive que ça. Et enfin, quand ton père t’explique que ta sœur doit combattre un vilain crabe qui lui bouffe petit à petit toutes ses cellules, tu réalises soudainement que les miracles n’ont jamais existé. Que ce n’est pas comme dans les contes où un coup d’épée suffit pour achever ce salaud de crabe. Alors les jours se transforment en mois et les cheveux d’ordinaire si bruns tombent et se font remplacer par des cheveux d’or.


Après des matinées entières à essayer de cultiver l’espoir et les sourires, à supporter l’ambiance merdique qui s‘impose à l’insu de tous ; après de longues journées à perdre espoir,  à se faire transporter sur le dos de son frère pour aller saluer la mer malgré tout, malgré tous ; après d’interminables après-midis à observer à deux l’horizon sans trop savoir quoi se dire, à se tenir la main pour éviter de s’effondrer ; et après des soirées à écouter des histoires où elle est la Reine, Anaëlle finit son bras de fer avec le crabe. Au bout de quinze longs mois, elle déculotte royalement ce foutu crabe et le renvoie à grands coups de pied dans le cul.

Mais s’il est parti, il a profondément marqué les deux adolescents. Car si Anaëlle lui a foutu une bonne raclée, il peut revenir. Il faut s’y préparer. Alors, comme pour échapper à cette réalité si branlante, Arthur a pris l’habitude de s’envoler, de se cacher dans son monde. Comme ça, juste histoire de souffler un peu lorsque sa sœur n’est plus capable de lui fournir l’oxygène nécessaire pour continuer à avancer. Anaëlle, elle, a appris à vivre dans l’instant, plutôt que dans le futur. Aussi, l’un a pris l’habitude de s’imposer, comme pour ne rien regretter au cas où elle s’éteindrait demain, tandis que l’autre s’est emmuré dans le silence pour ne pas manquer une miette de ce qu'elle pourrait dire. L’un s’accrochant plus que jamais à la vie, l’autre se renfermant dans ses songes, histoire de ne pas affronter la réalité qui lui fout tant les jetons. L’un devenant plus actif que jamais, comme pour rattraper le temps perdu, l’autre marchant toujours sur la pointe des pieds, cherchant toujours à s'effacer, comme pour laisser briller sa jumelle. De toutes façons, ce n’est pas comme si ça en coûtait à Arthur. Et puis, Anaëlle est bien plus douée que lui pour le monde auquel sa génitrice les prédestine : brillante, bien élevée, les gestes tout en retenue, elle cadre parfaitement avec leur monde d’aristo’s. Alors que lui, avec son air détaché, sa tronche de gamin désarçonné au moindre coup de vent, il est mieux dans un coin, à rêver, plutôt qu’à se faire rôtir sous les projecteurs. Au final, chacun y trouve son compte et Arthur se fout bien de ne pas tenir le premier rôle dans la Comédie familiale. A vrai dire, à part sa sœur et la Mer, rien ne l’atteint.


[Pointe du Raz, Plogoff]


Partie 5 : Pensionnat.

L’école y compris. Totalement inadapté aux méthodes conventionnelles d’apprentissage, incapable de se concentrer sur un bout de papier parsemé de pattes de mouches, il n’a jamais brillé en classe. Préférant dessiner des maquettes, sculpter des cadrans solaires dans un vieux morceau de bois trouvé au fond de la cour, il en a rien à cirer des études. Lui ce qu’il veut, c’est construire des bateaux. Pendant des années, sa mère, affolée par ce dédain non dissimulé, l’a trimbalé d’écoles privées en écoles privées dans l’espoir qu’il revienne à lui. Mais préférant troquer ses cahiers pour des rêveries vaines, ses stylos pour son violon, il s'amuse à regarder placidement son avenir scolaire s’envoler.

Il était en première lorsque sa mère a reçu sa promotion. Malgré ses nombreuses protestations, elle a tout de même accepté le job d’ambassadrice qu’on lui offrait. En trois jours, le jeune homme troquait ses falaises bretonnes pour les buildings de Tokyo. Inutile de dire que pour le foutu Breton qu'il est, ça a été un gros choc.

Trouver une école où l’envoyer n’a pas été une partie de plaisir : à cause de son dossier minable, beaucoup de ses lettres de recommandation n’ont reçu aucune réponse. Pour tout avouer, seul le pensionnat Rayen lui a laissé sa chance. Mais ça, c’était avant de se faire renvoyer pour absences injustifiées, manquement aux règlements et désobéissance il y a un sept mois.

Après six longs mois à fricoter avec la mer bretonne, à apprendre à coups de contrat douteux le métier de marin, Arthur est de nouveau arraché de son monde de pommés, pour revenir Japon où le Pensionnat Rayen a accepté, après sa relocalisation, de lui donner une seconde chance. Inutile de préciser que pour Arthur, ce retour ne se fait pas dans l'euphorie.

Mais c’est comme ça la vie, Arthur. 'Faudra que tu t’y fasses.



Dernière édition par Arthur Madeck le Mar 27 Jan - 18:57, édité 81 fois
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Akiba Kagome
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MessageRe: Arthur Madeck- posté le Lun 9 Juin - 16:38

Bonjour/Bonsoir.

Tu as deux semaines pour finir ta fiche de présentation & n'oublie pas d'activer ta carte d'identité.


Akiba.

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Florian Takiya
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MessageRe: Arthur Madeck- posté le Lun 9 Juin - 16:55

Bienvenue ici et amuse toi bien !

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MessageRe: Arthur Madeck- posté le Mar 10 Juin - 10:33

Hello =D
(Re)bienvenue sur Rayen. Je n'ai rien à redire sur ta présentation donc je te valide. Tu n'as qu'à attendre le passage d'un admin pour le rang et la couleur.
N'oublie pas de passer par les listings et de faire une demande de chambre, et bon rp ! =)

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MessageRe: Arthur Madeck- posté le Mar 26 Aoû - 15:08

Réouverture pour modification ! o/
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MessageRe: Arthur Madeck- posté le Jeu 4 Sep - 14:27

Les modif' sont-elles terminées ? \o/
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Arthur Madeck
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MessageRe: Arthur Madeck- posté le Mar 27 Jan - 17:05

Modif's terminées. o/
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MessageRe: Arthur Madeck- posté le

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Arthur Madeck

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