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« Eau my gold! » • Miyoshi

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Message« Eau my gold! » • Miyoshi- posté le Lun 21 Juil - 21:30

Tous les regards convergeaient, et tous les murmures divergeaient.
On se serait cru n'importe où mais pas dans les couloirs du pensionnat. Et pourtant, elle se croyait nul par ailleurs que chez elle. Rayen était sa maison. Et elle était bien décidée de faire uniquement ce qui l'entendait.

Quand Miss Pinky marchait, tout le monde s'arrêtait et la regardait. Tout le monde ou plutôt les mecs. Les filles elles, toutes aussi vertes de jalousie, avaient plus tendance à fuir comme elles ne l'avaient sans doute jamais fait afin de se tapir dans le noir le plus sombre qu'il soit. Et c'était tant mieux! De toute façon, il n'y avait vraiment pas de quoi se préoccuper de ces quelques êtres totalement indignes de son attention. Du moins pas davantage. Haru visait haut. Très haut. Elle était la plus sexy de toutes et elle le savait, en jouait allègrement même, la malice s'invitant au coin de ses lèvres attrayantes.

Ce qu'elle cherchait n'avait pas de prix. La perfection pardi! Elle, elle la frisait, à défaut de ne pas avoir l'insolente prétention de l'être. Son attente n'était rien d'autre que l'excellence. Néanmoins, elle était persuadée qu'une perle rare ne devait pas se trouver très loin d'elle malgré le contexte. Et ça, elle jurait qu'elle le reconnaitrait au premier coup d'oeil. Quand on possédait un sens de l'observation aussi aiguisé que le sien, dénicher la crème des crèmes se révélait un véritable jeu d'enfant. Et le point fort de la demoiselle, c'était qu'elle ne craignait d'y goûter. Jusqu'alors, elle ne s'était jamais trompée, jamais. Jugez simplement qu'elle était experte dans son domaine, ni plus ni moins. C'était peu dire que les mecs c'était son rayon. Et tant qu'on avait des dents, fallait savoir les croquer. Bien mieux que les pommes, scientifiquement prouvé.

Alors c'était vrai, Haru était "nouvelle" ici. Mais elle n'allait pas perdre de temps à faire parler d'elle, particulièrement auprès de la gente masculine. Exactement comme avant. Malgré tout, elle n'interdisait pas ces quelques pauvres désespérées à marmonner son nom comme point de comparaison, là leur bien seule raison de le faire. Elle allait veiller à gonfler à nouveau sa réputation auprès de tous les pensionnaires. Plus encore, elle tacherait que son nom se répande tel une trainée de poudre à travers toute la ville. Chaque objectif, elle l'atteignait sans grande difficulté, ou du moins elle parvenait toujours à ses fins. Et bien que c'était bien loin de la satisfaire, elle marquait déjà un gros point en se pavanant ainsi dans ces couloirs, parvenant à marquer mille et une expression sur les visages qu'elle croisait. Il fallait dire qu'elle avait tapé fort. D'autant plus qu'elle ne portait ni haut ni bas.

Pourquoi être gênée? Aujourd'hui il faisait beau, il faisait chaud, et rien de mieux qu'une journée de repos pour se prélasser au bord de l'eau. Pour une fois que miss météo méritait que l'on lui jette des fleurs, autant profiter, car ce n'était pas dit que ça allait durer. Cet après-midi, c'était donc plage au programme. Ceci expliquait donc toutes ces oeillades qui n'hésitaient pour le moins du monde à faire des allers-retours sur son corps de rêve. Nombreuses filles seraient prêtes à claquer dix mille balles cash dans l'espoir de se rapprocher de cette perfection. L'espoir fait vivre n'est-il pas? Parce qu'aucune chance d'arriver à sa cheville.

De sa démarche féline, rythmée par ses petits escarpins fushia, Miss Pinky traversait le couloir dans un bikini de la même couleur. Il s'agissait d'un bandeau ornementé d'un joli petit noeud mettant parfaitement en valeur sa généreuse poitrine et d'un bas faisant ressortir ses fesses rebondies. Sa longue cascade de cheveux roses retombait librement, celle-ci uniquement coiffée par des lunettes de soleil aux verres violets. Au même titre, une serviette, dont on n'avait besoin d'en préciser la teinte, passait par dessus son épaule. Elle était telle une petite starlette qui se pointait sur une plage de Miami. Sauf qu'elle faisait juste son entrée à la piscine de Rayen, ses lunettes en profitant pour glisser sur son nez.

Et oui! Tout compte fait, elle avait plutôt opté pour la piscine en cours de route. Il n'y avait que les idiots qui ne changeaient pas d'avis. Et la piscine avait ses avantages. Au moins, il n'y avait pas le sable collant impossible à se débarrasser après avoir plongé le moindre petit orteil. Et personne pour pisser dans l'eau aussi, c'était un détail primordial. Ou du moins ça n'en empêchait peut-être pas certains malgré tout, mais il y avait moins de chance de trouver des créatures bizarroïdes qui se permettaient même d'y faire des cochonneries. Quoiqu'on en disait, ça restait un peu plus entretenu. Et la piscine de Rayen avait même un bonus exceptionnel.

Pour un pensionnat, il y avait quand même deux bassins à disposition. Ca allait s'avérer utile si quelqu'un aurait le malheur de la faire chier lorsqu'elle sera décidé à jouer la sirène dans l'eau. Pour l'heure, c'était place à la bronzette. Hey! What did you expect? L'école avait même investi dans l'ouverture de la piscine lors de la période estivale, histoire de profiter du climat. Et ça tombait à pic! Sa peau de pêche blanche avait bien besoin qu'on la dore un peu. Mais pour ça, elle nécessitait de l'élément incontournable, à savoir une chaise longue. Et là où ils chiaient carrément dans la colle, c'était qu'il y en avait pas plus de vingt. Devait-on rappeler qu'ils devaient être une centaine d'étudiants dans cette école? Et évidemment, sous ce si beau soleil, il n'y en avait pas un de libre, quelle plaie! La miss restait donc un moment ainsi immobile, à zieuter les squatteurs de chaises. Une majorité de pouffes, étonnant? L'une d'elle était tellement dégueulasse en plus. Allez, ça méritait un peu de ménage. Ce fut ainsi que la belle se dirigea vers l'immondice sur pattes. Le hasard faisait bien les choses. En même temps, avec une horreur affalée pas loin, ça allait forcément compromettre son moment de détente. C'était pour la bonne cause! Culottée? Certainement pas.


« Du balais pétasse, c'est mon transat. »

Action, réaction. Aussitôt dit, aussitôt fait. On avait la classe, ou on l'avait pas. Presque trop facile. Mais cette minette avait bien eu raison de prendre aussitôt la poudre d'escampette sans même broncher. De toute façon, ça aurait été non négociable. Mais en plus de ça, si elle aurait eu le malheur de rétorquer, voire pire, de l'ignorer, la belle pom pom girl aurait déversé le malheur sur elle jusqu'à en devenir son pire cauchemar. Oui, elle pouvait devenir méchamment impitoyable. Et tout ça juste pour poser son popotin de princesse sur un transat qui n'était même pas confortable en plus de ça. Mais c'était ce genre de petites choses dérisoires qui lui permettaient encore plus de renforcer son influence. Que voulez-vous? Trop de puissance. Et du fait qu'il y ait des témoins autour n'en était que meilleur. Au moins, la couleur était annoncée, cela enlevait un peu de surprise.

Maintenant qu'elle avait de quoi se faire pleinement dorer la pilule, c'était cas de le dire, Haru s'allongeait tranquillement en s'étirant, comme si elle venait de faire un effort titanesque. Après tout, on ne pouvait nier qu'elle aurait pu économiser un peu plus sa si précieuse salive. Mais si elle exigeait un cocktail exotique, comment aurait-elle pu faire, hein? Se lever elle même? Bandes de coprolithes! En un claquement de doigt, on pouvait tout avoir. C'était assez bien illustré d'ailleurs par une de ces superbes pubs récentes qui faisait le tour du globe en ce moment même afin de mettre en avant toutes les vertus du célèbre parfum Paco Rabanne. En un claquage de doigt, on pouvait obtenir un sacré paquet de pactole, pas loin d'une dizaine de voitures toutes aussi semblables les unes que les autres, le plus étincelant des diamants, mais surtout, une armoire entière remplie d'escarpins! Joke. Le plus important, c'était inévitablement la clique de play boys tous munis d'une magnifique plastique, bien entendu! Une espèce en voie de disparition visiblement par ici...

Comme si c'était trop demandé quoi!
La monture de sa paire de lunettes tenue entre son index et son pouce, Haru inspectait la piscine dans son entièreté. Plus de filles que de mecs, si ça ce n'était pas malheureux. Et pour le peu de types qu'il y avait... C'était le menu qui aurait amplement convenu à la pucelle de tout à l'heure, mais pas à Miss Pinky, non. Elle valait tellement mieux que ça. Même se plier à ses moindres exigences ne suffirait pas à ces sous merdes. Ca serait leur faire bien trop d'honneur.

Haru n'avait déjà plus envie d'y penser, c'en était presque démoralisant. Alors elle s'allongea à nouveau et ferma les paupières. La séance de bronzage pouvait enfin commencer. Même si tout compte fait, ce n'était pas le cocktail qui aurait été de trop. Mais bon. Enfin elle pouvait se vider la tête, ou du moins ne penser qu'à des choses agréables, et à elle, même si ça c'était valable H24. Elle était enfin posée pour un long moment de pure relaxation.

Ou pas!
C'était quoi ça? Qui avait eu le culot d'éteindre la lumière?
La belle entrouvrit un oeil, puis les deux. Le soleil qui dominait derrière ne lui permettait pas bien de voir, les yeux froncés malgré ses lunettes de star, mais juste de deviner de ravissantes gambettes de gazelle. Même si, pas autant que les siennes cela étant dit.


« Hey poupée! La piscine n'est pas assez grande pour toi? T'es bien mignonne mais vas saloper le bronzage de quelqu'un d'autre veux-tu? »

En un mot, « Dégage. »
Rapidité, efficacité, voilà les mots d'ordre de Miss Sayuri.
Mais sa "nouvelle" camarade allait-elle le comprendre comme la précédente? Mieux encore, y consentir?

Mais aujourd'hui, il n'y avait pas l'ombre du moindre nuage noir dans ce ciel infiniment bleu, ce n'était donc évidemment pas pour qu'une lady lambda vienne lui en faire avec son cul du même acabit que Beyoncé. Hors de question!
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MessageRe: « Eau my gold! » • Miyoshi- posté le Mar 22 Juil - 11:09


one, two, three... die ∞ haru sayuri

Il était extrêmement rare pour la jeune Sibérienne d’avoir vent d’une certaine concurrence disons… Physique. Ça n’était d’ailleurs jamais arrivé.  Jusqu’à ce jour, du moins.

En vérité, ce n’était pas tellement de la concurrence qui s’installait au sein du pensionnat, une rivalité, tout au plus. La seule chose que la nouvelle pimbêche ne savait pas, c’était qu’elle venait d’entrer dans un territoire plus que conquis. Et sa tignasse trempée dans le sirop rose bonbon n’y changerait rien. Miyoshi possédait une certaine réputation à l’intérieur de ce bâtiment, et à l’extérieur, au milieu de la ville. Alors, elle pourrait toujours rêver en s’imaginant qu’elle prendrait le pouvoir aussi rapidement.

Ou qu’elle le prendrait tout court.

Un sourire s’était peint sur ses lèvres charnues alors qu’elle se baladait dans les couloirs. Manque de chance, elle avait raté le spectacle qu’elle avait donné. Triste réalité pour elle de ne pas avoir vu « ses fesses remuer comme ça, putain ! ». Les puceaux en manque de cet endroit étaient tellement nombreux que ça en devenait presque amusant. Voilà qui la ravissait finalement.
Autant, elle avait eu de nombreuses relations charnelles avant d’entrer dans cette école, autant, un homme lui suffisait amplement depuis qu’elle était arrivée ici. Alors, si ça lui faisait plaisir de se faire passer dessus comme un trottoir, c’était avec plaisir.

Mais ce n’était évidemment pas encore le cas. Une jeune femme de son rang était certainement attirée par des hommes plus… Intéressants. Ça se comprenait après tout. Avec un physique avantageux, on préférait éviter de se faire souiller par un paysan des bas quartiers. Malheureusement, elle n’aurait pas grand-chose à se mettre sous la dent ici. Dommage pour elle.

Quoi qu’il en fût, la belle étudiante continua d’avancer pour en apprendre plus sur celle qui foulait son sol. Et la pire des mauvaises nouvelles arriva lorsqu’elle passa près du bureau de la secrétaire, qui l’accosta d’un signe de la main. En haussant les sourcils, elle entra dans la pièce en restant sur le seuil. On allait encore la réprimander parce qu’elle manquait les cours, ou tout autre conneries de ce genre.

« Vous avez une nouvelle camarade de chambre Mademoiselle Kimura. Essayez de la traiter correctement. »

Elle regarda un instant la photo qu’elle venait de lui tendre, avant de la lui rendre en écarquillant tout d’abord les yeux. C’était certainement une blague de très mauvais goût. Elle allait devoir se farcir sa face de poulpe tous les jours dans les couloirs, et en plus, elle allait devoir supporter de la regarder se déshabiller pour se glisser dans un petit pyjama de satin ?

Certainement pas.

Elle sorti lentement du bureau, pour retourner en trombe dans sa chambre. Les choses n’allaient pas se passer aussi facilement. Et si la demoiselle avait cru être déjà bien intégrée ici grâce à sa plastique faramineuse, elle se mettait le doigt dans l’œil, jusqu’à l’ongle manucuré de son petit orteil.
Déjà que l’ambiance au sein de la chambre n’était pas des plus agréables, elle allait tout foutre en l’air en arrivant avec sa grande bouche. Et celui avec qui elle tentait de recoller certainement choses n’allait sans doute pas se priver pour coller sa bouche sur la sienne.

Cette simple pensée lui fit froncer les sourcils alors qu’elle ouvrait la porte de la chambre numéro sept. Découvrir les chères affaires de sa nouvelle colocataire ne l’avait pas ravi, mais elle avait eu assez de respect pour ne pas y toucher. Pour le moment.
Elle se dirigea vers son armoire en y dégotant un maillot de bain de couleur noire, simple, mais efficace. Elle était seule dans la chambre, et même s’il avait été là, elle ne se serait pas privée pour se dévêtir. Son sang bouillonnait tellement dans ses tempes qu’elle était prête à tout.
Elle retira alors t-shirt, jean et sous-vêtement pour remplacer tout ça par un bas relié par trois fils de chaque côté, mettant clairement en valeur ses courbes rebondies, et par un haut de la même gamme, provoquant pour sa part un décolleté plus que généreux.

Si elle voulait jouer sur sa plastique, elle n’avait pas à s’inquiéter. Miyoshi savait jouer aussi. Et la perfection était unique, il fallait qu’elle  en prenne conscience rapidement.

Elle se para à nouveau de ses vêtements, et attrapa une serviette au creux de sa main. Son maquillage était toujours intact, et la nouvelle allait vite regretter d’avoir posé ses talons aiguilles sur le rebord de la piscine. Contrairement à sa camarade, elle ne cherchait pas à avoir une réputation de prostituée dès la première journée.

La porte de la chambre se referma, et d’un pas vif et déterminé, l’étudiante décolorée avança jusqu’à sa destination. Si les murmures s’étaient fait entendre sur le passage de celle qui se prénommait apparemment Haru, ils n’avaient pas cessé lorsque la Princesse des Neiges dépassait le moindre corps masculin. D’ailleurs, certains avaient bien compris son petit manège. Et comme venait si bien de dire l’un des pensionnaires, il y allait avoir des étincelles.

Elle utilisa les vestiaires un petit instant, pour retirer ce qu’il l’empêchait d’entre dans la piscine, les glissa dans un sac, et le fourra dans l’un des casiers sans même le verrouiller. La première qui oserait poser un doigt sur ses affaires savait qu’elle se ferait couper la main. Inutile donc de s’aventurer sur un terrain dangereux.

Et enfin. En inspirant pour s’approprier l’air de l’extérieur, Miyoshi soupira en regardant la lilliputienne s’avancer vers les chaises longues. C’était ça leur fantasme vivant ? Ils devaient vraiment en avoir marre de regarder les japonaises sur leurs sites web pour s’intéresser à un si petit gabarit.
Adossée contre le mur de la piscine, elle laissa son regard de miel inspecter la scène.
Un air effaré s’égara un instant sur son visage lorsqu’une pensionnaire dut docilement donner sa place, avant qu’elle ne s’autorise finalement à sourire.

Elle avait l’air d’avoir du répondant, et surtout, de croire qu’elle était maitresse des lieux. Intéressant.

Lentement, les longues jambes de la brune décolorée s’avancèrent pour entrer dans l’eau du grand bassin. Elle s’y trempa jusqu’au cou, en tenant ses cheveux entre ses mains pour éviter de les mouiller. Quelques regards se posaient sur elle, puis sur Haru, puis de nouveau sur elle. Comme si on attendait que le spectacle commence. Il n’allait pas tarder. Il ne fallait pas s’inquiéter.

Et pour cause, Miyoshi venait enfin de se diriger vers le rebord de la piscine, et s’y extirpa gracieusement en posant ses mains sur les dalles en pierre. Son corps tout entier, dégoulinant, se releva, alors qu’elle laissait enfin retomber sa cascade enneigée le long de son dos, pour pouvoir commencer à s’amuser.

A nouveau, son pas de tigresse progressait le long du bassin, jusqu’à ce qu’elle s’arrête enfin, dos à la saleté qui avait posé ses fesses sur l’un des transats. Le soleil n’était pas mal ici. Et les mains posées sur les hanches, elle attendait qu’elle réagisse. Elle, et tous les autres élèves qui se trouvaient dans l’enceinte de la piscine.

Grâce à Dieu, la réaction tant attendu arriva plus vite qu’elle ne l’aurait cru.

Poupée ? C’était nouveau, ça. Mais pourquoi pas. Elle n’avait pas si tort que ça après tout et elle allait bien vite le découvrir. Il fallait la pardonner pour son si délicieux bronzage, mais la peau de pêche de la sibérienne n’en avait proprement rien à foutre.
Et dans un mouvement de bassin à tomber, elle se retourna pour faire face à celle qui allait probablement aller bronzer dans l’eau, si elle continuait.

« Oh. Excuse-moi petite… Chose. Mais je crois que tu t’adresses à la mauvaise personne. »

Tout en lui donnant à son tour un surnom, elle avait laissé son doigt décrire la minuscule taille de la jeune femme, en pointant sa tête, puis ses pieds. Il était vrai qu’avec son mètre soixante-quatorze, il était difficile rivaliser.

Elle s’avança encore un peu, jusqu’à ce que ses tibias rencontrent la chaise longue. Là.

Là, elle allait pouvoir la voir entièrement, et constater qu’elle allait pouvoir remballer sa panoplie d’escorte girl, car la poupée qu’était effectivement Miyoshi n’allait pas se laisser marcher dessus aussi facilement que la pensionnaire qu’elle avait congédié pour installer ses petites jambes.
La poudre d’or qui dansait dans les pupilles de la décolorée se posèrent sur le visage de sa camarade, tandis qu’un sourire s’étendit sur ses lèvres. Le soleil tapait assez fort, et avait fait sécher la plupart des gouttes sur sa peau sans défaut.

« Il vaudrait mieux que tu évites de croire que c’est toi qui fait la loi ici. Ça m’obligerait à te tirer par les cheveux pour te faire accidentellement tomber dans l’eau. »

Ses douces lèvres s’écartèrent encore un peu, se transformant presque en un sourire carnassier et dangereux. Et en se penchant un peu, la demoiselle posa ses mains près des flancs d’Haru pour rapprocher son visage du sien. Décidemment, elle était rose de partout, jusqu’au fond des yeux.

« Ça me rebute déjà de devoir partager la même chambre que toi, et je ne voudrais pas abîmer ton beau minois. Alors il va falloir que tu comprennes qu’ici, c’est à moi. Et que ton petit cul de princesse aura beau se balancer de droite à gauche, il ne récoltera pas grand-chose. Outre mes coups de pieds. »

Elle avait murmuré cette phrase pour qu’elle seule puisse l’entendre, avant de se reculer pour se tenir à nouveau debout, appuyée sur sa jambe gauche. Si elle voulait profiter du soleil, elle n’avait qu’à le mériter.
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MessageRe: « Eau my gold! » • Miyoshi- posté le Sam 26 Juil - 9:00

Et pourtant, un putain de nuage, non pas noir mais blanc, avait bien décidé de s'installer un petit moment, venant délibérément maculer ce merveilleux bleu. Une seule seconde était déjà la seconde de trop.

« Oh. Excuse-moi petite… Chose. Mais je crois que tu t’adresses à la mauvaise personne. »

"Petite"? Comment ça "petite"??
Rabaissant ses lunettes de soleil sur le bout de son nez et lançant son regard par dessus la monture rose, ses pupilles violines scrutèrent progressivement la silhouette qui lui faisait office de parasol, et ce des pieds à la tête, de la même manière qu'elle venait d'être pointée par un vulgaire index. Ah okay. C'était quoi de cette taille mannequin? C'était pas made in Japan ça. Alors c'était vrai que la petite japonaise n'aurait jamais craché sur cinq centimètres de plus. Mais à voir cette perche version féminine, elle pourrait bien changer d'avis. Au pifomètre, il y avait quoi, dix centimètres de différence? Et bien c'était déjà de trop. Pour cause, chaque paire de talons que possédait notre pom-pom girl, à savoir pas loin d'une trentaine, faisaient tous pas moins de dix centimètres de haut. Alors si elle avait été aussi grande que ça, elle aurait ressemblé à quoi perchée sur ses échasses? Non, finalement, elle se sentait très bien comme ça.

Bon. Et si on passait aux choses sérieuses?
A quoi donc ressemblait la poupée en question?

Pour commencer, un maillot de bain deux pièces, jusque là bon choix. Du noir. Bof, trop classique. Des ficelles à tirer. Mouais. Et un corps. Putain. EAU-MY. Fallait avouer qu'elle jouait dans la même cour que demoiselle Haru, même si cela étant dit, la poupée en noir restait bien en dessous de la barbie girl. Et c'était quoi ses cheveux sérieux? Blancs, tout blancs, à en faire mal aux yeux. Non, ce n'était vraiment pas par sa prétendue beauté qu'elle allait être aveuglée. En effet, elle s'était trompée. Que voulez vous? Elle restait humaine malgré sa superbe. Mais elle admettait sa maladresse sur ce coup, d'où elle marmonnait de façon quasi inaudible entre ses dents:


« Ah oui en effet, je m'adresse à la mauvaise personne là... »

Et à part ça, elle comptait vraiment crécher là celle-la?
Haru avait bien eu raison de croire qu'à en juger l'attitude de celle qui lui faisait face, cette dernière était loin d'en avoir fini. Ca s'annonçait... terriblement chiant. Et ce n'était pas faux de l'avoir pensé puisque celle-ci se rapprocha avec son corps le long duquel quelques gouttes continuaient encore à ruisseler lentement. Il n'y avait pas intérêt à ce que la moindre perle d'eau roule jusqu'à Miss Pinky.

Et voilà que c'en était déjà chiant.
Qu'avait-elle à sourire comme ça, d'une expression totalement repoussante? Notre miss n'aimait guère ça. Elle avait quand même déjà eu affaire à quelques rebelles par le passé, mais là, elle semblait avoir gagné le gros lot. Elle savait déjà qu'elle ne s'en débarrasserait pas aussi facilement d'elle et de sa cascade enneigée, et pour cause, l'insurgée semblait y trouver un certain amusement...

Ce qui n'était clairement pas le cas de demoiselle Haru.

Elle s'était posée là, tranquillement, sous le soleil, dans la perspective de passer un agréable moment de détente, et fallait qu'une Blanche Neige déguisée en racaille vienne l'emmerder alors qu'elle n'avait absolument rien demandé. Elle ne désirait que savourer son bain de soleil. C'était trop demandé? Et elle se faisait agresser sans raison, c'en était dingue ça! Que disait-elle d'aller croquer sa pomme plus loin et d'aller attendre son prince effarouchant?

... Hm, quoique?

Cette nouvelle terreur pourrait bien être divertissante après tout. C'était vrai. Haru n'avait pas eu à bouger le moindre petit doigt que sa présence semblait déjà déplaire à certaines pimbêches. Elle n'avait même pas eu besoin de se lever que la concurrence se présentait déjà à elle, visiblement bien décidée à essayer de la détrôner avant même qu'elle se soit assise sur son petit trône de velours rose. En effet, à en juger les propos que tenait son interlocutrice, c'était que Miss Sayuri était la "petite" nouvelle pas tant méconnue que ça. Elle était déjà perçue comme une menace, c'était que son petit manège marchait déjà à la perfection. Parfaitement parfait!

Oui, finalement c'en était presque drôle de voir le husky aboyer tout seul, aux yeux jaunes. GOLD. C'était quoi de ce jaune électrisant dans ses iris? Pas terrible hein.

Le visage de la prédatrice aux pupilles animales se rapprocha de celui de l'innocente pom-pom girl qui restait totalement impassible...

... Jusqu'à ce qu'une goutte vienne tout de même s'écraser sur son si divin corps qu'elle avait volontairement encore préservé au sec. Putain!

Enfin, là n'était que détail. Elle ne doutait sur le fait que le plus intéressant restait à venir. Ca serait stupide de tout gâcher pour une malheureuse goutte d'eau qui était loin d'en être celle qui allait faire déborder le vase. Elle la laissa donc avec grand plaisir japper encore un peu.

Ses améthystes toujours lancées par dessus ses lunettes en attribuant déjà bien trop d'attention à une vulgaire personne, Haru arqua cette fois un sourcil. Tout compte fait, elle avait bien eu raison qu'on ne le lui apporte pas un cocktail aux fruits frais. La connaissant, elle en aurait pris quelques gorgées en écoutant sagement ce discours de pas très bon goût, pour qu'au final elle recrache le liquide coloré en plein dans le visage qui lui faisait face. Et ceci se serait déroulé sans que ça soit volontaire, bien entendu. Haru n'était en effet pas très friande des mauvaises blagues. A croire que le destin avait lui aussi un sens de l'humour assez spécial en plus d'être prononcé. Comme si elle allait partager SA chambre avec elle. Non, la dessus, ça n'allait franchement pas le faire. Genre elle allait être amenée à voir sa gueule tous les matins au réveil? Rien que d'y penser elle avait envie de gerber. Quelle plaie! Décidément, elle s'avérait déjà bien agaçante cette demoiselle.

Contre toute attente, Miss Pinky s'autorisa seulement à répondre d'un sourire tout aussi semblable. Etant donné que ça allait sûrement lui gâcher encore un peu de son temps, elle remonta ses lunettes sur le sommet de son crâne, mettant délibérément en pause sa séance de bronzage et prononçant avec malice:


« Je n'aime pas les menaces. »

A cette phrase, son sourire s'élargit davantage. Là n'était pas de la lâcheté, non. Une toute autre attention se cachait derrière, les améthystes ne la fixeraient pas avec cet air visiblement enjoué autrement. Fallait pas croire, malgré qu'on était venu d'emblée l'intimider, ou du moins tenter, ce n'était pas une raison pour ne pas recevoir sa colocataire dans de bonnes circonstances. Elles pourraient bien être amies après tout.

Plutôt crever.

Comme si Haru allait se plier aux exigences de Madame. Elle pouvait bien se fourrer le doigt où elle voulait, pour le reste, ça ne regardait aucunement notre pom-pom girl. Disons que ça allait être avec plaisir que Haru allait s'inviter à son tour et jouer sur ce même terrain qui lui était si gentiment proposé. Ouais, ça pourrait être bien amusant finalement. Elle avouait qu'elle ne s'attendait pas à une telle entrée renversante. Comme quoi, Rayen renfermait sans doute encore bien des surprises. Messieurs, dames, les braves gens, Haru était prête.


« Je comprends donc que tu as déjà entendu mon nom, les nouvelles vont vite ici. J'apprécie. »

Le même sourire restait plaqué sur ses lèvres. Loin d'avoir encore gagné la guerre, ça restait pourtant une première petite victoire à savourer.

« Etonnant alors que j'ignore toujours le nom de la reine de ces lieux. »

Elle lança ce sarcasme dans une petite courbette, inclinant la tête et faisant un geste gracieux de la main, désignant très clairement sa colocataire dont elle ignorait toujours le nom et qui se prétendait pourtant maitresse de tout ce qu'il y avait dans ce pensionnat. C'en était d'autant plus cocasse que la nouvelle qu'était Haru, existence que l'on voulait proférer apparemment comme insignifiante, s'était rapidement fait connaître par le jeu d'un seul déhanché. Ca ne la faisait qu'assurer qu'elle avait du potentiel et que son arrivée était loin d'être anodine, on ne se serait pas donné la peine autrement de venir à sa rencontre pour essayer de la mette déjà hors jeu. Elle pouvait en être flattée.

« Si mon petit cul de princesse t'horripile tant que ça, que dirais-tu d'aller expertiser ta prééminence sur la plage d'à côté? Au moins, ça ne sera pas la place qui manquera. »

Non pas qu'elle prétendait que Sa Majesté avait un trop gros fessier pour rester parmi cette peuplade de gens, probablement tous aussi futiles les uns que les autres à travers ses yeux dorés, au beau milieu de cette piscine. Elle aurait bien volontiers accepté cette compagnie, même si au passage ça aurait été trop d'honneur pour la belle princesse. Seulement, c'était dommage, il n'y avait plus un seul  transat de libre pour qu'elle puisse s'installer à côté de sa nouvelle camarade. Si encore elle n'avait crainte de se ridiculiser à côté de tout ce rose. C'était pourquoi elle lui proposait un espace moins délimité, là où Sa Magnificence aurait tout le luxe d'exercer son pouvoir auprès des mouettes.

« Et à ce qu'il paraît, l'eau de mer c'est le top pour la cellulite. »

Okay. Elle ne semblait pas en avoir non plus. Mais Haru était comme ça, à donner gratuitement de gentils conseils. Mais attention, tout n'était pas gratuit. Elle avait fait là une belle exception. Et qui sait? Ca lui servirait sûrement à l'avenir.
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MessageRe: « Eau my gold! » • Miyoshi- posté le Sam 26 Juil - 17:29


one, two, three... die ∞ haru sayuri

A n’en pas douter, c’était une journée totalement merdique qui s’annonçait.

Elle apprenait au détour d’un angle de couloir qu’une dévergondée à l’allure de Barbie déambulait dans le pensionnat, on lui demandait de traiter gentiment ladite dévergondée qui allait lui servir de camarade de chambre, et tout ce bazar l’obligeait à exposer sa peau blanche et meurtrie au soleil alors qu’elle détestait ça.

Oui, vraiment, c’était une journée de merde, et ça n’allait certainement pas s’arranger si la pimbêche s’amusait à lui répondre. Chose qui allait certainement arriver vite, étant donné qu’elle n’avait pas eu l’air de beaucoup apprécier les « compliments » que l’étudiante décolorée avait fait concernant sa ridicule petite taille.
Miyoshi ne pouvait pas nier que sa nouvelle rivale avait un physique – bien qu’elle soit courte sur pattes – assez avantageux, et même plus que ça. Son décolleté semblait légèrement plus proéminant que le sien, et elle ne possédait pas de défauts visibles sous son œil ensoleillé. Mais ce n’était pas parce qu’elle s’avouait mentalement qu’elle avait affaire à une personne de son rang qu’elle se rabaissait face à elle, loin de là.

La sibérienne avait tout pour faire tourner les têtes. Une taille de mannequin, effectivement, mais seulement pour la hauteur, car bien loin était pour elle l’envie de ressembler à un vulgaire sac d’os. Non, elle était suffisamment musclée pour que ses abdominaux se dessinent gracieusement sur son ventre plat, elle disposait elle aussi de deux atouts généreux, et elle offrait à la vue des hommes des courbes folles. Les seules choses qui pouvaient tâcher son corps étaient ses cicatrices : ses mutilations sur ses cuisses, et ses coups de couteau dans le dos.
En revanche, si elle acceptait les petites taquineries de bas étages sur son physique, elle ne tolèrerait pas une seule seconde que la belle lui fasse le moindre commentaire sur ses marques qui témoignaient de son douloureux passé. A elle de faire la part des choses, si elle était intelligente.

Mais quoi qu’il en fût, ce n’était pas là le sujet. Après lui avoir fait note de tout ce qui était à elle, et non à la poupée rose bonbon, tout en ne manquant pas de remarquer son petit sifflement discret, elle s’était tenue face à elle. Haru avait eu l’air de réaliser qu’elle n’allait pas la faire dégager aussi facilement que la pauvre petite étudiante qui avait déguerpi sans demander son reste. Bientôt, les choses allaient changer, et celle qui se croyait déjà au sommet du pensionnat allait se retrouver étaler au sol en rien de temps.

Elle devait certainement l’intimider, au moins un peu. Et si tel n’était pas le cas… Miyoshi saurait se montrer convaincante, il n’y avait aucune inquiétude à avoir à ce sujet. Mais pour le moment, la nouvelle se contenta de sourire en intimant qu’elle n’appréciait pas les menaces. Ce n’était pas pour se faire apprécier. Chérie. La brune décolorée était plus que sérieuse, et elle n’hésiterait pas une seconde à tirer sur ses cheveux factices et à faire couler son maquillage de camion de pompier.

Bizarrement, elle ne comprenait pas bien l’étendu du sourire qu’elle arborait, et clairement, ça ne lui plaisait pas. Pas du tout. Encore moins après ce qu’elle venait de dire, et qui venait de lui faire froncer les sourcils, en laissant sa langue taper contre ses dents, dans un petit bruit de serpent. Elle ne connaissait pas son nom ? Si ce n’était que ça, il suffisait de demander. Mais elle préférait sagement attendre la fin de son discours pour agir. Bien qu’il fut difficile pour elle de ne pas lui faire avaler ses lunettes de starlette à la suite de son petit geste aristocratique. Pauvre idiote.

Et puis, elle usa d’un petit sourire en entendant la jolie critique concernant ses courbes généreuses. Il était vrai que la jalousie était un bon moyen de faire sortir des mots de sa bouche, elle ne lui en voulait pas. Pas plus que pour sa note en rapport avec son inexistante peau d’orange. Libre à elle de croire ce qu’elle voulait. Mais Miyoshi s’entretenait bien assez dans des salles de sport pour réduire à néant la moindre trace de graisse qui salirait son physique attrayant.

« Alors allons y ensemble, les petits trous dans tes petites cuisses, c’est moyen. »

A son tour, elle courba l’échine en la fixant profondément. Avant de se décaler pour se poster devant le transat suivant. Elle ne prononça aucun mot, se contentant de regarder sa camarade d’un air impassible. Et au bout de quelques secondes, cette dernière se leva de sa chaise longue en balbutiant légèrement.

« … Vas y Miyoshi… Désolée… »

La belle releva le menton vers elle pour la faire à son tour quitter le lieu, avant de se retourner vers la poupée Barbie.

« Tu voulais mon prénom la pouf, le voilà. »

Elle n’avait en vérité que faire de ce transat stupide, bronzer n’était encore une fois pas son activité favorite. Il n’était pas dur de le savoir en regardant sa peau de pêche. Tout ce qu’elle avait voulu faire comprendre à celle qui n’était encore qu’au rang d’esclave, c’était qu’ici, le pouvoir était à elle. Et il le resterait.
L’idée de s’en aller lui avait traversé l’esprit, cependant, arrêter la conversation ici aurait été idiot. Après tout, elle allait peut-être commencer à s’amuser. Tout en attrapant la chaise longue alors, pour la coller à celle de sa camarade, elle s’y allongea sur le ventre, en prenant appui sur ses coudes pour la regarder à nouveau, son visage proche du sien.

« Comme je pense que tu as un peu de mal à comprendre – sans doute à cause de ton fond de teint qui doit t’obstruer la cervelle – ici, c’est moi qui décide. »

Dans cette position, Haru ne pourrait manquer de remarquer les cicatrices qui ornaient son corps. Et même si cela la dérangeait qu’on puisse voir à quel point elle était marquée, elle avait fait une exception pour cette fois. Elle lui adressa un sourire tendre, avant de se relever lentement en remarquant une chose qui l’intéressait.
Se dirigeant alors vers un jeune homme qui échappait à la case lourdingue pour son physique assez gratifiant, elle se baissa pour lui demander quelque chose. Une chose qu’il ne refusa évidemment pas. Elle se fichait bien de la raison de son acte docile, tout ce qu’elle souhaitait, c’était récupérer la bouteille d’eau neuve qu’il tenait dans les mains.

En revenant près de sa nouvelle « amie », elle fit tourner le bouchon entre ses doigts avant de le poser sur son transat. Elle approcha le goulot de ses lèvres, avant de se raviser. Elle n’avait pas vraiment soif. Mais peut-être que Mademoiselle Sayuri, si ?

« Je ne sais pas si tu es au courant ma chère, mais à cette heure-ci, il faut faire attention aux petits enfants, et les hydrater. En plus, c’est gracieusement offert par l’un de tes futurs admirateurs. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le contenu de ladite bouteille était venu se déverser sur le corps encore chaud de la princesse. Heureusement, pas encore assez touché par le soleil pour commencer à faire de la fumée.
Miyoshi reposa ensuite la bouteille à ses côtés, en restant debout, face à elle. Qu’elle se lève, maintenant, et qu’elle assume son manque de respect à son égard. Elle l’attendait, sans aucun souci.

On ne parlait pas à la sibérienne de la sorte, il faudrait qu’elle rentre ça dans son crâne dénué de toute intelligence. Et tandis que des petits chuchotements intéressés se posaient sur la scène, la belle attendait toujours la manifestation – sans doute très « violente » - de celle qui se retrouvait désormais plongée sous les eaux.
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MessageRe: « Eau my gold! » • Miyoshi- posté le Dim 24 Aoû - 13:52

Oui, ça sentait vraiment la journée merdique par excellence. Pourquoi? Une raison.
ELLE là.

Non pas que cette demoiselle semblait encore défriser notre princesse rosée à la crinière lissée d'après l'expression de cette dernière, mais elle avait quand même du être amenée à mettre en pause sa si précieuse séance de bronzage pour CA! Putain. Mais cet inconvénient sur longues pattes était source de bien des éloges, qui y aurait cru?

Comment décrire l'odeur qui flottait sur cette piscine, outre ce chlore à outrance?
Non, ce n'était bel et bien pas ce parfum dont la pub tournait encore et toujours en boucle dans lequel elle aurait pu inévitablement figurer. M'enfin, là n'était pas la question. Ou plus. A cette heure-ci, elle en connaissait une - ou du moins elle allait apprendre à la connaitre davantage, elle ne doutait pas la dessus - qui puait la jalousie. Voilà, c'était ça! Ce relent de rivalité qui s'était répandu en moins de deux qui ne pouvait que la flatter. Parce qu'elle avait beau admettre, difficilement certes, que c'était une rivale de taille, la seule aussi loin qu'elle se souvienne, elle ne l'enviait cependant pas du tout. Ca non. Elle aurait pu le jurer sur sa chevelure rose. Miss Pinky avait déjà tout ce qu'il fallait. A se demander si c'était bien le cas pour son contraire. Même si celle la n'aurait voulu le divulguer dans tous les cas. Mais elle avait un répondant qui avait de quoi laisser l'ombre d'un doute.

A commencer par ses propos vis à vis de sa graisse surnuméraire en fait inexistante sur ses cuisses qu'elle renvoya à demoiselle Sayuri qui devait certainement en posséder pas plus qu'elle.


« Quand tu veux. »

Armée de ce même sourire qui persistait depuis quelques minutes déjà sur son visage, ce fut aussi simplement que ça que Miss Pinky répondit à cette si excellente idée. Comme si devoir encore perdre son temps à ses côtés en était une. Malgré que ce fut peut-être la meilleure velléité que... Elle ait pu lancer.

Ou Miyoshi, pour les "plus intimes".

Elle le retiendrait son nom, nul doute à avoir la dessus.
Mais la garce. Elle n'avait pas eu besoin de prononcer le moindre mot pour qu'on lui donne ce qu'elle voulait. C'était clair, c'était LA rivale de l'année. Mais fallait qu'elle arrête de bercer notre pom-pom girl d'autant de flatteries. A vouloir jouer exactement au même jeu, bien que surhaussé d'un petit cran supérieur, elle n'allait que faire gonfler l'égo déjà exorbitant de la nouvelle pensionnaire alias  « la pouf ». Hm, pourquoi pas. Elles pouvaient aller loin, comme ça. Mais ça serait tellement dommage de la mettre déjà hors du tapis.

Alors qu'elles commençaient seulement à se rapprocher.

Sans même parler du fait que Miyoshi venait tout juste de coller son transat à celui de Haru avec la délicatesse d'un éléphant. Tout ça pour quoi? Pour allonger son corps à côté de la nippone en prenant soin de lui donner une information de la plus haute importance en incluant une remarque tout aussi superfétatoire que sa déclaration à vrai dire.

Elle pouvait y aller, balancer n'importe quoi. Haru n'avait pas besoin d'un pot de peinture pour recouvrir son teint naturel déjà si parfait. Et sachant qu'elle avait prévu d'aller faire quand même un peu trempette après sa séance de bronzage, déjà largement gâchée au passage, elle avait moins tiré sur le maquillage, même si elle avait noirci ses yeux d'un bref passage de crayon noir water-proof. Mais qu'elle ne s'avise pas un seul instant de poser ne serait-ce qu'un seul de ses doigts de Blanche Neige, tout sauf innocents, sur sa chevelure chimérique. Malgré que comme la parfaite Barbie Girl, Haru ne semblait n'être qu'une poupée canon qui n'avait qu'un neurone qui tournait en rond dans sa cervelle, elle en avait un peu plus que ça dans sa boite crânienne. Sans compter que quand elle le voulait, elle pouvait être assez terrible.

Même si elle n'allait pas jusqu'à avoir recours à des lames ou quoi que ce soit d'autre en ce genre.

La belle avait bien remarqué les nombreuses cicatrices qui marquaient ce si joli corps. Dommage, on ne voyait presque plus que ça. Ca gâchait sa beauté presque trop parfaite. Mais si elle croyait que ça allait intimider plus que ça la princesse rosée, c'était loupé. En vérité, ça la rendait presque navrante d'exhiber ainsi ses marques peu fructueuses. Pas besoin de ça pour comprendre comment elle pouvait en découdre. Comme quoi, le ridicule ne tuait pas. Pas encore.

Ce fut donc avec un regard totalement indifférent qu'elle détacha ses améthystes de ce corps désolant, ceux-ci à présent lancés dans la direction opposée dans l'espoir de croquer une vue un peu plus goûteuse. Ah oui, c'était vrai, il n'y avait rien de bien fascinant autour de cette piscine. Quoi que? Il y avait bien ce jeune homme là-bas qui semblait plutôt pas mal à priori. Mais... Que faisait-elle celle là encore à rentrer coûte que coûte dans son champ de vision? Ca ne faisait même pas deux secondes que Haru avait détourné ses yeux d'elle qu'il fallait qu'elle soit à nouveau dans le décor. Avoir posé son popotin de grande Dame à côté de son petit cul de princesse ne lui suffisait pas? Jouer au même jeu, okay, mais elle rentrait un peu trop dans son terrain là...

Loin de lui plaire, la pom pom girl ne faisait qu'arquer un sourcil désinvolte, attendant de voir le nouveau petit manège de Madame qui tendait à présent ses fesses vers l'article qu'elle avait eu en vue le temps d'un seul instant. Si ce n'était que ça, elle pouvait le lui laisser, le garder. Des toutous en ce genre qui suivaient quelqu'un à la trace et se pliaient aux moindres exigences, ça ne l'intéressait en aucun cas. Dommage, il était pourtant si canon. Quel gâchis. Et tout ça pour une pauvre petite bouteille d'eau. Franchement. Elle était prête à tout pour pas grand chose cette demoiselle. Mais elle avait raison sur un point. A cette heure-ci, il était important pour les petites mamies de s'hydrater. Et au moins, le temps qu'elle se désaltère, Haru sera au moins épargnée de ses conneries qu'elle écoulait avec un plus grand débit que les chutes du Niagara.

Du moins, c'était ce qu'elle avait eu l'insolence de croire.


« Je ne sais pas si tu es au courant ma chère, mais à cette heure-ci, il faut faire attention aux petits enfants, et les hydrater. En plus, c’est gracieusement offert par l’un de tes futurs admirateurs. »

Elle n'allait quand même pas...?

Elle n'eu pas le temps de bouger le moindre petit doigt qu'en un tour de main, ce que la belle redoutait arriva.
La pute..! Elle venait de déverser tout le contenu de la bouteille sur son corps qui commençait seulement à devenir chaud. Et l'eau était si froide! Tellement que la miss se redressa en poussant un cri tout aussi aigu qu'épouvantable, court mais à en couper le souffle. Il l'avait tout juste sortie de son frigo celui la ou quoi? Franchement quelle idée de se trimballer avec une bouteille glacée! C'était pas les tropiques non plus ici!

C'était peu dire, il y avait plus d'une goutte de trop hors du vase cette fois-ci.
La miss trouvait qu'elle avait déjà toléré beaucoup de choses de sa part. Il y en avait qui aurait été mort pour bien moins que ça. Le moindre qu'elle puisse faire était donc de se lever pour faire face à celle qui l'attendait de pied ferme manifestement. Elle voulait une réponse? Elle allait l'avoir. Mais on ne traitait pas une nouvelle, encore moins Miss Pinky, de la sorte.


« Allons droit au but, veux-tu? C'est quoi ton problème?? J'ai froissé ta petite fierté juste parce que j'ai foulé ton royaume d'artifices dans lequel je ne me rabaisserai jamais au rang de sous-fifres comme tous ces arriérés? Ou juste parce que tu crains qu'une minuscule japonaise comme moi n'aura pas besoin de bouger le moindre orteil pour déloger ta grande cage dorée servant de recueil pour chaque petit oiseau malpropre? »

Evidemment, elle ne sous-entendait rien du tout. Elle ne la connaissait même pas, elle n'aurait pas osé, ce n'était pas son genre. Ca relevait juste de l'évidence.

Haru s'autorisa quelques secondes pour baisser d'un ton. C'était ça ou elle sentait qu'elle allait faire un désastre. Ca aurait été dommage vis-à-vis de sa nouvelle colocataire. Le temps de remettre une de ses mèches en place, elle reprit la parole.


« Je dois admettre que t'as du cran. »

Ce que la belle avait aussi puisqu'elle venait de poser le doigt sur le sternum de Miyoshi.

« Mais t'as surtout du mal à percuter. Maintenant, Rayen c'est chez moi. Déclara-t-elle plus hautement en reportant le doigt sur elle-même. Et il va falloir que tu te visses bien ça dans le crâne ma jolie. A moins que ça te soit trop demandé, "sans doute à cause de ton fond de teint qui doit t’obstruer la cervelle" ? »

Elle ne faisait que fonctionner comme elle après tout, puisqu'elle était tant amatrice du copier coller, la nippone ne s'était pas privée de reprendre ses mots, sans en toucher un seul en plus de ça, si ça ce n'était pas un honneur qu'elle lui faisait. Elle avait eu encore la politesse de le lui rapporter sous forme de question.

Haru roula des yeux. Elle savait de toute façon que ça ne servirait à rien de débattre avec cette fille. Elle n'en avait plus envie de toute façon, elle était déjà purement blasée. C'en était d'autant plus chiant que tous les subalternes autour fixaient la scène en ne cessant de chuchoter, tout ça parce que la petite nouvelle avait eu l'audace de toucher à leur reine décidément trop chérie. Sacrée blague.


« Ta putain de grande gueule ne fonctionne qu'avec un auditoire. »

Haru se retourna et fit quelques pas relativement lents en prenant soin de lancer un regard sombre à tout ceux qui étaient à sa portée. A peine deux mètres plus loin, elle s'arrêta en marquant sa hanche bien de côté, sa tête continuant de pivoter.

« Qu'est-ce que vous voulez tous? Vous voulez participer peut-être? »

Il suffisait de tendre l'oreille pour n'entendre plus qu'un léger clapotis de l'eau.
Bizarrement, tout le monde retenait leur souffle à présent, il n'y en avait plus un ni plus une seule pour babiller. Ce fut donc vers Miyoshi qu'elle se retourna à nouveau, pointant son pouce derrière elle et demandant avec tout le mépris du monde:


« C'est tout de ce que t'as trouvé? »

Si c'était de ça dont Blanche Neige avait besoin pour surfer sur la vague de la flamboyance, la lady lui prouverait que la concernant, c'était une option dont elle saurait bien se passer. Ces parasites décervelés étaient trop peu pour elle. Il n'y avait donc clairement pas de quoi être fière de ça, ni de la dite influence que demoiselle exerçait sur la petite cours de Rayen. C'était facile quand chacun avait ravalé sa langue. Car si ce n'était que ça, Haru en avait tout aussi le pouvoir, la preuve.
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MessageRe: « Eau my gold! » • Miyoshi- posté le Mer 27 Aoû - 11:12


one, two, three... die ∞ haru sayuri

Miyoshi était certainement l’une des personnalités les plus connues de ce pensionnat. Appréciée ou non. A vrai dire, peu importait, tout ce qu’elle souhaitait c’était qu’on la craigne.

Pas tellement dans le but de faire peur à un tel ou un tel, mais simplement pour qu’elle puisse être tranquille où qu’elle passe. L’exemple avait été donné plusieurs fois depuis son arrivée, et sa réputation de nerveuse solitaire commençait même à se rependre en ville. Comme quoi, il suffisait parfois de presque rien pour faire naître une énormité. Mais soit, ça lui convenait à merveille. On laissait en général quelques mètres de distance – de sécurité – entre elle et les soi-disant téméraires qui n’osaient au final pas s’approcher.

Quelques rares personnes avaient ce droit, parce qu’elle les choisissait. Et, en y pensant, rare était peut-être même un terme bien trop large encore.

Quoi qu’il en fût, celle qui croyait faire long feu avec sa crinière en barbapapa allait finir par brûler ses ailes dorées en continuant à agir de la sorte. Miyoshi n’avait pas un comportement exemplaire, c’était certain, on pouvait même y voir une sorte de jalousie mal placée – étant donné que la nouvelle ne lui arrivait pas à la cheville, et que si un jour tel pouvait être le cas, elle n’aurait qu’à refaire les lacets de ses baskets – mais la Sibérienne ne connaissait pas vraiment ce sentiment.
Disons alors plutôt qu’elle éprouvait un dégout pour cette nouvelle pensionnaire, accompagné d’une pointe d’amusant et de soulagement.
Elle n’aimait pas qu’on s’imagine pouvoir atteindre sa hauteur, mais au fond, elle appréciait que la naine tente enfin de lui tenir tête. Elle portait plus ses parties intimes que la plupart des hommes.

« Sois proche de tes amis, mais plus encore de tes ennemis. » C’était parfois grâce à des relations bancales de ce genre qu’on trouvait les meilleures personnes. Peut-être que la japonaise avait un bon fond, ou peut-être pas.
Devenir meilleures ennemies restait une hypothèse envisageable pour la décolorée qui se tenait debout, face à elle. Elle qui se retrouvait désormais trempée à cause d’une malheureuse bouteille d’eau fraîche qui lui avait « échappée » des mains.

Ses gestes d’avant n’avaient pas besoin d’être répétés. Elle allait l’enterrer peu à peu, que ça lui plaise ou non, et ce, par tous les moyens possibles et imaginables. Ou tout du moins, jusqu’à ce que ce petit jeu se fasse lassant et qu’elle la laisse finalement en plan pour aller vaquer à d’autres occupations plus intéressantes.
Les filles superficielles retenaient généralement son attention quelques minutes, quelques heures tout au plus et ça s’arrêtait là. Il lui arrivait évidemment de revenir les titiller un jour, mais ça ne durait jamais longtemps.

Insatisfaite intemporelle qu’elle était.

Ou presque…

Car l’espace d’un instant, ses agissements avaient su lui tirer un véritable sourire de fierté. Le cri désagréable de la poupée avait été… Délicieux. L’eau était peut-être trop froide pour elle ? Quel dommage, la prochaine fois, elle la choisirait avec plus de considération à son égard : tem-pé-rée.
Bien sûr, il aurait été trop beau de croire que son miaulement allait être la seule parole qui sortirait de sa bouche de petite écervelée. Non, il avait fallu qu’elle continu à déblatérer des idioties pour se faire remarquer à son tour. Et sa première réplique fit hausser les sourcils de la belle étrangère.

Avec les termes péjoratifs qu’elle employait, elle n’allait pas gagner la sympathie des gens rapidement. Si Miyoshi ne se montrait pas spécialement chaleureuse avec le monde, elle possédait un minimum de respect avec les pensionnaires, chose qui ne semblait pas être le cas de la cheerleader. De toute manière, elle pourrait bien dire ce qu’elle voulait, si son nom foulait les couloirs du pensionnat, ce ne serait clairement pas pour des raisons très glorieuses. Mais plutôt pour ses formes vulgairement mises à la disposition du plus offrant.

L’écouter allait finir par devenir barbant, il allait en falloir plus que ça pour la convaincre. Et ce plus arriva justement.
La demoiselle venait de retenir un soupir en fronçant les sourcils lorsqu’elle senti le doigt manucuré d’Haru se poser sur le haut de son buste. Aucun mouvement n’avait été enclenché pour le moment, mais si elle continuait à approcher trop près son nez d’elle, ça allait réellement finir en catastrophe. Les autres pensionnaires savaient qu’on ne touchait pas la sibérienne sans être certain de pouvoir répliquer par la suite.
Le fait qu’elle soit nouvelle lui laissait une minuscule longueur d’avance, avant qu’elle ne l’attrape par les cheveux pour lui faire boire l’eau de la piscine par les narines.

Ses muscles se détendirent lentement une fois qu’elle senti son corps reprendre sa pleine liberté. Même son expression de visage changea. Elle troqua son agacement pour un sourire désolé.
Non, Rayen n’était pas chez elle. Et non, elle ne s’amusait pas à obstruer sa peau avec de la graisse en poudre testée sur des lapins.

La suite avait été d’autant plus amusante. Voilà que désormais, elle critiquait ouvertement la population du pensionnat, en pensant réellement que l’ancienne brune avait besoin de quelqu’un pour exercer son pouvoir. Triste réalité qu’elle peignait ici.
Sans répondre immédiatement, elle lui adressa un petit sourire en mordillant sa lèvre inférieure. Sa « putain de grande gueule » allait lui faire fermer la sienne rapidement. Mais avant ça, elle avait envie d’un petit bain.

Rapidement alors, elle s’avança vers la nippone, qu’elle bouscula d’un coup d’épaule volontaire.

« Tu es vraiment trop mignonne. »

Un petit rire s’échappa de ses lèvres alors qu’elle se dirigeait vers le rebord de la piscine, pour y effectuer un plongeon digne d’une certaine héroïne de dessin animé. Son corps longiligne entra dans l’eau claire avec grâce et silence, et elle battit des jambes pour effectuer une longueur en apnée. Avant de ressortir avec tout autant de féminité et de félinité.
Les chuchotages avaient repris, et elle n’avait aucun intérêt à les faire stopper. Les gens pouvaient bien dire ce qu’ils souhaitaient, tout ça ne l'intéressait pas.

Sans se presser, elle contourna les pensionnaires qui trônaient le long du bassin, pour se diriger à nouveau vers celle qui avait piqué sa curiosité. Son pas était toujours aussi déterminé, et faisait tourner les têtes de ceux qui s’attardaient sur sa chute de reins en mouvement.

« Crois-moi chérie, un auditoire n’est pas indispensable pour que je me fasse respecter, mais tu as bien du mal à le comprendre, j’ai l’impression. »

Certains acquiesçaient discrètement avec des hochements de tête, signe qu’ils s’étaient déjà retrouvé en face à face avec elle, et que sa simple aura suffisait à les faire plier si elle le voulait.  
Elle continua d’avancer, jusqu’à se poster devant elle, sa généreuse poitrine presque coller à la sienne. Presque, car elle était un peu trop petite pour arriver à ce niveau.

« On va reprendre dès le début, petite garce. Les filles dans ton genre, je les écrase. Regarde autour de toi, il y en a bien peu. »

Sa voix s’était faite murmure, et c’était au creux de son oreille qu’elle tentait de faire passer le message. Ses mots ne regardaient personne, outre la japonaise haute en couleur.

« Maintenant, si tu te sens le courage de réellement te frotter à moi, je t’attends avec grand plaisir. Ce soir. Sur le toit du pensionnat. Vingt-trois heures. Je déteste que les gens soient en retard. Et évidemment, si tu ne montres pas ta paire de talons haut, je considèrerais véritablement que tout ce que tu as pu dire n’était que du flan. Un peu comme ce qui te sert de cerveau. »

Miyoshi se décolla d’elle avec douceur, et caressa sa joue du bout des doigts en signe « d’affection ». Elle allait voir si elle avait véritablement du cran.

« Bye, pouffiasse. »

Sans se retourner, elle se dirigea vers les vestiaires. Récupéra ses affaires, se changea.

Il était encore tôt, mais avec de la chance, le soir allait bien vite arriver… Et elle se ferait un plaisir de suspendre par la tignasse la belle au-dessus du vide. En servant de sa masse capillaire comme un nid pour oiseaux. Pour le moment, elle se contentera de se rendre en ville après s'être séchée les cheveux. Assister à ses cours de l'après-midi n'était vraiment pas noté dans son agenda, elle avait bien mieux à faire.
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MessageRe: « Eau my gold! » • Miyoshi- posté le Ven 29 Aoû - 22:45

« Arriérés. »
Voilà comment la nouvelle pensionnaire venait de traiter injustement, non pas peut-être tous ses camarades de l'établissement, mais bien ceux déjà qui se trouvaient autour de cette même piscine. C'était sûr qu'avec une telle approche, elle n'allait pas se faire beaucoup d'amis par ici. Mais tout le monde savait ce que c'était. Sous l'effet de la colère, il n'était pas rare de balancer des choses auxquelles on ne pensait réellement. Ensuite on y réfléchissait, et puis on le regrettait. Parfois. Sauf Haru. Ce qu'elle venait de dire, bien ou pas, au final qu'importait, c'était réellement ce qu'elle pensait d'eux. Il fallait être vraiment cons pour se faire abuser par celle qui se croyait hautement supérieure à tous juste parce qu'elle avait des canines un peu plus aiguisées. Et tout ça sans même avoir l'idée de se rebeller un peu! A croire que les pensionnaires d'ici n'avaient vraiment aucun amour propre et qu'ils attendaient sagement leur tour pour se faire littéralement descendre par cette garce à longues pattes. « Next please. » Trop bons, trop cons, ça résumait bien ce qu'ils étaient.

Tout le monde avait cependant l'intelligence suffisante pour comprendre que ce n'était pas le cas de la pom-pom girl qui n'avait pas mâché ses mots. Difficile à croire, et surtout à admettre, elle avait tout de même un point commun avec ce pitbull enragé. Elle était supérieure aux autres et on devait la traiter, la respecter et honorer ses exigences comme il se devait. Un seul regard devrait suffire pour comprendre ce qu'elle requérait, un seul. Mais dans cette ressemblance persistait une différence de taille. Haru détestait qu'il n'y ait aucun répondant en face. Elle était en quête de divertissement. Quand quelqu'un acquiesçait immédiatement et bien sagement en bougeant la tête tel un attardé, quel en était l'intérêt? C'était d'un ennui... Alors elle l'avouait, elle aimait particulièrement tout de même obtenir ce qu'elle aspirait, mais la récompense était d'autant plus savoureuse quand elle savait pour quelle raison précise elle la recevait. Cela s'appelait le mérite. Ce que sa rivale ne devait pas connaître manifestement. Triste pour elle.

Pour en revenir à la question de départ, si vraiment il ne s'agissait que de ça, ce n'était pas si grave, la pensionnaire saurait bien se faire des amis ailleurs. Sans compter qu'elle comptait bien gagner le coeur de la ville. Ca n'avait jamais été d'une grande difficulté. Pour quelqu'un de banal qui jaugeait cette complexité à cinq étoiles, celle-ci en était à moins dix pour Haru. Enormément de gens venaient naturellement à elle, comme si elle était un aimant capable même d'attirer des morceaux de polystyrène. Et on ne parlait même pas de ceux qui avaient des idées obscènes derrière la tête. Elle n'en voulait pas de ses déchets de l'humanité. Car ce n'était pas parce que demoiselle n'avait pas sa langue dans sa poche que celle-ci se trouvait systématiquement dans toutes les bouches.

Quelles que soit ses motivations, sa préoccupation majeure restait toujours la même. Que son nom court dans les couloirs, que celui-ci se retrouve sur chaque lèvre, ancré dans chaque esprit. Elle se foutait même majoritairement des "on dit", même si c'était le fruit de la pire connerie imbuvable au monde. A votre avis, comment ça marchait dans le monde des superstars, au plein coeur de Hollywood? Tant que le nom figurait en première page sur un magazine, c'était une victoire supplémentaire, et ce même si c'était pour enlèvement par un extra-terrestre. La plupart des gens étaient assez cons pour s'en intéresser, en parler autour d'eux, en débattre. Grand bien faisait au protagoniste. Les personnages les plus populaires sur cette Terre ne le devenaient pas sans raison, et ce n'était avant tout pas grâce à leur talent de comédien, de guitariste, ou de dieu ne savait quoi, mais bien aux petits potins qui ressassaient leurs noms sans cesse.

Concernant l'entrée de la belle à Rayen, même si elle aurait préféré quelque chose de plus fun, cette petite scène avec cette grande peste était un grand pas vers son ascension. Avoir trémoussé ses belles fesses dans les couloirs avaient déjà beaucoup joué, déjà plus qu'elle ne l'aurait cru, mais que la redoutée de tous la remarque sur son transat alors qu'elle était manifestement en plein repos était le jackpot. Il était inévitable que d'ici deux heures maximum, tout le pensionnat serait au courant de cet accrochage entre ces deux extrêmes. Et Haru en sortait inévitablement plus gagnante que Miyoshi déjà si connue de tous. A y réfléchir, la décolorée allait être responsable de ce qu'elle comptait réduire à néant. Dommage. Celle-ci avait beau la bousculer de l'épaule en faisant persister un sourire sonnant faux tout autant que son petit rire plutôt digne d'une "pouffe comme Haru", elle devait pourtant se rendre à l'évidence. Elle avait perdue cette manche. D'où le large croissant narquois de la petite nippone.


« On me le dit souvent. »

C'était emplis de malice que ses améthystes suivirent la sibérienne qui avait imposé un break en retournant bien trop rapidement piquer une tête. Elle avait bien raison. Après une telle opposition, il fallait bien qu'elle se rafraichisse le crâne, cela lui permettrait peut-être d'avoir les idées plus claires et de reconnaître la nippone. Enfin, c'était bien beau de rêver. Haru secoua légèrement la tête tout en riant doucement en voyant la manière avec laquelle sa colocataire revenait lentement auprès d'elle. Elle aussi savait manifestement bien jouer de son arrière-train. Alors que c'était tout de même la première chose qu'elle avait reproché à la pom-pom girl. « Fais ce que je dis, pas ce que je fais » hein? Comment voulez vous qu'elle soit convaincante ainsi? Crédibilité, zéro.

Une fois que la husky fut de retour en face de Miss Pinky, cette dernière se mordit la lèvre inférieure pour ne pas exploser de rire. Comme quoi, la demoiselle avait un minimum de respect aussi, c'en était une preuve, tout comme elle la laissait s'exprimer très librement. Pour l'instant.


« On va reprendre dès le début, petite garce. Les filles dans ton genre, je les écrase. Regarde autour de toi, il y en a bien peu. »

C'était peut-être parce que Haru était la seule et l'unique justement?
Elle aussi avait décidément bien du mal à comprendre, mais cela, la pom-pom girl le lui en avait déjà fait part. Tout comme la décolorée semblait gaspiller toujours autant inutilement de la salive à répéter ce qu'elle avait déjà dit ce qui aurait pu sembler déjà des centaines de fois. C'était ce qu'on appelait un débat stérile. Ca ne menait absolument à rien. Ni l'une ni l'autre ne semblait prête à plier. Il était encore bien trop tôt pour ça. Mais nul doute qu'elles auraient bien des occasions futures. Et à ce propos, voilà ce qui ressemblait à un bien beau rendez-vous. Qu'elle n'ait crainte, Haru y serait. A l'heure, évidemment. Son sourire implacable, elle se retint d'avoir cette expression de dégoût sur son visage suite à cette tendre caresse pour le moins écoeurante avant de répondre également à cette affection d'une voix suave.


« A très vite, bouffonne. »

Restant toujours immobile, elle regarda sa colocataire tortiller à nouveau des fesses comme elle savait si bien le faire jusqu'à définitivement disparaître. Elle n'allait pas être déçue du détour. Haru saurait répondre à son attente, elle pouvait se rassurer la dessus.

Une bonne nouvelle n'arrivait pas seule, puisque le résultat à ce départ prématuré et déjà tant regretté était que demoiselle Sayuri pouvait reprendre son activité première. Bronzette time! Elle qui n'y croyait plus, finalement, elle était on ne pouvait plus enchantée de retrouver son transat, une jambe repliée, l'autre étendue, les lunettes de soleil ayant regagné leur place sur le bout de son nez. EAU MY GOLD. Elle était tellement saisie par un sentiment de satisfaction sur le moment, à un point qu'elle même ne parvenait réellement à expliquer, qu'un petit verre de rosé à siroter n'aurait vraiment pas été de refus. Le mérite, vous vous souvenez? Même si ça ce n'était qu'accessoire. C'était plutôt un bonus.

Elle passa ainsi une bonne petite heure à dorer, sans même se faire emmerder une seule minute. Le petit coup de théâtre à la Miyoshi lui avait été bénéfique sur ce point. Et maintenant qu'elle avait eu son cota de soleil, elle pouvait enfin goûter comme il se devait à l'eau. Mais elle y réfléchit à deux fois. Que l'autre peste y ait trempé sa crasse la rebutait. Tout compte fait, elle préférait largement partager l'eau avec les poissons qui baisaient dedans. Ce fut donc une migration vers la plage de Rayen, là où les mouettes sauraient se faire plus intéressantes.


« Ciao les chéris. »



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« Eau my gold! » • Miyoshi

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