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Wo das Meer zu Ende ist. | Madeck (attounshion, on brûle vos yeux chastes)

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Lewin Rainer
Club de Volley
Masculin Messages : 579
Date de naissance : 16/09/1995
Date d'inscription : 05/07/2013
Âge : 22
Personnage en trois mots : Curieux, narquois, lassé.

Carte d'identité
Année scolaire: 3e année.
Dortoir & numéro de chambre: Dortoir A - chambre n°01
Colocataires: Dave Saddler, Haku Miyake & Shimeku Nagashi.
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MessageRe: Wo das Meer zu Ende ist. | Madeck (attounshion, on brûle vos yeux chastes)- posté le Mar 28 Oct - 0:30

I took the wrong road that led to the wrong tendencies,
I was in the wrong place at the wrong time for the wrong reason and the wrong rhyme
On the wrong day, of the wrong week.


Il a fait flancher Madeck. Il se mord les lèvres en le regardant perdre pied, parce que le beau connard qu'il est redevenu ne peut simplement pas se forcer à jouer les doux agneau.  Pourtant, il suffit d'un putain de battement de cils et d'un regard glissé sur la descente de son cou pour qu'une vague de douceur l'envahisse à nouveau. Il se déteste pour ça. Il aurait bien aimé être marin, pour avoir moins peur des vagues qui lui retournent la tronche, comme celle-ci. Il détourne le regard. Le laisse se rhabiller sans dire mot. C'est un délice de regarder Madeck chercher ses mots et son esprit. Tout en l'observant galérer avec les boutons de sa chemise, il enfile son teeshirt et cherche son pantalon dans le tas de tissus froissés. Il sait que le Breton est prêt à se barrer. Il aimerait tout autant que lui ne plus jamais revoir la couleur de cette chambre. Il n'ose plus regarder les murs, ni le sol, ni mêmes les mèches rebelles de Madeck qui ont soudainement pris un charme trop intime. Mais il les bouffe des yeux. Sa tignasse, comme les traits de sa mâchoire, le dessin de ses omoplates, le mouvement maladroit de ses doigts. Il se surprend à être trop intrigué par une montagne qu'il a lui même crée. Il soupire. Comme s'il s'avouait vaincu, comme s'il savait d'avance qu'il n'aurait jamais le courage d'explorer tous les recoins, toutes les roches toutes les forêts de cette mystérieuse montagne. Il se pose les questions dont il a lui-même crée les réponses. Mais pourtant, il sait qu'il retournera au pied de cette montagne. Même si ce n'est que pour lever le menton vers ses pics sans jamais les atteindre.

"... Que tu dis. J'ai pas prévu de me gêner pour ça."

Mais en attendant, il devra quand même trouver une solution. Il croit pas avoir de fond d'teint dans son placard, et c'est trop tard pour s'étaler des glaçons dans le cou. Il n'a sûrement même pas d'écharpe et il ne compte pas s'enrouler un vieux teeshirt autour du cou. Tant pis. Tout sera rôdé. Il râle légèrement. Il aura qu'à aller piquer une écharpe à Madeck. Les marins doivent bien avoir ça, dans leur coffre fort. Peut-être qu'il y a un morceau de laine dans les trésors qu'il a piqué aux pirates. C'est c'qu'il croit avoir appris dans les contes de son enfance. Il ricane encore.  Il repense aux cours, à la fin de la journée, à sa chambre. Il est peut-être déjà l'heure de pioncer, il n'est peut-être même pas l'heure de manger, peut-être qu'il a des courses à faire. S'ça se trouve, il a encore laissé le bordel dans sa chambre, à faire déborder sa dés-organisation sur le lit de Shimeku, il doit possiblement changer ses draps et racheter une bougie pour sa table de nuit, parce que c'est toujours marrant de la souffler avant de s'endormir. Il se demande s'il avait pas des amis à voir. Ou du boulot à faire. Des livres à acheter. Des chats errants à nourrir. Un cactus à arroser. Il en sait rien. Peut-être qu'il va tout simplement s'emmerder comme une vieille croûte, à attendre que les minutes, les heures et le soleil passent. Il redoute simplement la claque de lucidité qui le raidira quand il dépassera cette chambre.

Lewin observe les doigts du brun s'approcher dangereusement de son visage. Il se mord les joues. Dans sa tête, il lui balance à la gueule toutes les insultes possibles parce qu'il est sûr que Madeck sait qu'il le fait dérailler au moindre contact, et que cette nouvelle norme ne risque pas de changer avant pas mal de temps. Il maudit ce putain d'Breton pour le succès qu'il a à emmeller le fil de ses pensées en un geste insignifiant. Il grogne, serre la mâchoire et redoute que le Breton le sente sous ses doigts. Il louche sur ses lèvres, mais c'est d'sa faute. Putain, il avait qu'à pas se rapprocher autant alors que la limite est censée être posée. Un peu flippé, il se décale légèrement. Il lui aurait bien demandé ce qu'il foutait et pour quoi il se prenait, si lui-même n'avait pas senti deux-trois frissons lui glisser sur l'échine. Il se contente de s'dire qu'il a eu sa réponse. Et se gratte la joue pour gommer tout ça.
Sa clope une fois finie, il retrouve son futal et l'enfile maladroitement, partant ensuite à la recherche de ses chaussettes. Et il lui suffit de deux secondes pour se rendre compte qu'en fait, il s'en tape. Que le ou la propriétaire de c'te chambre aura l'honneur d'un souvenir en or, quelque part sous son lit, entre ses draps ou dans le pot de fleurs.  Il regarde son pote se barrer, observant une dernière fois les plis des poches arrières de son jean. Il s'apprêtait à ne pas dire mot, à laisser Madeck redécouvrir la routine sans lui imposer sa voix. Il ne comptait pas spécialement le faire rester, ni se foutre de sa gueule pour les représailles de sa famille. Et surtout pas glisser une main sur sa hanche et lui brouiller sa liberté.

"Grises. C'est moche. On dirait des vieilles ombres mortes qui collent aux murs." Lewin doit avoir un don inné pour râler. On dirait que ses lèvres pincées, ses yeux noirs et ses sourcils froncés se sont incrustés dans la pierre de son visage. Et les fossettes ridicules sur ses joues trahissent ses gamineries. Il est pas crédible quand il sait pas comment agir, mais c'est tellement habituel qu'on ne se pose plus la question. Lewin est pas content. Lewin trouve ça chiant. Lewin traîne des pieds. C'est comme ça qu'il faut s'en souvenir. "Ou pleines de couleurs, sur les plus grandes places. Quand j'étais gamin, on sortait avec de la peinture à l'eau et on dessinait sur les pierres. On pensait que c'était important et qu'on allait laisser des traces dans l'histoire du village. J'suis sûr que c'est redevenu gris ennui, maintenant." Sans la question bizarre du Breton, il n'aurait pas parlé. Il serait sûrement resté une vingtaine de minutes assis en tailleur sur le lit, affalé sur le matelas, à fixer les draps froissés sans y toucher. A s'demander pourquoi la Terre tourne dans ce sens et pas dans l'autre. A s'demander comment on a bien pu trouver l'Equateur, si c'est une ligne invisible. A s'demander pourquoi la tartine tombe toujours du côté beurre. Pourquoi quand on essuie un miroir pour le laver, il devient encore plus sale. Pourquoi la confiture de gratte-culs, ça gratte pas l'estomac.
Il crève surtout d'envie de lui demander de refermer cette foutue porte. Qu'il se barre ou qu'il reste. Parce qu'il se fera pas croire longtemps que les ébats passés n'ont laissé aucune trace. Il a pas envie de se poser la question. Il voudrait juste que son envie égoïste de le garder pour lui n'soit qu'une phase, comme les trucs qu'on se fait croire quand on est ado. Mais Lewin est seulement un vieux gamin. S'il veut avoir l'exclusivité du Breton, c'est simplement pour jubiler de son succès auprès de lui. Pour regarder une fois de plus son corps s'arquer, sa peau frissonner et sa mâchoire se serrer au moindre contact. L'individualisation de ses sentiments le rend salopard.

Il chope le regard de son pote au vol, lui adresse un fin sourire et se relève, les mains dans les poches. Il déglutit en s'rapprochant de lui et ne ravale pas son sourire. "J'te croirai si tu me dis que celles de ta Bretagne sont plus belles." Encore une fois, il bute sur la prononciation française mais après tout, ils parlent japonais, il a bien une excuse. Il n'y fait même pas gaffe. Madeck le sait, et Lewin sait qu'il se foutra un peu d'sa gueule. Mais ça le fait marrer, lui aussi. Puis comme ça, il aura une nouvelle occasion d'le traiter d'enfoiré ou de lui balancer une pichenette sur le nez. Il soupire, se concentrant sur la couleur dépressive de ses cailloux (si j'ose dire...) histoire de pas se torturer l'esprit avec des conneries de fillette. Il se demande alors ce qu'il donnerait  pour retourner dans sa campagne natale. Et il se dit vite que pas grand chose, en fait. Même si ici, ça sent le pot d'échappement et la transpiration et que l'odeur des prés et des feuilles mortes est bien plus pure, ça le crisperait de revoir tous les murs qu'il a frôlés étant gamin. Il veut bien retourner courir dans les champs, se perdre dans la forêt et saluer les vaches. Mais pas s'cantonner aux pierres grises reines de chaque village qu'il a bien pu connaître. Il grimace un peu. "J'comprends toujours pas ce qui te retient ici. T'as toute la mer pour toi. Et des belles pierres, chez toi." Il se mord la langue. Puis finit par se dire qu'il admire sûrement les marins, à cause de Madeck. Il croit qu'il admire tous les marins. Il croit que c'est aussi simple. M'enfin c'est surtout qu'il veut tout savoir de ce marin là, histoire d'avoir sa vie à portée de main et de pouvoir en faire un peu c'qu'il veut.  Mais le Breton, il aura des trucs à raconter aux p'tits enfants, quand sa barbe traînera par terre et qu'il lira des livres qui sentent la cave. Pas Lewin. Allez raconter l'histoire de vieux cailloux gris. C'est pas aussi beau que les courbes de la mer.

Il se gratte les ongles et emmêle ses doigts dans ses poches, comme si s'occuper deux secondes de plus allait servir à quelque chose. Comme s'il allait pas craquer. Mais au final, il se dit que c'est coolos d'être trop égoïste et de s'dire qu'il faut pas résister à c'que notre corps nous dicte. Il paraît que ça marche comme ça; et que pour garder un esprit sain dans un corps sain, 'faut écouter son corps. Juste faire c'qu'il dit. C'est simple, en fait. Comme ça, il se donne bonne conscience et il se satisfait. Deux en un. Il décide soudainement d'écouter les adultes et d'être sage et réfléchi, comme on le lui a demandé. Il se force à croire que les morales des mamies n'sont pas si bornées que ça. Il dé-crispe donc ses doigts et va les glisser sur sur les bras de Madeck, toujours posté debout dans son dos. De la pliure de son coude aux jointures de ses doigts. Obéir à ses désirs, c'est ça ? Si ça pouvait être aussi simple. M'enfin, il se dit qu'effectivement, ça peut être aussi simple. Il enserre finalement son poignet pour lui intimer l'ordre de ne pas bouger, sans avoir à le prononcer; et dépose ses lèvres sur sa nuque, les faisant glisser dans son cou jusqu'à la naissance de son épaule. "J'crois que je t'apprends rien si je te dis que tu devrais te barrer. Ta licorne et ton carrosse t'attendent. Il se mord la lèvre, s'attendant à une belle torgnole, un dos qui craque ou une porte qui claque. Un truc du genre. Du coup, il se prépare à encaisser. Il repère le mur derrière lui, histoire de savoir de quel côté ne pas s'enfuir. Et il se dit que c'est d'la faute de Madeck, si Lewin commence à montrer une once d'affection. Il avait qu'à se barrer. Il avait qu'à l'écouter. C'est facile, de faire trois pas en avant et de lui claquer la porte à la tronche.

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Arthur Madeck
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MessageRe: Wo das Meer zu Ende ist. | Madeck (attounshion, on brûle vos yeux chastes)- posté le Sam 29 Nov - 15:16


Des pierres grises, c’est pas vraiment ce qu’il avait imaginé pour le petit village paumé de Rainer. Mais c’est pas grave, il prend quand même ; après tout, on choisit pas les pierres sur lesquelles on se plante. Il s’demande alors si, quand il y a de la pluie, le ciel se confond aux maisons. Que t’as cette impression de devenir aveugle, d’être comme sur la mer où le ciel et l’eau ne forment qu’une entité vague, où te retrouves tout seul, comme un idiot, sans trop savoir où te diriger. Et en fin de compte, Arthur se perd complètement dans ces images grises et décolorées et rebâtit en quelques pensées l’Allemagne. Il perd quelques instants le fil de la discussion, imagine seulement ces quelques pierres grises empilées et les nuages de pluie qui les accompagnent. Il oublie tout de la chambre, de ses questions, de ses godasses qui traînent dans un coin, de ses fringues foutues un peu n’importe comment sur sa carcasse. Arthur est comme ça ; le moindre échappatoire à la réalité vacillante, il le prend et s’enfuit, se cache pour quelques heures dans son monde, ce monde qu’il s’amuse à reconstruire. Un vrai gamin.

Il s’extirpe de son entreprise de reconstruction lorsque la voix même de l’Allemagne brise le silence de la pièce. Souriant légèrement à la prononciation hasardeuse de son Chez lui, il se moque silencieusement de Rainer, puis hausse les épaules. Non, ses pierres ne sont pas plus belles que les siennes (… hrm). Chez lui aussi, il y a des pierres grises. Sauf que chez lui, on n’a pas le droit de gribouiller dessus, parce qu’on dit que ce sont des trucs historiques, des témoins du temps qui passe. On dit que ça pourrait mettre les anciens dieux en colère. Mais ça reste que ces cailloux tendus envers le ciel, ces menhirs, ce ne sont que des gros cailloux gris.

Arthur ramasse ses chaussures, se prépare à se barrer avec tous ces cailloux (…) gris en tête. Après tout, il a tout un pays à reconstruire. Mais son pays attendra encore quelques instants, l’Allemand s’interroge à voix haute sur les raisons qui poussent un marin à pourrir sur le sol nippon. Il fait une légère moue, puis hausse à nouveau les épaules. En fait, c’est plutôt simple. " Je ne suis pas encore majeur, je n'ai pas trop le choix ". Parce que quand on est un ado, on est un peu la pute de tout le monde. On est obligé de subir les lubies de ses parents, de la société et même de ses profs. Et avec le sourire. Quelle connerie. Il soupire, se perd quelques instants sur les traits de Rainer. Et puis, il paraît qu’il faut avoir dix-huit ans pour bosser sur le port de "Le Conquet" . C’est sa sœur qui lui a dit. Et si Anaëlle le dit, c’est que ça doit être vrai. Ou alors c’est encore une  de ses conneries pour le retenir sur terre, le convaincre de ne pas se barrer sur le premier bateau venu. Pour qu’il ne se barre pas pour de bon. Mais en fait, il se fout pas mal que ce soit des conneries ou non : il attendra ses dix-huit ans. Après tout, ce n’est plus qu’une affaire de mois. "Le 13 mai, je prends le large. ". Il prend une légère pause, hésite à continuer. Il ne veut pas lui promettre l’horizon, ou même des aventures de pirates extraordinaires. Parce qu’au mieux, il ne pourra lui présenter qu’une partie de la Bretagne. Ou même le ramener chez lui, dans son village aux pierres décolorées. "Ce jour-là, si tu souhaites voir plus loin que le Japon, fais-moi signe ". Et il ramasse ses derniers effets, mine de rien. L’invitation est lancée, l’Allemand en fera bien ce qu’il voudra. Sûrement qu’il oubliera, qu’ils oublieront et ce n’est pas plus grave que cela. Il pourra bien lui envoyer quelques cartes postales, écrites sur un bout de table de bar miteux, dans un port rencontré à la dégotée, entre deux escales, entre deux verres, entre deux divagations. Mais si l’oubli ne gâche pas tout, l’Allemand aura sa réponse. Il pourra vérifier lequel des deux a les plus belles pierres (…).

Il a tout un pays à construire, tout un monde à chambouler, mais l’Allemand le retient quelques instants encore sur terre. Faut dire que c’est un peu de sa faute, aussi. Alors Arthur s’laisse faire, laisse couler (…non) le long de son échine les dernières notes de douceur de Rainer et se déteste quelques instants que son corps réponde déjà à l’appel. Mais il reste stoïque, ne cède pas aux demandes explicites de sa chaire ; il est resté trop longtemps sur terre, il a déjà suffisamment fait de conneries, il est temps de se barrer. Et l’Allemand le lui rappelle, d’ailleurs. Délaissant alors ses sensations pour l’appel irrésistible de l’inconstance, il se retourne vers l’Allemand, sourit légèrement et lui adresse un salut militaire teinté de son je-m'en-foutisme habituel. Il a jamais été très doué pour les au revoir. " Kenavo, Rainer ".

Son salut terminé, il passe la porte, les chaussures toujours coincées entre les doigts. Il ne sait absolument pas où il est. L'esprit en bordel, il emprunte le premier chemin qui s’offre à lui. Et quand finalement il arrive à trouver la sortie, il soupire. Il s’allume alors une clope et plante son nez dans les nuages gris. La clope au bec, il s’aventure sur les chemins de l’école et, les pieds croisant les graviers, il sourit un peu plus. Il dépose alors ses godasses derrière un buisson, il les récupérera plus tard ; pour l’instant, il a tout un pays à reconstruire.

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