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Du pixel au cocktail.

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Adelaid Altmann
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MessageDu pixel au cocktail. - posté le Mer 27 Aoû - 13:38

Les écouteurs dans les oreilles, la petite blonde fait les cents pas dans la chambre. Aucun de ces colocataires n’est présent, ce qui l’arrange pour user le sol et chantonner à son aise alors qu’elle fouille son placard et son bureau à la recherche de quelque chose à mettre sur sa peau. Car oui, si elle décide de mettre un pied dehors, ce n’est pas pour y aller nue. Cela va presque de soi. Aujourd’hui, ce soir, même, notre Allemande sort. Avec... Un inconnu.  Pour ainsi dire. Elle connait beaucoup de chose de cette personne, en quelques heures, peu de jours. Tout avait commencé par ce cahier perdu et ce mail de sauvetage pour son inquiétude.  Tête en l’air, mais pas si inutile. De fil en aiguille, ils ont convenu d’un rendez-vous pour faire l’échange. Dit comme ça, on dirait un commerce mafieux. Adelaïde sourit à l’idée.

Cette dernière à passer beaucoup de temps à s’habiller, se changer, se regarder, coiffer ses longs cheveux.  Si un mec en costard l’attend dehors, autant faire un effort vestimentaire, non ? Après un ultime choix, la voilà avec  une jupe blanche, plissée, un tee shirt  fluide et tombant sur une épaule de couleur bleu ainsi qu’une paire de compensée bleues, elles aussi. Cela contraste avec le jaune de ses cheveux détachés, pour une fois.  Rapidement maquillé, de quoi souligner son regard, elle reste assise sur le bord de son lit à regarde ce que contient son petit sac.  Après vérification, elle lève le nez sur l’horloge. Dix-sept heures et cinquante-cinq minutes. L’heure qu’elle attendait pour quitter sa chambre.

Une tête dépasse dans le couloir, les épaules coupées par la porte. Un regard à gauche, à droite, Adelaid cherche quelqu’un. Elle espère voir Arthur sortir d’une chambre paire avec vu sur la mer. Une minute, deux, puis cinq. Dix-huit heure arrivée, elle ferme la porte et se dirige d’un pas lent, à l’affut du moindre bruit de poignet. Mais rien. Un soupir de déception mais un sourire aux lèvres, c’est en une minute qu’elle sort du bâtiment.  La jour est encore  là à ce moment de l’année, ne tombant que dans une heure ou deux. Elle passe un pied dehors, triturant les bracelets multicolores à son poignet. A nouveau, un regard à droite, à gauche. Et comme indiqué dans son dernier mail, il l’attendait, là, une clope au bec, la fumée flottant tranquillement au-dessus de lui. S’approchant, doucement, elle joint les mains et tends les deux index l’un contre l’autre, puis les pose dans le dos d’Arthur, donc.

«  Haut les mains. » dit-elle avec amusement.

Une entrée en matière pour le moins inattendu. Elle avait imaginé nombre de phrase de rencontre pour pouvoir faciliter le passage de la boite mail à la grandeur nature. Mais là, plus spontané, tu meurs.  Une moue concentrée et des yeux pétillants, elle lève la tête vers ce qu’elle peut voir de ses cheveux.  Plus grand qu’elle, mais pas trop. Les chaussures et sa taille naturelle ne la laisse pas loin derrière.
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Arthur Madeck
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Mer 27 Aoû - 18:19

Allez, encore à la bourre. Ça aurait été étonnant qu’il soit à l’heure, en même temps. Le pire avec Arthur, c’est que ce n’est même pas de la mauvaise volonté. Parce que cette fois, il a un alibi en béton : un coup de barre phénoménal. Celui-là, il ne l’a pas vu venir. Quelques heures auparavant, il s’est tranquillement posé sous un des érables du parc de l’école et a commencé à feuilleter son bouquin sur les mythologies nordiques. Pas vraiment pour l’école, plus pour sa propre soif de cul.ture. Et pour en foutre plein la vue à l’Allemande. Il en a exploré un petit bout, a vaguement rêvé de ces quelques lignes enchanteresses et a finalement piqué du nez. Faut dire que depuis quelques jours, le Breton dort assez peu. Et ce n’est pas dans son habitude d’être impuissant quand la nuit tombe. De pas être foutu de se laisser aller et de se réveiller au petit matin, complètement détendu. Faut dire que depuis trois jours, y’a un tas de trucs pénibles qui titillent son esprit. Et puisqu’il refuse catégoriquement de les laisser s’exprimer, qu’il refuse même de les regarder en face, celles-ci font comme elles peuvent pour se faire entendre. Comme se cogner inlassablement contre son crâne et provoquer un fichu mal de tête. Ou encore, dessiner des cernes dégueulasses comme des misérables trophées de ces nuits blanches. Tu parles d’un Roi, tiens. Il n’y a plus que sa fatigue qui soit royale. Alors, arrivé à bout à cause de ces nuits agitées, il s’est finalement laissé aller en plein cagnard, bercé par le frissonnement des feuilles d’érable. Le nez penché vers sa clavicule, le bouquin lamentablement affalé sur la poitrine, il s’est abandonné aux bras de Morphée, juste le temps de se vider un peu de sa tension. Il n’a rouvert ses paupières que trois heures plus tard, à la suite du cri strident de sa montre. Ce qui nous amène à la réflexion de tout à l’heure : Allez, encore à la bourre.

Mais ce n’est pas pour autant qu’Arthur se presse. Au contraire, il s’étire lentement et masse tranquillement la crampe qui sévit sur le bout de sa colonne (vertébrale). Faisant rouler la peau de sa nuque, il se coince le nez dans le ciel, savourant la langueur qui engourdit à présent ses membres. Et il trace un petit sourire au coin des lèvres, balançant d’un revers de la main les questions qui reviennent le tourmenter. Parce qu’Arthur est comme ça, il a cet heureux caractère d’être un peu égoïste et de rejeter tout ce qu’il ne lui plaît pas, sans aucune forme de procès. Il s’en débarrasse, c’est tout, comme un psychopathe qui suit cette règle simple, mais pour le moins existentielle du Tu m’emmerdes, je te butte. C’est pas plus difficile que ça. Faisant valdinguer ses pensées au loin, il s’appuie sur ses mains pour se redresser, puis profite de la dureté du sol pour écraser sous ses semelles toutes les pensées qu’il n’a pas réussi à faire voler au loin. Ça va alourdir un peu son pas, ça va le déséquilibrer un peu, mais c’est toujours mieux que de les laisser papillonner devant ses yeux. C’est ce qu’il se dit. C’est qu’il se fait croire. Du moment qu’il y croit. D’un mouvement sec, il essuie légèrement ses paumes sur son pantalon, tente de replacer sa chemise, de foutre un peu en état l’épave qui lui sert de corps. Il ne voudrait pas faire peur à La Petite. Il passe une main sur son visage, comme pour en effacer les dernières traces du sommeil, puis ébouriffe un peu plus ses cheveux. Faudrait pas lui faire croire des conneries à la Petite, lui mentir sur le matos’. Il va pas faire semblant d’être un type clean, alors que tout n’est que bordel chez lui. Non, il lui mentira pas à La Petite, il lui montrera le truc sans artifice. Elle saura vite à quel genre de type elle se frotte.

Il ramasse son livre et se met finalement en route. Il se dit qu’il ne doit pas trop traîner, que les Allemands n’apprécient certainement pas quand c'est trop long. Ce serait con qu’elle se foute en l’air toute seule, la Petite. Il sourit, puis consulte ses montres. Ca ne l’avance pas vraiment, en fait. Parce que s’il a deux montres accrochées au poignet, il n’est pas foutu d’en avoir une à l’heure. C’est à se demander pourquoi il s’emmerde à les garder. Il approche le poignet en cuir vers ses yeux et y déchiffre tranquillement l’heure du Mexique. Ça, c’est parce qu’il a toujours oublié de la remettre à l’heure depuis le jour où sa sœur a décidé d’aller emmerder les esprits des Mayas directement chez eux. Elle était revenue, mais sa montre était restée décalée. Il faudrait qu’il songe à la redresser un jour. S’il y pense. Il jette un coup d’œil vers l’autre, en plastique. Elle lui offre un Donald en arrière-plan et une heure réglée sur aucune horloge du monde. Elle retarde tout le temps, cette foutue montre. Encore un cadeau merdique de sa sœur. En même temps, y’a qu’elle pour lui offrir ce genre de merdes. Et y’a que lui pour pouvoir garder ce genre de bidules inutiles. Il combine les deux informations et arrive finalement à la conclusion qu’il ne doit pas trop glander. Alors, le pas léger, il foule la distance qui le sépare du Dortoir B, le nez coincé dans le Ciel. Il fronce légèrement les sourcils, puis écrase finalement son regard vers le sol. Non, pas le Ciel. Il faut qu’il l’oublie un peu, le Ciel. Il shoote dans un caillou et balaie, du même coup, les souvenirs qui essaient de se matérialiser sous ses yeux. Ils sont coriaces, ceux-là. Et il se demande si ça ne va pas empirer avec le fait de devoir passer toute une soirée avec une Allemande. 'fais chier, il le fait complètement déconner, cet enfoiré d’Allemand. Et merde, tiens. Arthur allume une Blonde, pour la peine.

Arrivé devant le bâtiment, il s’accoude au mur du Dortoir B. Il consulte une nouvelle fois ses montres, ne décrypte pas mieux l’information qu’elles lui offrent, alors il s’appuie davantage sur le mur, vaincu. Si la Petite n’est pas là, c’est qu’il doit être en avance. Ou du moins, à l’heure. Et ça le fait légèrement sourire, parce que ça ne lui arrive jamais normalement. Faut croire qu’il déconne vraiment beaucoup, en ce moment. Le sourire coincé au bord des lèvres, il jette un regard vers la Mer. Tiens, il faudrait qu’il pense à aller lui parler, un de ces quatre. Elle aussi, ça fait plusieurs jours qu’il l’évite. Peut-être parce qu’il n’assume pas trop ses pensées, sûrement parce qu’il est honte d’avoir troqué sa douceur pour quelques soupirs allemands. Oui, faudrait qu’il aille s’excuser. Demain, tiens. Et il avale une taffe, observant vaguement les filles allongées sur la plage ; pas de blondes à couettes dans les parages.

La clope clouée au bec, il reporte son attention sur le livre de mythologies. Il l’ouvre à une page au hasard et tombe sur le mythe de la Lorelei. Tiens, il la connaissait pas, celle-là. Lentement, il déchiffre son histoire et comprend rapidement qu’elle n’est rien de moins qu’une sirène allemande qui fait chavirer, par la seule force de sa beauté, les marins qui naviguent sur le Rhin. Et merde tiens, pourquoi il est tombé sur cette histoire de sirène. Foutu Rainer qui s’enfonce partout, jusqu’au plus profond de son intimité. intellectuelle (PUTAIN JE SUIS DÉSOLÉ MAIS JE DEVAIS. JE DEVAIS PUTAIN). L’esprit un peu tourmenté, il relève le regard et se retrouve nez-à-nez avec une très jolie blonde. Qui est loin d’être petite, en fait. Et qui le met en joue et lui demande de lever.ses mains. Charmé par cette introduction inattendue, mais pas pour autant désagréable, le garçon laisse filer une petite exclamation amusée et brandit son livre devant elle :

« Ach, tu veux m’tirer dès le début ? On s’connait à peine… »

Et il glisse un regard amusé au-delà du livre, pour trouver celui de la jeune femme. Puis, gardant sa protection bien placée entre les doigts, il garde ses membres bien bandés devant lui (..Hrm.) et jette à la jolie blonde, le sourire tranquille :

« C’est marrant, je t’imaginais plus petite ».

Mais comme on dit, c’est pas la taille qui compte.
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Adelaid Altmann
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Jeu 28 Aoû - 13:21


Il se protège de son lire dont elle peut alors lire le titre. Les mythologies nordiques. Eh bien, il ne mentait pas quant à son intérêt. Ou alors c’était la pièce d’un grand manège pour lui faire croire qu’il est un autre. Adelaid est de bonne humeur et le fait savoir par son sourire et ses yeux malicieux. En lisant les mails, ces nombreuses réponses, finalement, elle avait pu constater, lorsqu’ils sont passés l’Allemand, que ce jeune homme avait une forte propension aux jeux de mots, plus ou moins civilisé. Elle n’avait laissé aucun commentaire à ce sujet, se laissant même, aller à quelques coups de son côté.  Visiblement, c’était un tic à l’oral aussi. Elle ne se laisserait pas démonter par si peu.

« Ich kenne es viel, du kennst. » Rit-elle. Une petite volute de fumée passe par-dessus le livre, entre les pages et son regard qu’il pose sur elle, la caressant des rétines pour la toute première fois. Son bouclier maintenant, il lance la première attaque. Plus petite. Elle a une taille, moyenne, c’est tout. En plus, elle est sur compensée, donc ça aide. Mais elle n’était pas, TROP grande pour autant. Puis, ça veut dire quoi, trop  grande. Jamais rien n’est trop grand.

« Et moi moins ponctuel. » sourit-elle.  Oui, elle avait pensé qu’il serait en retard. Ils étaient souvent en retard les gens, surtout au pensionnat. Tu dis pile, ils arrivent à quinze. Et encore, s’ils arrivent dans la demi-heure. Bref. Ses mains toujours jointes, notre grande blonde pose ses index sur la tranche du livre, appuyant lentement, mais surement. Le livre entre doucement dans le périmètre de la cigarette qu’il avait toujours entre les lèvres dissimulées. Mais elle ne force pas trop, il serait malvenue d’abîmer la propriété de ce jeune homme qui… en imposait, quand même. Par la tenue, les vêtements, ce masque de papier. Elle serait devant un de ces animés qu’elle aime tant regarder qu’elle se serait permise de le siffler. Seulement, ici, là, maintenant, c’est la réalité. Et dans la réalité, dans l’objectif premier de cette rencontre, c’est son carnet et faire connaissance. Boire un verre, aussi. Dans quel ordre mettre tout ça ?

Adelaid se réapproprie ses membres, les laissant au repos le long de son corps alors qu’elle examine sans gêne Arthur de son prénom. En effet, pas de lunette, cigarette, cravate, lubie de sa mère qu’il a précisée. Un seul livre en main. Pas de sac apparent. Ou pouvait-il mettre son carnet ? Curieuse et impatiente de le retrouver, elle s’inquiétait de son état et de son contenue.

« Tu n’as pas mon cahier avec toi ? » Sa propre voix résonna dans sa tête comme une remarque déplacée. Impatiente, précipitée. Ses dents mordirent l’intérieur de sa joue et la lèvre inférieure. Et dans les cinq secondes qui suivirent cette question, elle tendit sa main, l’arme de fiction abandonnée au profit de ces cinq doigts agiles. Avancés pour faire connaissances, ils attendent le contact de la partie adverse.

Toujours devant le dortoir, on peut entendre une musique venir des chambres. Une grimace amusée s’installa brièvement sur le visage d’Adi. Elle reconnaissait la musique. Une des préférées de Nelly. Sa colocataire sur secteur. Jamais en panne d’énergie. Un mouvement de tête faussement désabusée, elle attrape le livre d’Arthur, regarde la page où il en était et ferme l’ouvrage. « Allons-y avant qu’elle ne me voit. J’donnerais pas cher de notre peau autrement. » Un sourire complice placé, elle attends que ce jeune homme fasse un pas.
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Arthur Madeck
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Jeu 28 Aoû - 17:31


Elle est plutôt bien foutue, l’Allemande. Et élégante, aussi. En temps normal, ce genre de filles aurait fait courber l’échine d’Arthur sans aucune difficulté. Parce que les cheveux or, le regard joueur, le sourire facile, c’est tout ce qui l’allume. Il lui aurait alors payé quelques verres, aurait sûrement craqué pour ses gestes légers et lui aurait raconté un tas de conneries. Peut-être même qu’il l’aurait fait dériver jusqu’à sa chambre. Ou la sienne ; ça n’a aucune espèce d’importance lorsqu’on est face à une jolie demoiselle. Mais aujourd’hui, il n’a pas envie de tomber amoureux d’un corps, même pas pour le temps d’une nuit. De plus, l’Allemagne, il préfère l’éviter un peu pour le moment. Il sait qu’elle est un peu trop dangereuse pour lui, qu’il a tendance à succomber trop rapidement à ses charmes. Alors non, il ne va rien tester. Encore que, peut-être que ça remettrait les choses en perspective d’explorer à nouveau le corps d’une fille. Ca le détendrait sûrement, aplanirait ses questions et lui permettrait de continuer sa route, fier et droit, sans tous ces cailloux sous ses pieds. Oui, faudrait qu’il retente. Mais pas aujourd’hui. Et surtout pas avec une Allemande. Et encore moins avec une pote de son pote. Alors d’un hochement de tête, il fout un coup de pieds au cul à ses pensées et attrape au vol la remarque de l’Allemande sur son habileté à tirer. A voir sa silhouette, il n’en doute pas une seconde. Elle a dû en faire valdinguer, des regards. Elle a dû en faire courber, des échines. Mais il ne peut s’empêcher de lui tendre une pique, juste pour la forme.

« ‘Glaube dich nicht. Deutschen sind zu schüchtern.»

Et il agrandit son sourire. Déjà parce qu’il s’attend à ce qu’elle se foute de sa gueule à cause de son foutu accent de marin breton. Ensuite, parce qu’il sait que cette fameuse timidité, c’est pas forcément valable pour tout le monde. Et il sait ce qu’il dit, de ce point de vue là. Et enfin, parce qu’il retrouve la Petite/Grande des emails. Et il se félicite qu’elle soit tout aussi performante avec ses lèvres qu’avec ses doigts. Dans un mince sourire, il encaisse sa remarque et la laisse tripoter son matos’ du bout de ses doigts. Il la trouve amusante l’Allemande, elle sait s’y prendre. Et ça l’charme ; il a presque l’impression de déjà la connaître, d’être face à sa jumelle. Sûrement les cheveux blonds. Et le regard espiègle. Battant momentanément en retraite, il abaisse son arme de devant son visage et le passe sous son bras. La jeune femme évoque alors son carnet et ça lui met un sacré coup dans la tronche. Parce qu’il l’a complètement zappé, celui-là. Il n’a pas pensé à le prendre avec lui, ses pensées sûrement trop occupées à se cogner contre son crâne. ‘Tain, il a merdé, là. Il se contente alors de se mordre la lèvre inférieure, les sourcils froncés. Il ne va pas lui raconter de mensonges, à la blondinette. Parce que de toute façon, il n’a pas assez d’imagination pour ça. Et qu’il ne veut pas paraître pour un gars qui utilise tous les moyens disponibles pour ramener une nénette dans sa chambre. Parce que ce n’est pas du tout son genre. Parce que lui, il ne force jamais le passage : il préfère que ce soit les femmes qui prennent la chose en main.    

«Scheisse…  Ich hab’ total vergessen. Entschuldigung P’tite, ich bin auch ein bisschen schusselig »

Et il sert doucement sa main dans la sienne, un peu troublé par sa propre impuissance. C’est du Madeck tout craché ça, d’oublier un truc aussi important, de prendre la chose par le mauvais bout. Au fond, il l’espère qu’elle ne va pas trop le prendre mal, la Petite. Ou qu’elle va pas mal interpréter ses intentions. Il lui proposerait bien de fermer les yeux quelques secondes, histoire qu’il puisse courir chercher la bête et la lui foutre ensuite. sous le nez, comme s’il apparaissait par magie. Mais elle ne lui laisse pas le temps ; elle attrape avec agilité son bou.quin et le garde bien au chaud entre ses doigts. Au moins, ça a le mérite de rééquilibrer leur position ; maintenant qu’elle possède une partie de lui, Arthur ne domine plus l’échange. Et c’est tout à son honneur.

Ich werde dein Notizbuch wiedergeben, wenn wir hier züruckkommen werden. Ist es korrekt ? Du kannst also mein Buch als Geisel behalten

Et le sourire au bord les lèvres, il acquiesce joyeusement sa proposition de s’écarter. du pensionnat et de se mettre en rut route pour le bar. Il tire alors une dernière latte, écrase sa clope, puis balance doucement son bâton dans l’orifice (du cendrier). Et il engage le premier pas et s’enfonce avec douceur sur les sentiers de l’école. Un peu naïvement, il se demande si ce serait mal venu de lui payer un petit coup. Parce que ses performances ont du la décevoir. Alors s’il peut la combler par son liquide, ce serait satisfaisant. Pour tous les deux. Alors oui c’est décidé, il lui paiera un petit coup. Après tout, c’est comme ça qu’on fait, quand on est bien élevé. La question torchée brillamment, il reporte son attention sur la jeune femme et passe négligemment une main sur dans sa poche.

Also ma Petite, comment est ma langue ? (Pas le choix du français, le jeu de mots marche pas en allemand) Praktiziere ich sie gut ?

Et il lui tend, à son tour, un petit sourire complice. Il n’a pas l’intention d’en mettre partout, des jeux de mots, mais y’a pas mieux pour s’introduire doucement auprès de l’autre.  Alors il en abuse un peu, d’autant que ça n’a pas l’air d’indisposer la jeune femme. Et parce qu’il ne trouve pas très poli de l’assaillir dès le début avec un flot ininterrompu. de questions. Il préfère y aller doucement ; bien sûr, ça pourra être plus intense après quelques verres, mais pour l’instant il opte pour une introduction délicate. Ça évite d'avoir une panne trop vite.
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Adelaid Altmann
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Ven 29 Aoû - 18:17

Le son à ses oreilles est agréable. Amusant aussi. Par ce que, même si il maîtrisait plutôt bien la langue, l’accent français qui transparaissait était charmant. Sexy, presque. Le livre logé dans le creux de sa main, elle hoche la tête à la question et au sourire de Madeck. Elle le savait, la soirée ne risquait pas d’être ennuyante, à tout point de vue. C’était bien parti. Marchant à côté de lui, s’éloignant ainsi d’un pas vif de la musique et du dortoir, ils prennent ce chemin de la liberté, celui qui mène à la sortie, que nombre d’élève aiment emprunter. Adelaid a attendu de ne plus trop entendre le son de cette musique coréenne qui passe en boucle dans sa chambre depuis des jours pour répondre aux remarques de son camarade. En allemand, pour le faire pratiquer. Doucement.

« De un : Bien. Je garde l’otage. » Elle montre le livre de sa main. « C’est une façon de me revoir ? » elle ne peut s’empêcher de lui tirer la langue, amusée par sa propre question et son sous-entendu. C’était bateau, cliché, mais qui sait, il était peut être comme ça. Dans le cas contraire, il jouerait la carte de l’humour sans s’offenser. « De deux. » après avoir retenue ses lèves de s’étirer d’avantage, « Ta … langue est correcte et ton accent est tout à fait adorable. Puis ça reste agréable d’entendre parler comme à la maison. » La moyenne blonde était sincère. Elle pourrait se blottir dans un pouf chaud, douillet, confortable et l’écouter parler avec ce petit accent français pendant des heures. Pareil pour Rainer et Nelly-pi. Nostalgie du pays, certainement. Nostalgie qu’elle chasse d’une grande inspiration avant de glisser le livre dans son sac, le rangeant correctement. Pour la première fois depuis qu’elle amis un pied dehors aujourd’hui, elle constate qu’elle avait bien fait de ne pas prendre de veste. L’air est doux et le vent agréable. Peut-être que, s’il y en avait une, ils pourraient se mettre en terrasse, dans ce bar au nom aguicheur. D’ailleurs.

« Tu vas souvent à ce bar ? » Pour sa part, elle ne sort pas beaucoup, comme déjà mentionné. Et la bière, il fallait être majeur pour en boire à loisir ici non ? En Allemagne, c’était bien différent. Car oui, elle a envie d’une bière, s’ils vont dans un bar. Nostalgie, j’vous dis. Un pas, suivit de plusieurs autres. Elle laisse ses jambes s’allonger, son talon percuter le sol alors qu’elle réfréné les questions et conversation qui s’agglutine dans son esprit. Par écrit, c’est plus simple, tu notes dans un coin, tu copies, colle, argumentes, tu classes et met dans l’ordre. Dans la vraie vie de la réalité, les échanges oraux ne sont pas sous le même protocole. Le portail est en vue. Quelques foulés et ils seront sortis. « Hm, pour savoir, il y a une heure de fermeture du portail ? » Question purement informative. Elle n’avait jamais poussé ses limites de sortis jusqu’à tard dans la nuit.
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Arthur Madeck
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Lun 1 Sep - 3:56

'Azy, je balance tout:
 

Elle lui plaît bien, l’Allemande. Parce qu’elle entre dans son jeu, parce qu’elle ne s’offusque d’aucun de ses jeux de mots indécents. Au contraire, elle renchérit, ne se laisse pas passer dessus sans rien dire et s’amuse autant que lui dans cette pratique orale. Alors ça le charme, forcément. Il se dit qu’il a bien fait de trouver ce carnet, que sans ça, il aurait peut-être pu passer à côté de quelque chose. Ou du moins, qu’il serait passé à côté d’une bonne bière. Et d’une charmante compagnie. Et maintenant qu’il y pense, ça l’aurait vraiment emmerdé d’aller prendre un coup tout seul. Parce qu’à deux, c’est quand même bien plus plaisant. Et puis, ça rapproche un peu. Il jette un petit regard vers l’Allemande et laisse échapper un petit sourire moqueur. S’il avait gardé son cahier seulement dans le but de la revoir ? Voyons, les Bretons ne sont pas comme ça, Adelaid. « Hm. J’pense que c’est plus pour t’emmener subtilement dans ma chambre. J’uis Français, après tout. » Et il tend son sourire vers le ciel. Ca le fait doucement marrer de raconter autant de conneries, de dire des trucs auxquels il ne croit pas du tout. Parce que ce n’est pas vraiment son genre d’être si peu subtil. Il est peut-être un peu (beau.coup) volage, mais pas maladroit au point d’écrire des scénarios complètement fous pour allonger une fille. Et ce, aussi jolie et allemande fut-elle. Alors il continue de sourire, se permet de se demander s’il n’a pas reçu un espèce de malédiction à la naissance, une espèce de mauvais sort qui l’oblige à courber l’échine devant tous les Allemands qu’il croise. Et ça élargit un peu plus son orifice buccal. En fait, le Gars d’en Haut, celui qui est crée le monde sur son petit nuage, il devait être complètement bourré à la bière allemande quand il l’a dessiné. Et tu vois, dans son ivresse infinie, il aurait balancé un jet de bière sur sa gueule du crétin qu’il était entrain de modeler. Et comme il était trop bourré pour se rendre compte de sa connerie, il aurait simplement essuyé son jus avec un mouchoir et aurait laissé une fine trace de péché germa-nique sur son croquis. Ca expliquerait pourquoi lui, Arthur Madeck, le connard qui s’est pris la giclée du bon Dieu en pleine tronche, court sans cesse derrière ces fiers descendants des peuples saxons. Oui, en quelques sortes, tout se tient.

Sans presser le pas, il emprunte les chemins étroits de l’internat, l’oreille attentive à la jeune femme. Il sourit aux compliments qu’elle lui adresse quant à l’agilité de sa langue, mais ne peut s’empêcher de se demander si elle ne se fout pas un peu de sa gueule, la Petite. Parce qu’il sait très bien qu’il trébuche sans cesse sur les « R », prononce des « h » inexistants, multiplie les maladresses grammaticales et n’arrive que très difficilement au point G-éosyntaxique qu’il s’est fixé. Mais bon, si elle dit que c’est mignon. Si elle dit que ça fait du bien, que malgré ses tâtonnements linguistiques, il la comble, c’est tant mieux. Le regard coincé entre deux chemins, il passe une clope entre ses lèvres et répond avec sa légèreté naturelle : « Content que ma langue agisse favorablement sur tes sens, ma Petite ». Et glisse un autre sourire joueur sur ses lèvres. Encore. A croire que l’Allemande excite son envie. de foutre. des double-sens partout. Le geste lent, il attrape son briquet, ce petit engin de couleur rose, passe tranquillement son doigt sur le capuchon et le caresse légèrement pour en faire sortir des étincelles (HRM. JE M’ÉGARE). Puis il allume son bâton de nique nicotine et tend son paquet (HRM²) vers l’Allemande. Par politesse, juste au cas où qu’elle voudrait se faire plaisir. Faudrait pas lui faire croire que les Bretons ne sont pas généreux. Tranquillement, il avale une première bouffée et envoie vers le Ciel les contours arrondis de sa fumée. Il la contemple s’envoler en l’air, puis retourne son attention vers l’Allemande. Elle parle beaucoup, la Petite. Oh bien sûr, lui, ça le dérange pas. Au contraire, ça lui permet de s’abandonner à ses lèvres, à ne pas réfléchir au comment s’y prendre pour que leurs contacts soient agréables. « J’y traînais souvent, ouais. Parce que j'aime bien finir mes semaines à quatre pattes » . Et il tire une nouvelle fois sur sa clope en souriant. Il ne sait pas trop pourquoi il a su.bite.ment délaissé ce pub. Parce qu’il est plutôt sympa, avec son vieux piano au fond, avec ses musiques un peu paillardes et avec ses serveuses aussi jolies que vides. Sûrement l’insatisfaction d’être toujours introduit auprès des mêmes personnes. Oui, ça doit être ça.

Le portail dépassé, il jette un regard vers les rues populeuses de Kochi. Sans hésiter, il se dirige vers le centre-ville et répond à la question de l’Allemande par un haussement d’épaules. « Ca n’a pas d’importance, y’a juste à passer par la plage. Alors au pire, on se mouillera un peu afin de pouvoir rentrer plus facilement. ». L’Allemande prendra bien prendre ce qu’elle voudra de ses dires. Lui, il se contente de sourire comme un idiot. Il va finir par en avoir mal aux joues, le Breton, à contenir autant de plaisir entre ses lèvres. Mais il s’en fout, il se laisse aller avec cette fille. De toute façon, ce n’est pas comme si elle ne le provoquait pas. Le geste lent, il inspire une nouvelle bouffée de fumée et pénètre tout aussi doucement dans l’étroite ruelle qui mène au bar. Le problème avec un Arthur sobre, c’est qu’il est assez peu efficace lorsqu’il est question de discussion. Parce qu’il est de nature très lente, qu’il ne s’immisce que par à-coup discrets dans l’intimité de l’autre, et surtout, parce qu’il ne s’embarrasse pas vraiment des trous. Au contraire. Mais pour cette fois, il fait des efforts. Sûrement parce que l’Allemande éveille un petit quelque chose en lui. « Eh dis-moi ma Petite, tes doigts, est-ce qu’ils aiment tripoter un instrument ? ». Un nouveau sourire, vaguement moqueur se dessine sur ses lèvres. C’est sa façon à lui de demander si elle pratique un instrument, si elle a des doigts agiles. Comme ça, juste pour savoir. Parce que de toute façon, à chacun son truc. Si lui c’est de frotter les instruments, peut-être pas pour elle. Au pire, il pourrait bien l’introduire à ce plaisir. Où elle veut, quand elle veut.
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Adelaid Altmann
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Jeu 4 Sep - 16:21

Pour l’emmener subtilement dans sa chambre par raison des fluides qui coulent, glissent sous sa peau ? Adelaïde souriait. Il n’était pas sérieux, elle se doutait bien, l’espérait, peut être. Etrangement, elle stressait beaucoup moins que ce à quoi elle s’attendait en sortant de sa chambre, de son petit cocon de sécurité pour aller à la rencontre première d’un amas de pixel. Et cette vision plus que réaliste était assez étrange. Banal, mais étrange. Comme quoi, c’est deux termes s’emboitent plutôt bien. Son cahier, elle le récupérait en rançon. Elle n’était pas perdante. Au contraire, elle pourra potasser le livre de mythologie qu’elle a bourré.dans son sac. Histoire de combler ses trous. Enfin, ses lacunes. Mais en attendant, ce n’est pas dans sa chambre qu’elle l’introduit, mais dans le dédale de chemin que comporte l’établissement. Et sur ceux-ci, on lui propose une cigarette, que notre blonde refuse d’un signe de tête. Ce n’est pas qu’elle ne veut pas, c’est surtout qu’elle ne sait pas faire. Vraiment, j’assure la véracité du fait. Elle a toujours peur du ridicule en crachotant ce qu’elle a longuement avalé.

« Tu devrais pouvoir user de ta langue plus longuement au cours de la soirée. » sourit-elle assuré. Pas de sous-entendu voulu. Mais dans sa tête, ca fait des « waouh ma cocotte, j’te pensais pas comme ça ». L’étonnement qu’elle se porte n’à d’égal que la longueur de ses cheveux. Il faut dire qu’elle s’amuse, notre Allemande. En ce moment, ça arrive beaucoup, avec les personnes qu’elle rencontre, et elle est bien heureuse de ne pas s’ennuyer dans ce pays.

C’est à l’entrée grande ouverte de la porte qu’elle pose ses deux questions, sur le bar et la porte. Pour la première Arthur avoue qu’il y trainait souvent. Finir… a quatre pattes ? La blonde laisse couler un rire amusé, sans jugement et l’image d’un grand gaillard à cravate, sous une table à chercher des lunettes qu’il n’a pas. Amusant, vraiment. D’un mouvement d’épaule, il répond à la deuxième, comblant ainsi ses lacunes informatives à défaut d’autre chose. Passer par la plage, la nuit tombé. Ce n’était pas une mauvaise idée. Secouant la tête et la longueur de ses cheveux par la même occasion, elle sourit à ces mots qui s’alignent pour dire tout et rien, cela qu’on les prenne dans un sens, ou l’autre. Tout est permis avec le vocabulaire. Le bruit de la ville se fait entendre à mesure qu’ils avancent, qu’ils pénètrent doucement dans ce capharnaüm nocturne.

Un virage, un angle, le chemin n’est pas droit pour la quête du liquide. A quelques mètres, elle voit la lumière d’un bar, quelques clients à l’entrée. Alors c’était là. Ce n’était pas vraiment loin, finalement. Elle ferait des allers retours plus souvent. Si elle trouvait quelqu’un à faire entrer avec elle. Alors que note jolie blonde toute apprêtée pose un pied dans l’antre du bar, il lui demande si elle et ses dix doigts aiment tripoter.un instrument. Non, elle ne joue de rien en particulier. Finissant d’entrer son corps complet dans la grande salle, elle pose une main sur son bras, ses cinq doigts tapotant sa chemise les uns après les autres. Un énorme sourire au visage. Son plaisir, elle, ne le contient pas. Elle aime le partager et ne se prive de rien à ce propos.

A l’intérieur. Du bar, hein, damoiselle Altmann cherche un tabouret au comptoir et en trouve un qui semble l’appeler, l’attirer. La sirène de l’établissement, ce coussin sur un pied élevé. Elle récupère son bras, ses doigts et va poser son postérieur sur ce tabouret. Elle grimpe, laissant ses jambes pendre dans le vide, son sac sur le bras du tabouret, elle regarde Arthur au milieu de tout ce monde. Car il faut le dire, il n’était pas vide. Assise sur son perchoir, l’animal blonde tourne et tourne la tête pour regarder l’environnement. La soif monte doucement dans sa gorge, elle se mordille la lèvre d’envie. Cette envie de bulle, d’alcool, du goulot aussi.

« Tu me guides ? Je te laisse commander.pour moi. Ils ont de la bonne.bière ? Une blonde peut être ? » Sourire taquin. Lui, que buvait-il ? Accoudée au comptoir, elle attend qu’il s’installe. Sur un perchoir ou restant debout. Assise, en hauteur, elle ne le dépassait que de très peu. Trop ou assez ? « Et sinon, Arthur. Deux questions. Quelle chambre à tu ! comment j’peux trouver si tu me le dit pas. J’vais pas toquer à toutes les portes. » Une moue boudeuse. Elle attrape la cravate de Madeck, tirant dessus en souriant. « Et en quoi, ça, c’est une lubie de ta mère ?"
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Arthur Madeck
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Sam 6 Sep - 4:30


L’Allemande affirme ne pas toucher d’instrument. Comme c’est dommage. Lui qui pensait que tous les Allemands étaient familiers avec cette pratique, il est presque déçu.  Il hausse des épaules. Il lui apprendra, si n’y a que ça. Sans demander la permission, il jette un coup d’œil à ses petites mimines, afin de déterminer quel genre d’instrument elle pourrait tenir sans contrainte entre ses paumes. Ses doigts sont plutôt longs, fins et ont l’air agiles. Oui, ils pourraient très bien s’accorder avec un gros instrument. Genre le sien. Genre un  piano, quoi. Il laisse échapper un petit sourire sur le coin de ses lèvres. Il lui fera tester son instrument tout à l’heure, parce qu’il n’y a rien de mieux que la pratique pour se donner une idée de compétence naturelle d’une personne. Oui, il la testera avec son instrument. Il lui laissera plusieurs minutes pour lui montrer ce qu’elle est capable de faire, ce qu’elle est capable d’en sortir. Mais à vrai dire, il est presque certain qu’elle saura s’y prendre comme un chef. Il ne se fait pas trop de souci pour ça. Au pire, il guidera sa main là où il faut. C’est pas plus dur que ça. Enfin si, mais il lui fera croire que non, pour que ça passe mieux.

Du bout des doigts, il enfonce son bâton dans l’orifice du cendrier à l’entrée du bar. Une fois sa tâche terminée, il sent les doigts de la jeune femme se resserrer sur son membre, afin de l’emmener plus vite à l’intérieur. du bar. Ce rapprochement soudain ne lui déplaît pas, il lui rend même son sourire. Il aime bien son sourire, à l’Allemande. Il est engageant, on aurait presque envie de le connaître plus profondément. Mais il a toute la soirée pour la connaître plus en profondeur ; chaque chose en son temps. Et pour l’instant, le moment est à la pénétration de ce milieu chaud et humide qu’est le bar. Alors il emboîte. le pas de l’Allemande et la suit jusqu’au comptoir. Son sourire s’élargit, il sent qu’il va vraiment aimer cette nana. Parce qu’elle le prend par les sentiments, qu’elle prend les devants sans commettre de faux-pas et surtout parce qu’elle semble aimer prendre son pieds dans la même position que lui. C’est-à-dire accoudé à un comptoir de bar miteux. Sans se faire prier, il s’approprie donc un tabouret en bois et se hisse jusqu’à son sommet. C’est bon d’être au-dessus, quand même. Ruisselant. de joie, il jette un regard vers le truc imposant qui se tient sous son nez. Il le saisit d’une main experte et lit ensuite tranquillement cette carte des consommations. Hm, ces coups potentiels sont plus tentants les uns que les autres. Indécis, il passe sa paume sur sa c… Cuisse. Et accepte d’un hochement de tête la proposition de l’Allemande. C’est vrai qu’une blonde, ce serait agréable à s’taper.

« Une blonde ? Pourquoi pas, on est jamais déçu avec elles. »

Et il lui adresse un petit clin d’œil. Puis, d’un geste de la main, il fait signe au barman de (se) pointer. Ce n’est pas trop son habitude d’avaler du liquide allemand (... HRM), lui qui préfère le jus irlandais. Parce qu’il n’y a rien de meilleur qu’un bon whisky, tout le monde le sait. Mais il commande quand même leurs deux bières, préférant commencer tranquillement. Il ne voudrait pas que ça lui rentre tout de suite dedans. Ce serait dommage, un peu trop précoce et sûrement très décevant. Et il ne veut pas décevoir l’Allemande en finissant trop rapidement. Question de fierté.

Le Barman prend leur commande et s’affaire à ses tuyaux. de bières pression. Il en tire le jus salvateur et Arthur le regarde faire. Il grimace un peu en voyant qu’il en fout partout, qu’il fait trop mousser le truc, mais il ne dit rien. Après tout, ce n’est pas lui le spécialiste. Mais quand même, il ne peut s’empêcher de penser qu’il s’occupe mieux des liquides que  ce type. Enfin. Façon de parler. Il aurait pu cogiter longtemps sur cette idée de savoir-faire, de coup de main, mais l’Allemande le ramène les pieds sur Terre. Il se concentre quelques secondes sur ses lèvres, ricane légèrement quand elle prononce son prénom avec ce léger accent allemand qu’il affectionne particulièrement, puis se redresse. sur son t’as bourré tabouret. Elle lui demande son numéro. de chambre. Il trace un léger sourire sur ses lèvres. « Pourquoi tu veux tant savoir, ma Petite ? ». Il se redresse légèrement sur ses coudes et plonge son regard dans ses seins dans le sien. « J’aimerais bien t’aider dans ta tâche, mais je suis impuissant sur ce coup-là. J’connais pas le numéro de ma chambre ». Il hausse les épaules, l’air désolé. Mais la demoiselle ne se démonte pas, elle reprend les choses en main. Oui, finalement, peut-être qu’il ne va pas rester impuissant trop longtemps, en fait. Elle attrape sa cravate, l’obligeant ainsi  à se tendre. légèrement vers elle. Un peu surpris par ce tâtonnement imprévu, il ne réagit pas tout de suite. Il se laisse faire, c’est tout. Ce n’est que lorsque le barman dépose leurs bières devant eux qu’il reprend sa chose en main. Parfois, il peut être très long. Pour votre plus grand plaisir. «  Ma génitrice a ses névroses. Comme celle de croire qu’un homme, ça ne doit porter que des costards. Faut pas chercher, c’est juste une bourgeoise qui se la joue aristo’. Mais comme chez les riches, on est tous un peu consanguins, faut pas s’étonner que ça déconne là-dedans ». Le regard résigné, il tape son index contre sa tempe et lève. ses yeux vers le ciel. Bien sûr, il pourrait parler des heures des névroses de sa génitrice. Comme celles de lui faire tripoter un piano. Ou de lui interdire de prendre la barre. d’un bateau. Mais il a pas trop envie de penser à sa mère, pendant qu’il fait des trucs avec l’Allemande. Parce que ça aurait le mérite de retirer toute son ardeur. Alors il retire les doigts de l’Allemande de sa cravate et en profite pour en desserrer légèrement la pression. Et quand finalement, ça passe mieux, que l’air s’engouffre plus facilement dans sa gorge, il tend ses doigts vers les pintes de bière. Et, avec agilité, il en tend une à l’Allemande, puis calle la sienne bien confortablement dans sa main. Il faudrait pas qu’elle lui glisse entre les doigts, celle-là.

« Prost, Ma Petite ! Ou comme on dit chez moi : "A la tête, au cul et que ça glisse !" »

Et il frotte son truc contre celui de l’Allemande et sourit plus largement. Il prend ensuite une  gorgée de sa blonde India Pale Ale (IPA). Parce que lui, il préfère les blondes à fort caractère, comme les IPA. C’est comme ça, il n’y a qu’elles qui lui font tourner la tête. Il n’y a  qu’elles qui suce.ite son intérêt. Avec lenteur, il avale sa première gorgée. Elle est plutôt bonne, cette Blonde. Et là, il ne parle pas de l’Allemande. Encore que.

«  Bon, à moi maintenant. Alors, déjà : qui partage ta vie ? J’parle de famille, de copain, tout ça quoi. Ensuite, deuxième question : y’a quoi dans ton carnet ? »

Avec agilité, il tâtonne les pieds de son tabouret du bout. des orteils. La première question, c’était juste pour en savoir un peu plus. Parce que si lui s’était dévoilé, elle, elle ne s’était pas du tout mise (à) nue devant lui. Et ça l’embête un peu, il veut savoir ce qu’il y a en-dessous. La deuxième, c’est parce qu’il n’a pas osé regarder ses dessins. Parce qu’il trouvait ça malpoli de s’immiscer dans l’intimité de quelqu’un sans y être invité. Il n’aurait pas aimé qu’on foute ses doigts partout sur son instrument sans qu’on lui demande la permission au préalable. Question de principes.
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Adelaid Altmann
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Ven 12 Sep - 17:12

Lui aussi prends de la hauteur. Allaient-ils redescendre de sitôt ? Elle en doutait sincèrement de toucher terre avec cet homme-là. Et pourtant, elle n’avait pas encore commandé. Pour ça, d’ailleurs, vu qu’on en parle, il était d’accord qu’avec une blonde, ça passait tranquillement, comme une lettre à la poste. En voilà un bon bonhomme. Adelaid qui avait posé ses deux questions, histoires d’engager la conversation tout en jouant avec l’appendice noir d’Arthur, lui répond avant qu’il n’ouvre à nouveau la bouche.

« C’est une valeur sûre, ces blondes-là. » Notre blonde à nous salivait déjà à l’idée de sentir le liquide frais glisser sur sa langue et ses lèvres. Entrer d’un coup de déglutition dans sa gorge et se sentir parcourir de picotement. Elle s’en mordrait la lèvre si son partenaire de soirée n’avait pas gloussé à ses questions. Pourquoi elle voulait tant savoir ? Prenons là à l’envers, la question. Pourquoi ne saurait-elle pas ? Oui. La réponse était moins évidente. Mais Madeck semblait décidé à ne pas lui offrir ce qu’elle voulait et la laisser mariner dans son jus. Peu importe, elle le saurait, à un moment ou un autre, fut-elle obligée de sortir pipe et béret. Il hausse les épaules et Adelaid lui sourit. « Je saurais te faire cracher le morceau, t’en fais pas. » Douce promesse. Du bout des doigts, elle caresse, tortille ce textile noir en fixant son propriétaire alors que les deux choppes sont posées à côté d’eux. Elle ne s’était pas occupée de leur préparation, doutant du service correcte dû à ce liquide depuis des générations. Et de toute façon, elle l’avalerait coute que coute.

Il lui retire son jouet, laissant sur son visage la trace.d’une brève déception accompagner de la raison de cette cravate. Qu’il dessert, lui laissant du mou. Adelaid se rendit compte que c’était un geste qu’elle appréciait, une scène qu’elle aurait voir encore et encore. Un petit effort pour garder ses dents hors de contact de sa propre lèvre. « Pourquoi tu les portes vraiment ces costards ? Ta mère est dans le coin et te surveille dans tous les coins ? T’as pas autre chose dans les tréfonds de ta chambre ? » Dans l’esprit d’Adelaid, Madeck pouvait faire ce qu’il voulait, il était assez grand et un jean tee-shirt pouvait lui aller tout aussi bien. Après tout, ils vivaient dans un pensionnat et buvait au comptoir, pas dans un château autour d’une table de six mètres de long. Sur ce comptoir d’ailleurs, est tendu.sa bière. Ravie, elle l’empoigne, croisant les jambes sur ce haut tabouret. Le bras en l’air, elle trinque avec lui. « Prost ! ».

Ma petite semble être définitivement son petit nom. Ce n’était pas désagréable mais elle ne s’y était pas totalement habituée. Un peu de temps est nécessaires, surement. Elle comprenait ce nom, mais pas la phrase comme chez lui. Elle rien en l’entendant mais secoua la tête. « J’ai peur de ne pas comprendre ta phrase. Qu’est qu’on dit chez toi ? ». Elle le regarde et avala une longue gorgée. Ses paupières se ferment alors que le liquide frais passe dans sa gorge. Un sourire dépasse de la commissure de ses lèvres. Un bout de son pays, ca lui manquait. « très bon choix. » elle avait ouvert les yeux à temps pour recevoir le flot.de question retour d’Arthur. Un échange équitable.

« Alors ; Déjà. J’ai deux parents, étonnement pas divorcés, pas de frère et sœur ou d’animaux de compagnie. Seulement une espère d’extraterrestre rembourré, mais j’en parlerais quand j’aurais bu un peu plus. » Leger rire. Parler de son petit Marty en peluche n’était peut-être pas une bonne idée pour avoir l’air de quelqu’un stable. « Pas de copain, ni ici, ni là-bas. Et toi, une attache amoureuse quelque part ? Outre la mer ? » Notre jolie blonde lui tire la langue avant de la replonger dans son verre avant de reposer sa bière sur le comptoir, ses ongles jouant sur le récipient. Elle accuse ensuite la question suivante, levant les yeux au ciel pour chercher ses mots, résumer ce qu’il contenait. Elle appréciait qu’il ne l’ait pas ouvert bien qu’elle ne lui en aurait pas voulu s’il était entré dans son intimité au fil des pages.

« Et entre ces pages, un peu de tout. Des idées, des collages, de bout de magasine ou des idées de tenues. J’aime assembler couleur et tissus, réinventer une civilisation a partir d’un morceau de tissus. J’sais pas si c’bien clair. Le voir est plus compréhensible parce que finalement, tout ça reste dans ma tête et si j’avais pu l’exprimer avec des mots, ce serait un texte, et non pas un amoncèlement de papier et tissus. » Elle rit doucement, pas certaine de se faire comprendre. « Je te montrerais, quand on fera l’échange de nos otages. » Ce qui signifiait se voir une autre fois. A nouveau ici, peut-être, dans cet âtre chaud et convivial. Ou dans une des chambres, pour connaître le numéro de l’autre. Celui de la chambre, j’entends.

Avant de poser à son tour quelques questions, elle récupère ses dix doigts et se penche vers Arthur, pose son pouce et index sur le nœud de la cravate qu’elle resserre lentement, lui souriant avec amusement. Ca lui trainait dans la tête depuis quelques minutes déjà, juste pour l’embêter, revoir la scène que finalement, elle aimait bien. Et puis, s’il disait quelque chose, elle pourra prétexter qu’elle ne tenait pas l’alcool. Après deux gorgées. Crédible, pour une allemande. Aucuns mots ne franchis ses lèvres humides pour justifier cet acte mais elle cacha son sourire totalement amusé sur les rebords de son verre. Si elle devait cacher ses sourires ainsi, elle allait avoir besoin de plus d’une bière.

« A mon tour. » Elle finit sa gorgée et s’appuie sur le fond du tabouret, un coude sur le rebord du comptoir, la tête légèrement penchée. « Un : Tu t’entends bien avec ta sœur jumelle ? » Elle ne pouvait pas savoir ce que cela faisait d’avoir un frère et une sœur et demandait souvent l’impression de ceux qui en avait. « Deux : Tu as déjà navigué ici ? » Après tout, ils ont une plage juste à coté du dortoir. Et à cette idée, à l’image du sable, de l’eau, immense étendue, Adelaid eut comme une grande envie de s’immerger, de sentir le liquide passer par tous les recoins de son corps, fraichement. Et avant qu’il ne réponde, elle attrape son regard et demande d’un air sérieux : « On rentre assez tard pour passer par la plage hein ? » Demande implicite plus qu’une réelle question.

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Arthur Madeck
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Dim 14 Sep - 1:53


L’Allemande est remplie. de questions. Ca bouge là-dedans, elle en a plein la gorge. Et Arthur, ça lui étire un autre petit sourire. Parce que c’est pas souvent qu’on s’intéresse autant à sa b… pomme., qu’on désire se remplir jusqu’à la moelle avec ses histoires. Il avale une gorgée de sa blonde, se laisse immerger par son doux liquide parfumé et se dit que oui, les Allemandes sont certainement les meilleures. Il lève son verre à la hauteur de ses yeux, décale sa tête et compare la couleur du liquide avec celle de la chevelure de la jeune femme. Il sourit un peu plus ; les deux couleurs concordent. Alors il se demande s’il y a un lien entre la bière et les cheveux des Allemands. Si c’est parce qu’ils boivent trop de bières que la majorité a des cheveux d’or. Oui, ça doit être ça. Ca se tiendrait. Il redescend. son matos’ vers le bas, puis le dépose sur le comptoir. La jolie blonde lui a demandé s’il se tapait toujours ces costards ; il réalise alors seulement que, techniquement, il ne serait pas obligé de le faire. Parce qu’avec les bourses bien garnies qu’il possède, il pourrait prendre. tout ce qu’il désire, dans les magasins. Il hausse lentement des épaules. En fait, c’est pas comme si les trucs comme la mode l’intéressaient. Non lui, il préfère les choses bien plus profondes. Comme se taper une blonde au beau milieu d’un bar. " J’ai que ça en stock, ouais. J’y connais rien en fringues de toute façon". Et il profite qu’elle avale son liquide pour répéter tranquillement son petit dicton de boisson. Il s’complaît ensuite à le regarder avaler, se félicitant silencieusement de la voir se délecter autant du liquide qu’il lui offre en quantité. Parce qu’Arthur, ça lui prend pas grand-chose pour lui foutre. la banane. Et même s’il sent qu’il va devoir essuyer une ardoise impressionnante ce soir, il s’en fout. De toute façon, faut bien qu’il la chauffe un peu, sa carte bancaire.

Le liquide au bord des lèvres, il l’écoute lui raconter sa vie. Il esquisse un léger sourire quand elle évoque le fameux « Marty » et note soigneusement l’information. Parce que c’est sûr qu’il va lui en demander plus, vraiment plus, lorsqu’il aura réussi à la bourrer avec le liquide qu’il lui fait avaler. Il se tend néanmoins un peu lorsqu’elle évoque les sentiments. Alors il avale une gorgée, avant de répondre. Comme ça, juste histoire de se donner du courage, histoire de prendre le taureau par la corne. " Pas d’attache, non ". Coït ? Quoi ? Oui, c’est pas bien. de mentir, mais pour le moment, il est pas assez plein pour lui raconter toutes ses histoires. D’autant que ça risquerait de mettre la pucelle à l’oreille de l’Allemande, lui faire comprendre qu’il n’est peut-être pas quelqu’un de très fréquentable. Et il a pas envie de la faire fuir, la Petite. De toute façon, elle ne s'étend pas. sur le sujet. Elle passe déjà à un autre morceau.

Alors comme ça, elle réinvente le monde avec des bouts de tissus. Il se prend une nouvelle lichette et écarte un peu plus son sourire ; parce qu’au fond, il fait la même chose avec ses contes. Il aurait bien ruminé son con.stat, mais la jeune femme l’empêche de lui soumettre son flux. Sans préliminaire, elle tripote son bout de cravate et resserre tranquillement son nœud. Il lève un sourcil interrogateur, ne comprend pas trop pourquoi elle le touche ainsi. Mais il la laisse faire, la regarde emprisonner son bout. de tissu entre ses doigts, sans vraiment songer à stopper ses gestes somme toute agiles. En fait, ça le fait plutôt marrer. Elle lui rappelle sa sœur, celle qui prend toujours un malin plaisir à tester sa patience. Mais si l’Allemande tente de tâter sa patience, elle peut toujours attendre pour la faire sortir ; parce que c’est clair qu’il ne la laissera pas sortir ce soir. Avec douceur, il ricane tranquillement à ses manières, puis passe deux doigts entre sa chemise et son cou. C’est qu’elle l’a bien serrée, la Petite. Il jette un regard vers ses doigts, l’oreille attentive à ses questions. Il desserre à nouveau sa cravate, fait sauter le premier bouton de sa chemise et jette un regard vers l’Allemande. Il fait ensuite glisser ses doigts vers sa poche, la tripote quelques instants et en fait finalement sortir son engin. Son téléphone, quoi. Avec cette lenteur qui lui est propre, il cherche tranquillement une photo de sa sœur. Il les fait défiler, ignore volontairement celles où elle arbore des traits fatigués, où son regard semble bouffé par des questions sans réponse. Parce qu’il n’a pas envie de tout expliquer, parce qu’il n’est pas assez bourré pour lui raconter ses petits soucis de famille. Et quand finalement il en trouve une à son goût, il lui met sous le nez. " Tiens, c’est elle ma sœur. Et oui, on s’entend très bien. Enfin… Ca dépend des sujets, en fait ". Il sourit tranquillement et dépose son téléphone sur le comptoir. Il attrape sa bière et prend une gorgée. Il pourrait raconter dix milliard de trucs sur sa sœur, si on le laissait s’enfoncer. dans l’sujet. Il pourrait évoquer son courage, ses cheveux trop blonds pour être vraiment bretons, son regard taquin qui pousserait quiconque à lui offrir le ciel et toutes les étoiles de l’univers. Mais il le fait pas, garde tout ça pour lui. Parce qu’au fond, il ne veut pas couler. cette soirée. Toujours sans se presser, il desserre un peu plus sa cravate, souriant légèrement à la jeune femme. " Ouep, j’ai déjà pris la barre, ici. La dernière fois c’était avec Rainer, en plus". Il lui adresse un léger clin d’œil et sourit un peu plus, se remémorant vaguement sa dernière expérience. Ca avait été génial, dans tous les sens. du terme (hrm). Il lui donne ensuite un léger petit coup sur l'épaule, comme le pote de comptoir qu’il joue momentanément, puis se penche légèrement vers elle. Le sourire complice aux lèvres, il lui fait signe de s’approcher un peu, puis accepte finalement sa proposition, non sans entrain : " Bien sûr que je vais te  mouiller avant de rentrer. Tu m’prends pour qui ? Pour un Allemand… ? ". Et il rit doucement. Il se rapproche un peu plus d'elle, attrape de sa main (a)droite son liquide. "En parlant d’Allemands… J’ai entendu dire qu’ils avaient la descente facile… Tu me permets de vérifier ? ". Et sans être invité, il frotte sa bi… ère contre celle de l’Allemande et trinque une nouvelle fois. " Allez, cul-sec ma P’tite ". Il lui adresse un petit clin d’œil et avale tout d’un coup. Faut dire qu’il a l’habitude de se taper des gros calibres. Avec lourdeur, il fait retomber son verre sur le comptoir et fait signe au serveur de se ramener. Parce que la bière, c’est bien gentil, mais au bout d’un moment, il faut passer aux choses sérieuses. Il sait déjà comment il va s’y prendre. Au fond, l’Allemande a de la chance d’être tombée sur lui : il lui paie ses coups et l’introduit auprès de nouveaux trucs. Sans vraiment lui demander son avis, il commande deux Blow Job*. Et il sourit un peu plus. Parce qu'au fond, ça lui fait du bien, ça le dé.tend de jouer à ce petit jeu avec l'Allemande.

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Adelaid Altmann
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Lun 29 Sep - 9:53

Le verre à la main, Adelaid fait une synthèse de toutes les réponses que son pote de bar lui à faite. Du début, pour ne pas perdre le fil, toujours dans le même chemin, pénétrant dans les tréfonds de son cerveau. ‘Voyez. Ses costards, son ensemble chemise et cravate, qui lui allait bien, il ne faut pas dire le contraire. Il n’a que ça en stock ? Pas même un tee-shirt qui prends la poussière, un vieux logo de super héros ? L’idée fit ricaner la jeune fille qui, après avoir resserré la cravate se demandait si elle n’aurait pas dû déchirer les boutons du tissu pour voir si un costume différent ne se cachait pas dessous. Mais il n’est pas l’heure de commencer à vouloir le déshabiller. Certainement pas en plein milieu d’une première bière. Notre blonde, la jeune fille, pas le verre, hein, décroise ses jambes pour passer l’autre dessus.

D’ailleurs, une gorgée supplémentaire glisse dans la gorge de notre petite. C’est frais, ça pétille, ça la caresse de l’intérieur. Elle est ravie d’être là. Ensuite, il répond à ses questions sur lui. Sur ses attaches. Il n’en a pas. Sa tête se penche légèrement. Dommage, elle aurait aimé entendre les histoires tumultueuses de sa vie amoureuse. Une autre fois, peut-être. Adelaid pose ses yeux sur les mains de Madeck qui desserre sa cravate, une nouvelle fois. Puis fait sauter.un bouton de sa chemise. Elle cache son sourire dans sa bière. Leurs regards se croisent, Adel est plus qu’amusée. Il cherche son portable, pour lui parler de sa sœur. Concentré, il met quelques secondes avant de lui mettre son engin sous le nez, lui montrant une photo de sa sœur, donc. Elle est jolie. Ils se ressemblent, un peu. Elle est blonde, ce qui éclaire son visage, contrairement à Madeck. « Comme tout le monde ». Lâche-t-elle sur leur entente. Elle n’a pas de frère ou de sœurs, mais c’est comme ça de partout, on s’entend bien à certaines heures, d’autres, beaucoup moins bien.

Du coin de l’œil, elle avise le téléphone, posé sur le comptoir. Elle aimerait fouiller dedans. Savoir à quel genre de personne il écrit, quelles sont les photos qu’ils cachent. Elle aimerait, mais ne le fera jamais. Socialement inacceptable, elle ne veut pas le froisser ou le faire fui par sa curiosité. Mal placée ? Non, toujours là ou il faut. Dans les gens. Profondément ancrée.

Il desserre à nouveau sa cravate. Adelaid bouge la cheville au rythme de la musique de fond. Un coup sur son épaule, elle hausse un sourcil et lui sourit. Il se penche, elle en fait de même. Que voulait-il lui dire ? Elle prend un air sérieux, conspirateur puis ris à son oreille alors qu’il lui promet une séance humide au retour. Pour un allemand ? C’est à son tour de lui donner un coup dans l’épaule. « On est très efficace dans ce qu’on fait t’sais. » Sa réponse allait d’ailleurs devoir être mise à profit pour ce qu’il lui demandait. Sa descente. Si elle avalait bien ? Evidemment. Allons. C’t’une blonde après tout. La bière, pense à la bière. Pas au stéréotype. « Prost ». Ils trinquent à nouveau et le voilà qui ouvre grand la bouche pour accueillir le liquide blond et alcoolisé. Elle ne se fait pas prié, l’âme joueuse et n’aimant pas perdre. Sa main se resserre sur le verre et la voilà qui lève du coude. Fort bien. Pas la peine d’ouvrir grand la bouche, il suffit de laisser entrer le liquide sans baisser le coude, respirer le moins possible, avaler le plus vite. Ce qu’elle sait faire. Elle n’est pas aussi rapide, et elle entend le verre d’Arthur taper le comptoir. Elle en ferme les yeux, étant presque au bout de sa mission. Et là, elle entend la commande suivante. Des shooter. Ok. Mais le nom lui fait faire fausse route pour sa dernière gorgée, et la voilà qui pause le verre à côté du sien, le poignet devant ses lèvres. Elle tousse, rit en même temps, plisse le nez et a du mal à respirer. Qu’il est con quand même. Puis normalement, on avale après le « Blow Job ». Faut tout lui apprendre !

« ‘cheisse… ». Il lui faut une bonne minute pour respirer et lécher sa lèvre collante de bière. Ses joues un peu rougies par l’exercice elle regarde Madeck d’un air réprobateur absolument pas convaincant. « C’est comme ça que tu t’approches des jeunes filles ? » Elle rit, toussotant encore un peu. Elle le connaissait ce shot. Elle était une des rares filles dans ses amies à aimer le whisky. Ce qu’il ne fallait pas dire à papa et maman. Elle passe une main dans ses cheveux pour reprendre un peu de contenance et regarde les verres arrivés. La couleur était plus sombre que celle de la bière. Brun. Pas encore celle des cheveux de cet individu. Elle prend le sien entre ses doigts, ne pouvant réprimer un sourire. Elle ne trinque pas. Elle attend de voir comment va s’y prendre l’initiateur de la boisson. S’il en connait l’existence, il doit savoir comme on le boit. Avant de tremper ses lèvres, elle attend, patiente. « Tu aimes te donner en spectacle ? » Taquine, toujours.
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Arthur Madeck
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Ven 10 Oct - 3:17

Il faut lui reconnaître ça, l’Allemande sait bien s’y prendre avec les fluides. Bon, peut-être pas aussi bien que lui, mais faut dire qu’il a plusieurs années de pratique derrière lui. Être marin lui a appris pas mal de choses sur les liquides, faut bien l’avouer. Arthur l’observe donc, assez passivement, le finir en beauté (son verre de bière, hein). Et quand elle redescend le coude, Arthur se marre à la regarder s’étouffer avec son jus. Peut-être qu’elle n’avale pas si bien que ça, finalement. C’est cette question qui le pousse à commander les shooter, le sourire moqueur aux lèvres. Il se demande alors si l’Allemande connaît cette petite mise en bouche, si on l’y a déjà introduit. Si ce n’est pas le cas, il aura l’honneur de lui faire vivre sa première fois. C’est pas rien, c’est tout à son honneur. Et puis si elle est déjà familière avec le principe, c’est encore mieux. Elle saura s’y prendre. Il n’aura alors rien à lui montrer, juste à savourer le spectacle. Dans les deux cas, ça s’annonce très plaisant.

Il sourit un peu plus, amusé par sa tronche mi-scandalisée, mi-rieuse. Elle remet en doute sa tactique d’approche, la voix encore embourbée dans les accents du liquide qu'elle a avalé. Il voudrait bien lui taper le dos, histoire de faire mieux passer la Chose, mais il hésite. Il ne voudrait pas que ça soit mal perçu. Et il n’est pas assez bourré pour pénétrer, sans demander la permission, dans l’espace de confort d’une presqu’inconnue. Alors il lui met seulement une main. sur les épaules, comme pour la soutenir dans sa tentative d’essayer d’introduire, entre ses lèvres, un souffle salvateur. Il serait bien tenté de lui demander si ça va, si ça y est, ça passe enfin dans le bon trou. Mais elle l’interroge sur ses tentatives d’approche et il en oublie de se forcer à jouer les princes charmants. Le ton joueur, il lui lance en plein visage un autre sous-entendu :  " C’est toujours mieux de prendre les devants, non ? ". Et il sourit, attrape son shooter pour le ramener vers lui, puis observe comment l’Allemande s’y prend. Tiens. Elle a l’air de parfaitement connaître la façon dont il faut se taper ce shooter. Il sourit un peu plus. Du côté, vu tous les sous-entendus qu’elle balance depuis le début, ça l’étonne même pas.

Hochant légèrement la tête à sa question, il se permet de déposer ses doigts autour du poignet de la jeune femme, l’empêchant ainsi de commencer son blow job. " Non, pas comme ça ". Et il détache ses doigts de son p…oignet pour attraper le verre et le déposer sur le comptoir. Lui rendant son sourire taquin de tout à l’heure, il montre ses paumes à la jeune femme, puis les passe derrière son dos. "C’est plus drôle sans les mains". Et il sourit un peu plus, lui sommant de faire comme lui. Et quand elle semble être enfin prête à sauter le pas, il respire un grand coup. Quand il faut y aller, faut y aller. Il se penche alors vers le verre, l’attrape entre ses lèvres et avale son contenu d’un jet. Comme ça, comme un pro. Faut dire qu’il y a de la pratique derrière (… non non non). Sans détacher ses mains de derrière son dos, il repose son verre. Y'a de la technique, y'a pas à dire. Il jette alors un regard vers l’Allemande et manque d’exploser de rire. Complètement hilare, il pointe. du bout des doigts les commissures des lèvres de la jeune femme. "Il t’en reste un peu. Là ". Et il s’permet de mettre carrément le doigt sur les petites traces blanches que le liquide a laissé. Après tout, ils ont quand même partagé un blow job ensemble. C’est pas rien. Il peut se permettre d'y aller plus franchement, maintenant.

Tentant de retrouver son calme, le jeune homme jette un regard vers la carte des boissons. Juste comme ça, juste pour trouver un terrain neutre dans lequel s’aventurer, sans risquer de sourire comme un idiot. Alors il l’ouvre délicatement et observe brièvement ce qu’on lui propose. Il choisit un whisky, comme à sa sale habitude, puis reporte son attention vers la jeune femme. Il lui pose alors enfin la question qui lui brûle les lèvres depuis quelques minutes. " Alors… C’est qui ce fameux Marty ? Ses blow job sont-ils aussi agréables que les miens ? ". Il se serait bien caché le visage entre les mains s’il en avait eu l’occasion. Parce que sérieux, y’aurait de quoi vouloir disparaître. Mais ses mains sont bien trop occupées à tripoter. sa cravate qu’il desserre un peu plus. Faut dire que ça commence à monter, qu'il commence à faire vraiment chaud là-dedans.
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Adelaid Altmann
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Mar 28 Oct - 16:50


Prendre les devants, oui, certains ne savent pas le faire. Sa main sur l’épaule, elle a repris son souffle, seules quelques rougeurs subsistent de la fausse route qu’à fait ce liquide pétillant. Elle est prête à remettre cela. Et elle avalera droit, elle le promet. Tous deux ont dans les mains une petite dose de plaisir. Ce liquide brun est la clef vers une nuit mouvementée. Ce shooter coulera bientôt en eux, réchauffant leurs corps, les laissant bien moins inconnus l’un et l’autre. En quelques microsecondes, le verre était à portée de ses lèvres, prêt à être déguster comme il se fallait dans la société très limitée des alcooliques de comptoirs que forment nos deux compères. Des doigts s’enroulent autour de son poignet, l’empêchant de mener à bien la déglutition tant attendue. Pas comme ça ? Comment ça ? Mais si, Arthur, allons, tu le sais ? Un doute prends de la place dans l’esprit de la jeune fille, vraiment, pas comme ça ? Dans la balance de la vérité, le doute est léger.

Son verre quitte sa main, se pose sur le comptoir. Oh, elle a l’air d’être équipé ? Non, tu verras dans l’eau mon p’tit bonhomme. Mais elle se laisse faire, docile, notre petite blonde. Il veut être à égalité, soit. C’est plus drôle sans les mains qu’il dit. Adelaid suppose qu’il sait de quoi il parle. Elle se retient de lui ti… Oh et puis non. Elle lui tire la langue, comme d’un signal entendu sur sa petite phrase avant de se mettre en position. Les mains dans le dos après avoir mis quelques mèches blondes derrières ses oreilles, elle se lève. Debout, c’est mieux, parfois. Elle se penche sur le verre, passe ses lèvres autour, doucement, mais avec fermeté et se redresse, envoyant tout d’un coup dans son gosier, sans s’en mettre de partout. Elle reprendre une position plus civile et pose le verre sur le comptoir dans un bruit sourd. Tout est avalé.

Cependant elle, a détaché les bras de son dos pour reposer le verre. Après tout, ce n’est pas à elle de le boire comme ça. A nouveau, elle lui tire la langue puis ouvre grand les yeux, étonnée. Pourquoi rit-il d’elle en la pointant du doigt ? Il lui en reste ? « Hé ? Pas possible ! » Elle se défend comme une enfant que l’on aurait prise en grand délit de vol de Nutella dans la cuisine. Non, pas de trace. Mais pas le temps de faire enfler l’argumentaire qu’il fourre un doigt sur ses lèvres. Sur ces coins souillés par le liquide. Elle se retient d’y passer la langue, par reflexe alors qu’il y’a toujours ses doigts puis se met à sourire largement avant de rire, elle aussi. Elle a chaud, elle s’amuse bien et la compagnie est pour le moins agréable. Pourquoi ne pas se perdre gentiment dans cette ambiance adorable de l’établissement. Au pire, elle n’est pas bien loin. Un peu de rêve dans la vie, ALLONS.

De retour, montée sur son tabouret, elle le rapproche de celui de Madeck. Ce dernier à la tête enfoncée dans la carte des boissons. Apparemment, c’est lui qui a les choses en main pour ce soir, c’est lui qui décide ce qu’ils boivent. Quand il sort enfin son nez de ces deux battants, c’est pour poser une question qui fait rire nerveusement notre jeune amie. Marty. Evidemment, il n’allait pas passer à côté de ce détail qui peut lui sembler croustillant. Tout en disant cela, il desserre sa cravate, encore et encore. Adelaid fixe ce nœud qu’elle meurt d’envie de resserrer. La lèvre mordue, le regard un peu bas, elle répond machinalement. « C’est un ami. Je te le présenterais si tu me raccompagnes… plus tard. ». Le sous-entendu, la proposition dissimulée n’était pas voulue, ses mots étaient là pour passer rapidement la question, par ce que, finalement, Marty ne se décrit pas. Il se sent, s’entends, se caresse, se fourre partout contre soi. Non, Marty n’a pas de piles. « Et il n’est pas aussi bien équipé que toi pour me faire boire ça… » Là elle relève les yeux, rit doucement et remet ses cheveux en place.

« Je… T’veux pas l’enlever complètement ? » Accompagnant l’acte à la parole, elle agrippe le nœud entre ses mains et le défait. Par ce qu’à force de le desserrer, à quoi bon le porter. En fait, elle s’arrête avant de le défaire totalement. Elle le lâche assez pour pouvoir le passer par sa tête et l’enfiler sur elle-même. Là, le nœud se resserre autour de sa propre gorge. On voit dans les yeux de notre blonde qu’elle est très heureuse de son coup. « Arthur ! » Le doigt est en l’air. L’index. La moue sur le visage. Elle ne sait pas pourquoi elle à fait ça et se met à rire de bon cœur en croisant les jambes. Puisqu’elle s’était rapprochée, son mollet était bien pressé contre la cuisse de Madeck. « Qu’est-ce que tu comptes me faire avaler maintenant ? Et… »… elle s’approche, comme pour une confidence. « Tu veux vraiment voir Marty ? Il faudra me montrer ta chambre. ». Elle ne sait pas si il veut vraiment le voir son Marty, mais elle, sa chambre, elle la veut.

Sur le comptoir, deux verres de whisky arrivent, comme des fleurs. Elle prend le sien, et le lève pour trinquer. « Allez, c’est la mienne. Et j’offre la prochaine si tu fais quelques chose de surprenant. » Sourire. Défi. C’est une grande fille aussi.
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Arthur Madeck
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Mar 28 Oct - 20:58

S’il avait su, il se serait pris quelque chose avant d’aller à la rencontre du corps de la jeune femme. Car maintenant que le liquide commence à faire ses effets dans ses tripes, il sait qu’il est déjà foutu, qu’il va partir rapidement. Qu’une mise en bouche serait futile, qu’elle ne retarderait qu’à peine l’échéance. Peut-être même qu’elle la précipiterait un peu. Tu parles d’un Breton, toi ; deux verres et il est déjà à terre. Tu parles d’un spécialiste des liquides, d’un "marin" : une bière et il se sent déjà voyager à mille kilomètres de la Terre. À croire que les Allemands savent s’y prendre pour vous faire monter au ciel en un seul coup, en une seule bière. Et comme cette idée le fait vaguement sourire, il aventure doucement ses doigts autour de son nœud. de cravate. Il se l’est tapé toute la journée et, à force d’être serré là-dedans, ça commence à lui faire mal. Alors, sans trop se presser, il la détache légèrement, souriant un peu plus aux propos de la jeune femme. Il ne sait pas trop si elle sous-entend quoique ce soit, si elle veut vraiment qu’il la raccompagne chez elle ; d’ailleurs, il ne sait même pas si elle a quelque chose en tête, si elle attend quoique ce soit de lui. Peut-être serait-il temps de lui dire qu’elle ne devrait pas sous-entendre ce genre de choses, qu’elle ne devrait pas jouer ainsi sur les mots avec un inconnu, aussi Breton soit-il. Parce qu’il reste un gars et que lui aussi a cette foutue faiblesse, celle de tous les types, qui consiste à prendre tout au mot, à prendre la moindre ouverture pour un tapis rouge.

Il lui dira plus tard ; sans se départir de son sourire, il l’écoute le complimenter sur son matos’ et répond tranquillement à son sourire, sans vraiment chercher à approuver les propos de sa nouvelle pote. Après tout, y’a pas à revenir sur le fait qu’il a la chance d’en avoir plein la les poches. Il préfère ne réagir que lorsque la jeune femme lui fait le genre de proposition qu’un homme ne peut refuser : celle de foutre en l’air son bout. de tissu. Une fois encore, il aurait bien aimé partager. sa pensée, mais la jeune femme le prend carrément. de court. Pour un peu, il aurait rougi comme un jeune premier à qui une fillette aurait donné son premier baiser sur la joue. Heureusement, il la reprend en main, sa gêne passagère, et arrive finalement à reprendre le dessus. Il respire un coup, puis un deuxième ; c’est que la jeune femme y va fort avec ses doigts, c’est dur de rester droit (sijosedire). Il jette alors un coup d’œil vers la jeune femme, repère son truc descendre le long de… Non. Non, il ne va pas regarder là. Il ne veut pas regarder là. S’éclaircissant légèrement la gorge, il relève son regard sur le visage de la jeune femme et chope au passage son air en.joui. Il lui en faut peu, à la Petite, pour être comblée. Et il sourit un peu plus.

Et maintenant qu’elle est un peu plus proche, qu’il a tout le loisir pour cesser de tendre. l’oreille pour entendre ce qu’elle a à lui dire, il se détend et s’abandonne. à l’instant. Et, se réjouissant de leur proximité physique, il réfléchit quelques secondes à sa question, avant de lever. un sourcil surpris. Sa chambre. Encore sa chambre. C’est la troisième fois qu’elle l’évoque. Il sourit légèrement ; visiblement, la jeune femme désire vraiment visiter son intimité. Bon, si y’a que ça pour lui faire plaisir. Un fin sourire flottant sur ses lèvres, il s’approche de son oreille et lui tend sa... paume. "Marché conclu. Ma piaule contre Marty". Et il attrape son truc, le cogne contre celui de la jeune femme et scelle silencieusement leur promesse. Le regard taquin, il fait ensuite tremper ses lèvres dans le liquide bon marché du barman, puis fronce légèrement des sourcils. C’est lui ou… Une fille, une Allemande, UNE BLONDE DE SURCROÎT lui proposait de lui payer son coup… ? De lui payer un whisky, en plus ? Bordel. Le rêve de toute une vie. Déstabilisé et clignant des yeux comme un abruti, ne sachant pas trop quoi répondre, il la laisse faire, écoute d’une oreille distraite son défi. S’il a bien compris, il suffit qu’il lui donne un peu de sa personne pour espérer qu’elle en fasse de même, en retour. Intéressant. "Ca marche, ma P’tite." Et sans attendre une quelconque réaction, il saute. de sa chaise et attrape délicatement la main de la jeune femme. Plantant son regard dans le sien, un fin sourire aux lèvres, il brise les quelques misérables petites centimètres qui les sépare, se penche légèrement vers elle puis, avec douceur, em…poigne délicatement son bras pour l’attirer vers lui et la faire se lever. Ne relâchant pas son p..oignet, il l’amène vers le piano au fond de la pièce, bien décidé à s’amuser un peu avec son instrument. Il dépose son verre quelque part, enlève son veste croque-mort et la balance à son tour, puis invite la jeune femme à s’installer à ses côtés.

"J’préfère tester tes compétences avec mon instrument avant d’aller plus loin. Ca t’va ? " et dans un sourire, il  reporte son attention sur ses doigts. Avec douceur, il pose l’index de la jeune femme sur la touche du Sol. "Deux temps sur quatre, tu me la caresses, ok ? Garde bien le rythme, c’est important, sinon ça risque de sortir bizarrement." Il croise son regard et, au bord de l’hilarité, il se positionne au-dessus d’elle (de ses mains, quoi), puis se met à la tâche. Et quand, au bout de  quelques mesures, il doute qu’elle reconnaisse la chanson, il lui sourit tranquillement et lui lance un  clin d’œil : "Allez… Même les Allemandes comprennent". Il lui adresse un autre clin d’œil et se permet de chantonner quelques mesures de la désormais très célèbre chanson.

Se marrant comme le vrai con qu’il est, Arthur se met carrément à chanter quelques couplets de la chanson, se foutant complètement qu'il chante juste ou non. Il est à fond dedans là, impossible de l'arrêter.
Et quand finalement, il choisit de conclure leurs petits séances de caresses pressées sur son instrument (...ouch, désolé), il se presse contre la jeune femme pour glisser à son oreille. "C’est à mon tour de me faire prendre. au dépourvu, non ? ". Il sourit un peu et attrape son verre. Il a bien mérité de s’en taper une bonne, non ?
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Adelaid Altmann
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Mar 28 Oct - 22:01

Une grande fille qui fait tinter ses ongles sur le verre plein. Elle a adoré voir l’expression de son visage quand elle lui a pris sa cravate. Elle avait suivi son regard, s’en était amusé, sans émettre quelques réflexions. Après tout, elle aussi, elle était équipée. Lui serrant la main, Adelaid conclu le marché. Sa piaule contre Marty. Elle garde cette phrase dans un coin de son esprit, ce ferait un bon titre pour son journal ou pour quelques gribouillages dans le carnet qu’elle devrait récupérer sous peu. Quand elle irait dans sa chambre, peut-être. Et non, sa fixette n’est pas… si complètement. Elle est dans la fleur de l’âge, notre petite grande blonde et merde, il est bien attirant c’Breton. Croustillant, peut-être.


Ils trinquent tout deux. Le liquide manque de passer par-dessus bord mais elle capture assez rapidement ledit bord pour ne pas en manquer une goutte. Avide qu’elle est. Adelaid avait parlé et Madeck ne semblait pas en revenir. Devait-elle lui dire et redire qu’elle était une grande fille ? Elle se mord la lèvre devant son expression, le clignement de ses yeux qui lui enlève un peu d’intelligence. Mais toujours aussi vif, il accepte le défi. Là, c’est à elle de hausser un sourcil, impatiente de savoir ce qu’il lui réserve. Son coude se lève à nouveau, pour se préparer à vivre ce qu’elle allait vivre. A peine eût-elle avalé qu’il ne lui laisse pas le temps de respirer. Quel rapide. Une main chaude s’enroule autour de son poignet. La distance est désormais risible. Elle descend de son trône, reste tout de même à sa hauteur. Docile, à nouveau, elle le suit. Traverse la pièce sur ses compensées silencieux, sous le regard de quelques groupes de gens. Elle les ignore superbement, contemplant le profil du breton, intriguée. Ou allaie-… non. Pas le piano. Monsieur se déshabille. Avec amusement, notre blonde se demande quels vêtements il lui restera à la fin de la nuit.


« Hm.. d’accord. ». Elle s’assoit, joue des mâchoires pour retenir un rire nerveux. Non, elle ne joue pas d’instrument, elle l’a déjà dit en début de soirée, alors pourquoi diable a–t-elle les fesses posées sur ce tabouret ? Tester ses compétences ? Mon p’tit chou, elle a en a aucune. Mais avec ce peu d’alcool qui lui monte à la tête, elle se laisse prendre. Le doigt, le voit posé sur une touche qu’il lui faut presser deux temps sur trois. Elle sait compter. C’t’une bonne chose, on suppose. Elle ne sait pas pourquoi ils tentent tous deux de garder leur sérieux alors que c’est écrit en lettres capitales sur leurs visages qu’ils veulent la cracher, leur hilarité, leur rire, tout droit de leurs ventres, de leurs lèvres. Pour faire bonne figure, elle mord longuement sa lèvre, pour garder prisonnier ce rire. Des soubresauts dans son estomac, sur ses épaules, trahissent son état. Ca va partir. Attention.


Une inspiration. Ce qu’il lui faut pour garder son rire et se concentrer sur la tâche délicate du deux sur trois. Elle rate quelques temps au début mais trouve rapidement ce qu’il lui faut pour... Ne faire que ça. Et elle est très contente avec en plus. Mais malheureusement, elle ne reconnait pas la mélodie. Arthur se met à chanter, plus ou moins juste, elle ne saurait en juger, en français. Le son est adorable et ne fait qu’ajouter à l’envie de rire de notre jolie blonde. Surtout avec sa phrase « même les allemandes comprennent. » Que doit-elle comprendre ? Elle lui offre un grand sourire, de sa main libre, enroule sa cravate autour de ses doigts. A la dernière touche caressée, elle applaudit, comme quelques tables dans la salle, il se rapproche, touchant son épaule de la sienne, puis relancer le jeu. Il l’a prise, et surprise, ( HOLA !) maintenant, ce devait être à son tour. Les tournées allaient s’enchainer. Attention barman.


« Je vais te prendre… T’en fais pas p’tit français... » Quelques secondes pour soutenir son regard, pour réfléchir. Elle n’a pas de talent particuliers, ses doigts ne sont pas habiles sur un instrument de la sorte, elle ne sait pas grande chose dans cet environnement. Par contre, elle sait boire. Et en fait, une seule idée lui vient à l’esprit. C’est sa tournée, maintenant, non ? A son tour, elle se lève, mais ne lui prends pas le poignet. Il est assez grand pour venir tout seul. Au bar, de retour, elle se penche un peu pour discuter doucement avec le barman. Un rire quitte les lèvres d’Adel, et le barman s’efface. Sa commande est passée, elle remonte sur un tabouret, celui de Madeck.


« J’ai pas de talent aussi amusant que le tien… Mais je vais te surprendre en tenant la distance. Mieux que toi, peut être bien. » Elle en a étonné plus d’un. Un mètre arrive. Onze verres. Onze shooters. Un mélange demandé. Cinq différents. Quatre Blow Job pour finir sur … un Kenavo. Le barman à dit qu’ca signifiait « Au revoir » en Breton. Quatre fellations pour finir sur un Breton. Croisement de jambe. Elle attend qu’il s’installe à nouveau et lui présente ce mètre comme une animatrice de télé achat le ferait. « Le premier qui se tape le breton gagne. » Son sourire est bien plus large, son rire est irrépressible. Quelques gens se sont retournés derrières eux, regardant nos deux amis. « Tu penses y arriver …? »
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Arthur Madeck
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Mer 29 Oct - 1:22

La jeune femme ju.bile et lui, ça le fait rire un peu plus. En l’incitant à tripoter son instrument, il ne pensait pas recevoir une réponse si positive ; non pas que le coup du musicien un peu torturé ne fonctionne pas –il l’utilisait bien trop souvent, cette carte, pour ignorer à quel point elle était puissante- mais c’est qu’il n’était pas sûr du comment son intention allait être interprétée. Alors quand il remarque que ça passe crème (…), il inspire un bon coup. C’est qu’il n’aurait pas voulu tout faire foirer à cause d’une introduction mal foutue avec son instrument. Instrument qu’elle utilise d’ailleurs de façon plutôt maladroite, mais qui, du bout de ses doigts, laisse tout de même sortir les notes désirées. Alors même si elle la presse un peu trop, sa touche, il ne peut pas vraiment lui en vouloir ; après tout, on ne peut pas comparer une novice avec un type qui a une dizaine d’années d’expérience derrière lui. Y’a des trucs comme ça qui ne s’apprennent qu’avec la pratique. Il doit déjà s’estimer heureux qu’elle ait eu les reins assez solides pour suivre le rythme durant sa petite performance.

La dernière note effleurée, il lui tend un léger sourire lorsqu’elle commence à l’applaudir. Sans trop savoir pourquoi, il la (lui) retourne, cette manière. Et il le fait avec entrain. Tellement que pour un peu, il serait reparti pour un second tour. Pas dans le même registre par contre, parce que lui, il préfère le jazz à la musique contemporaine. Ouais, il serait bien reparti pour se taper. un nouveau morceau, pour continuer à faire le con sur son instrument devant tous ces étrangers. Parce qu’apparemment, ils apprécient son jeu de doigts. Et l’Allemande aussi, d’ailleurs. Et puisque ce soir, c’est elle qu’il shotcum… shotgun (ok, elle était dégueulasse celle-là), qu’il délaisse volontairement quelques silhouettes élancées pour cette blonde aux yeux clairs, il se serait bien laissé tenter par une caricature du pianiste inspiré. Ou alors, il se serait même bien amusé à prétendre être ce prince charmant qui n’existe que pour les gamines qui veulent bien y croire, ou encore faire le clown sur son piano avant de se lancer dans du Svesson. Parce que quand on laisse Arthur seul avec son instrument, il laisse ses doigts faire ce qu’ils veulent, du moment que ce soit bon. Malheureusement, la jeune femme ne le laisse pas s’égarer dans ses effleurements et le remet sur le droit chemin.

Il soutient son regard, attendant impatiemment qu’elle le prenne. au dépourvu. À vrai dire, il ne pensait pas qu’elle se contenterait de si peu, qu’il la comblerait si vite. Mais d’un côté, ça le charme; parce que les nanas qui ne savent pas ce qu’elles veulent, qui minaudent et qui prennent tout sans rien donner, ça a tendance à vite l’emmerder. L’avantage de la Petite, c’est qu’elle se donne autant que lui. C’est clair, net et précis : il lui fait un truc, elle lui rend la pareille. Et même si cette volonté de tout partager vient se heurter à sa conception un peu machiste des relations homme/femme, il accepte peu à peu à l’idée qu’une nana peut, elle aussi, se servir d’une carte de crédit.

Il la regarde s’éloigner et comprend qu’elle ne veut plus toucher son instrument. C’était court, mais intense ; il se console en se disant ça. Attrapant vaguement sa veste, il jette un regard vers les quelques tables occupées du bar. Il repère brièvement quelques filles, s’en désintéresse instantanément et tente de rejoindre la Petite au bar. Arrivé au comptoir, il se rend compte qu’il y a deux filles esseulées accoudées au comptoir. Putain. La Petite, c’est laquelle ? Maudissant intérieurement son incapacité à retenir le moindre visage, il s’approche de la jeune femme la plus proche de lui. Elle lui sourit et il se demande alors si elle se fout pas de sa gueule, s’il ne s’est pas planté. de fille. Il scrute son visage, comme dans l’espoir débile d’essayer de se souvenir, mais rien ne vient, hélas. Ce n’est que lorsqu’elle s’adresse à lui que le Breton respire ; il ne s’est pas trompé de fille, c’est bel et bien Adel’ devant lui. Ca l’aurait foutu mal. Rassuré, il s’assied sur le tabouret de comptoir, se promettant intérieurement d’avertir sa nouvelle pote sur son impuissance. à reconnaitre les visages. Ca pourrait éviter plusieurs méprises.

L’esprit accaparé par le gros engin qui s’impose sous son nez, il l’écoute à peine. Il n’a jamais vu un truc si gros. Ca doit bien faire un mètre. Ca l’obsède carrément. N’osant pas trop y toucher, il écoute la jeune femme lui assurer qu’elle a les hanches solides, qu’elle est prête à tenir la barre, à maintenir le cap. Il sourit légèrement ; sérieusement, la Petite manque pas d’air. Elle met au défi un marin, qui plus est Breton. Un jour, il lui expliquera que les Bretons, ce sont ces petits cons qui sont nés dans la potion magique. Que par cette chute, ils sont capables de se taper des nuits de débauche à répétition, à boire et tournoyer comme des soleils ratés sur des pistes de danse jusqu’au petit matin avec des filles de mœurs légères et ce, juste pour ne pas avoir le déplaisir de retrouver la couche conjugale. Mais il prend le défi, observe tranquillement les onze shoot. Le dernier est assez bizarre, il ne l'a jamais vu. Il relève alors le nez vers le barman, lui demandant ce que c’est.

Quand il lui balance. l’info, Arthur a l’impression de s’en prendre plein la gueule. Jamais il n’a entendu parler de ce shoot, et il a fallu que ce soit une Allemande qui l’introduise. à ce truc bien de chez lui. Elle marque des sacrés points la Petite. Complètement abasourdi par cette première fois que la jeune femme lui propose, le jeune homme se rapproche des petits verres, un large sourire aux lèvres. Comme s’il n’était pas capable de se taper quatre blow job de suite. Sérieusement. " Tu doutes de ma technique, ma Petite … ? Je t’ai pas déjà assez impressionnée avec la maîtrise de mes lèvres ? ".  Lui adressant un regard  joueur, il attrape à pleine main son… téléphone  et s’approche un peu plus de la jeune femme. " Une photo avant et une après. Et souris hein, je l’envoie à ma sœur. Elle aime bien savoir avec qui j’passe mes soirées ". Le sous-entendu clairement voulu, il grimace comme un con devant l'objectif, appuie finalement sur la touche et hop, il envoie la sauce. Espérons que sa jumelle lui foute la paix pour un moment avec toutes ses questions. Et puis, cette photo aura l’avantage de lui créer un souvenir de la jeune femme. Parce que sans ça, c’est clair qu’il ne se souviendra jamais du visage de l’Allemande au petit matin. Alors c’est peut-être un coup par derrière, mais c’est vital pour lui.

Il se penche finalement vers le premier shot, prêt à lui imposer tout son savoir-faire. Sans les mains, toujours. Ricanant déjà, il fait le décompte. Un, deux, trois, c’est parti. Dans sa lenteur habituelle, il attrape le premier qui vient, se le tape sans trop de difficultés, puis s’attèle au deuxième. Puis au troisième. Putain, c’est que ça devient écœurant à la fin. Avec difficulté, il attrape le dernier et manque de tout recracher sur sa comparse (…). C’est qu’elle fait une tête trop drôle, aussi, avec son shot dans la bouche. Complètement parti, définitivement bien emmanché. dans le chemin des futurs bourrés (…), il se met à rire de tout son pouls, se foutant complètement de la gueule de l’Allemande. Il en a mal au bide, putain. Non, décidément, il ne pourra pas aller jusqu’au Breton ; il arrive déjà plus à avaler. Elle lui en a trop donné. " T’as gagné, j’abandonne ". Et il lui tend le petit shot. Elle l’a bien mérité.

Ou pas. À peine il la tend, sa petite récompense, qu’il la lui retire. Non, avant, il veut essayer un truc. Complètement désaxé, commençant à tanguer dangereusement, il se lève et lui fait mine d’approcher. Il veut vérifier un truc. On lui a toujours dit que les Allemands sont les fils des aigles. Sauf que voilà, ça n’a jamais été prouvé scientifiquement. Alors, s’improvisant ethnologue, Arthur se baisse légèrement et invite la jeune femme à lui monter dessus. Ok, il est complètement bourré. Bravo, Adel’.

Ouvre-moi:
 
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Adelaid Altmann
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Jeu 30 Oct - 14:44


Accoudée au bar, Adelaid attend qu’il s’installe sagement, pour pouvoir poursuivre les festivités.  Le mètre est arrivé, il trône sur le comptoir, prêt à réduire nos deux amis à des cadavres emplis de boissons. Au premier qui arrivera à rentrer, debout.  Cinq BlowJob s’aligne pour les guider jusqu’au breton. L’image est plus que ravissante et elle s’impatiente d’y gouter déjà.  Ce qui la met plus en bouche, c’est la face de Madeck quand le barman lui répète exactement ce qu’il lui a dit plutôt, sur le shooter central. Le breton. Elle ne peut s’empêcher de rire.  

Les choses sérieuses commencent quand Arthur d’approche du mètre, près à ouvrir grand la bouche pour accueillir le liquide que cette planche lui offre.  Si elle doute de sa technique. Evidemment. Un verre, ce n’en est pas six. « Bien sûr qu’j’en doute. Qui sait si la première fois n’est pas juste un moyen de m’impressionner. » A la fin de sa phrase, la voilà prise entre lui et son téléphone. Avant après… A sa sœur. Et bien. Adelaid lui offre son plus grand sourire, ne sachant pas très bien quelle tête elle pouvait avoir à cette heure de la soirée. D’ailleurs, quelle heure est-il ? Elle s’en fout, pour tout dire. Le temps, c’est une contrainte pour se rappeler qu’il faut se lever, se coucher, faire des choses ponctuellement, et là, maintenant, tout de suite, notre petite blonde, elle ne veut surtout pas voir la petite aiguille trotter, trotter, trotter encore et encore sans jamais rattraper les autres. Quelle triste histoire que celle de la petite aiguille, seule à jamais. Comme le hérisson ou le petit caillou dans les chansons d’Emilie Jolie, mais je vais épargner là les yeux de nos amis lecteurs.

Elle se laisse donc prendre en photo, laissant de côté la question du temps, prenant en main le cours de sa soirée. C’est Madeck qui prend le premier coup, pour changer.  Il se penche, elle le voit se mettre en place, comme il faut pour s’introduire à sa tournée.  Elle aussi, fait de même, chacun à un bout de ce mètre phénoménal.  Un. Deux. Ça pique un peu. De l’eau, un shooter d’eau serait pas mal pour alterner. Elle soumettra l’idée, plus tard. Après avoir tout avalé, jusqu’à la dernière goutte. Le troisième. A celui-là, elle se redresse, essuie la commissure de ses lèvres en regardant Madeck. « Alors mon grand ? » Sourire. Mais elle aussi, son estomac pose quelques réclamations. Tapées à la machine, certainement, vu les sensations. Elle laisse de côté la dactylo de son système digestif et regarde le quatrième. Il ne faut pas y penser, tu fermes les yeux, t’ouvres la bouche et t’avale ma fille !  Quant à son ami, elle a du faire un pas de coté de peur de se faire cracher l’alcool en plein visage. Il lui est difficile d’avaler les dernières gouttes à cause du rire qui transparait au fond de sa gorge. Notre blonde met une main contre ses lèvres pour ne pas tout recracher et ne pas lui rire à la figure.

Le cinquième Blow est sur le mètre pour les deux participants mais voilà qu’il abandonne. Un air de victoire apparait sans honte sur son visage. Elle aime gagner.  Sa langue passe et repasse sur ses lèvres, elle fait un geste au barman pour lui demander une pinte d’eau. Il rigole, secoue la tête, ce n’est pas le genre de la maison de servir autant d’eau. Mais qu’importe. Ces deux-là ont fait le spectacle pour la soirée. Il lui apportera sa jolie pinte de cristalline, peut être avec Guy Roux pour M…. (PARDON X’DDD).  

Elle allait le prendre.en main.ce petit verre. Mais Arthur semble en avoir décidé autrement.  Déjà, ce verre lui glisse des mains, reste près de ce perdant. Notre jolie blonde le regarde se lever, tanguer, elle rigole, se demande, si elle aussi, serait encore capable de marcher promptement droit. Elle n’y croit pas tellement. Ah, elle doit s’approcher. Elle va vérifier donc. Elle se lève, un pied, puis l’autre, au sol. Comme la terre est basse, de dieu.  Et là, Il se passe quelque chose qu’elle n’aurait jamais imaginé. On l’invite à monter cet homme. Lui-même en plus. Elle rigole a n’en plus pouvoir, se moque des murmures qui montent, des rires qui se partagent, elle avance, assez sobrement, en plus et monte sur le dos du Breton. Elle lui saute dessus, littéralement et accroche ses jambes autour de sa taille. Tout tangue, le sol, le bar, Madeck, surtout. Heureusement pour elle, elle n’a pas le mal de l’a.. Non, de mer. LE MAL DE LA MER.  Ses bras s’enroulent autour de son cou, ses épaules pour ne pas tomber. Elle n’est pas bien épaisse, mais c reste un corps étranger sur une structure qui ne tient pas droit.  

Adelaid n’a pas demandé le pourquoi du comment, quelle raison le poussait à vouloir se faire monter en public. Elle y était et posait son menton en haut de son crâne. «  T’es pas bien grand en fait. T’as du mal être monté à l’assemblage nop ? » Ce qu’elle dit est étrange, mais qu’importe. « Hééé ! D’ailleurs, Arthur, me vole pas mon Breton. Tu as perdu, c’moi qui l’avale. ‘fin… J’suis pas sur qu’ce soit ‘bonne idée. ». Elle ne fait pas l’aigle, elle ne sait pas que c’est par un majestueux oiseau qu’il souhaite se faire monter. Elle ne connait pas ses lubies. Par contre, elle se redresse et simule le claquement de la cravache sur la croupe de cet étalon en riant. Ils sont ridicules, non ? Sisi, je vous l’assure, ils le sont, ne le savent pas et s’en foute certainement.  

Le barman voit finalement cela d’un œil commerçant et ne souhaite pas que ce couple se fasse mal, ou pire, casse quelque chose dans la maison. Il tend la pinte d’eau, commandé un peu plus tôt. Adel, toujours bien installée, se penche à l’oreille de Madeck et lui susurre chaudement. «  Allons, mon bon destrier, aurais-tu la diligence de me porter à mon eau ? » Diligence, c'le bon terme ?  Notre allemande reste dans le cou du français, ses doigts s’accrochant à sa chemise dans le risque d’une chute.  Un sourire béat aux lèvres, elle soupire d’envie face à ce liquide auquel on la traine.
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Jeu 30 Oct - 18:15

P’tain, ça fait des guilis par-là. Ca tire, ça chauffe, on dirait que tout va s’barrer d’un coup, sans prévenir. Et pour la millième fois de sa vie, il sent la Terre tourner sous ses pieds et s’amuse à imaginer qu’il est le pic géant autour duquel tout se joue. Bon, un pic est un peu mal foutu, qui se plaît à branler à la moindre occasion (…ouch), mais pic quand même. Et puisqu’il se sent super puissant, il se tape le dernier blowjob proposé par l’Allemande. Comme ça, par envie. Et maintenant que la barre est relevée, qu’ils sont enfin à égalité de shot, il tente de monter un plan jus.dicieux pour se taper le truc de la jeune femme, avide de prendre son pied un peu à ses dépends. Il se dit que de toute façon, il saura se faire pardonner. Un p’tit coup et elle aura tout oublié. Alors, se marrant légèrement, il la réceptionne contre lui, tente d’être agile avec ses doigts et passe ses bras sous les cuisses de la demoiselle pour la serrer sur ses hanches (… ). Faudrait pas qu’elle glisse, quand même. Il réajuste plusieurs fois leur position, tente de rester droit face à la chaleur qui assassine ses tripes et se maudit de s’être tapé si avidement son dernier blowjob. Il ne pourra s’en prendre qu’à lui-même si ça passe mal.

Lorsqu’ils sont enfin emboités comme il faut, que leurs corps sont parfaitement collés l’un à l’autre, ni une ni deux, il s’attèle à sa tâche. Ou du moins, il essaie. Il tente un pas, mais tâtonne un peu pour le coup ; ses gestes sont imprécis, ne provoquent pas les effets désirés et il est alors obligé de modifier son rythme. Et d’un côté, c’est mieux ainsi. Après tout, il n’est pas pressé d’en finir ; ça viendra quand ça viendra. L’important, pour l’instant, c’est de rester droit. De pas tout faire flancher. Et rien que ça, ça occupe une grande partie de ses facultés. Faut dire que c’est dur. de rester concentré lorsque t’as une blondinette qui t’emprisonne comme ça entre ses cuisses (… /shot).

Se retenant difficilement au comptoir, il gémit un peu quand elle utilise sa langue un peu vicieusement. La demoiselle se plaint de sa taille, l’accuse d’être mal monté. C’est qu’elle s’attaque à un point sensible, là. C’est sûr, il n’est pas forcément très grand, mais ça reste convenable, non ? Au moins, il peut entrer partout sans se plier, se faire mal ou se cogner contre tout et n’importe quoi. Et d’ailleurs, les petites tailles, c’est plus pratique pour monter en haut des grands mâts. Et puis, il a pas encore 18 piges, il a encore le temps de grandir. Du moins, c’est ce qu’il se dit pour se rassurer. "Je vais grandir en temps voulu, t’en fais pas pour ça". Il lui adresse un sourire qu’elle ne verra sûrement pas, puis ose glisser ses doigts vers le calice bien aimé, le triangle de la tentation, le petit shooter breton. C’est au tour de l’Allemande de gémir, de gigoter, de lui demander de pas aller plus loin. De ne pas se taper le Breton, quoi. Visiblement, elle le veut vraiment. Ce shooter. "T’es entrain de dire que s’taper un Breton c’est pas une bonne idée ?". L’air faussement vexé, il réajuste leur position et ajoute, un petit sourire entendu aux lèvres : "Y’a jamais eu un allemand qui s’est plaint, en tout cas…". Enfin il dit ça, il dit rien.

Son sourire s’efface peu à peu quand elle commence à faire rouler ses hanches contre lui et qu’elle se redresse (j’parle de l’Allemande là, hein). Il n’a même pas le temps de se demander ce qu’elle est entrain de glander, qu’elle part carrément en délire. Ce n’est plus un aigle qu’il a sur son dos, c’est l’archétype de la prof’ allemande, de la blonde complètement givrée qui a des désirs de domination. Ah, ces Allemands. Toujours pas remis de s’être pris deux fois une branlée (si j’ose dire) par les Français. Mais c’est pas grave, ça fait rire Arthur. Et les gens du bar aussi d’ailleurs. C’est qu’ils ont l’air un peu couillon à s’foutre l’un sur l’autre comme ça, sans préliminaire aucun. Il ressert alors ses bras sous les cuisses de la jeune femme, la calle un peu mieux sur ses hanches et répond finalement à son besoin de domination. Avec précaution, il s’engage dans le chemin étroit qui les mènera droit. jusqu’au liquide tant désiré. C’est dur, il prend son temps, il sait qu’il va y arriver. Et quand finalement, il arrive au bout, il repousse le pichet d’eau un peu plus loin sur la droite. Sérieusement, elle le prend. pour qui ?  "L’eau, c’est mauvais pour le foie. C’est Le Gerrec qui le dit." Et si Le Gerrec le dit, c’est que c’est vrai. Parce que Le Gerrec, c’est un marin, un vrai : les bar(re)s, ça le connaît. Les liquides n'ont donc plus aucun mystère pour lui. Arthur attrape alors le petit shooter breton et le tend à sa camarade. "Allez, cul sec ma Petite". ... C’est une expression, hein.

Ce n’est que lorsqu’elle finit de se taper le Breton qu’il se permet de pencher sa tête vers l’arrière, dans l’espoir débile de la choper. du regard. Il perd un peu l’équilibre, se retient une fois encore. au comptoir, puis lance finalement ce qu’il retient depuis le début : " Alors, c'est comment les bretons ? T'as pris ton pied ? ". Et il sourit au plafond, incapable de trouver le regard de la jeune femme. Heureusement qu’ils étaient partis pour prendre. qu'une seule bière.
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Jeu 30 Oct - 20:44

Tenir sur ce dos se révèle un exercice particulier. Elle est secouée dans tous les sens, on la saute, la soupèse pour la maintenir confortablement.  S’il se met à courir, elle lève les mains pour attraper un nuage. Sérieusement. N’importe quelle barbe de vieux marin fera l’affaire. Pour le moment, elle rigole alors qu’il affirme qu’aucun Allemand n’eut à se plaindre de son coup. Combien s’en était-il fait ? Allemands et allemandes ? La question mérite d’être… Approfondie.  Mais là, son shooter, le symbole de sa victoire est toujours entre ses doigts, inaccessible alors qu’elle se tend pour l’atteindre. Elle donne de son corps !   Toujours à son oreille, elle lui réponds du tac au tac : «  Encore faut-il le trouver accessible son Breton ! » Le verre, entendons-nous bien. «  Et tous les allemands ne sont pas les mêmes, je tiens à préciser. »

Elle allait se lancer dans un monologue sur la différence de l’unité et tout le blabla sur ce qui fait d’un individu ce qu’il est à contrario de la masse. Quelque chose dans ce gout-là. Peut-être bien. Donc, elle allait se lancer mais le chemin n’est pas le bon. Il s’est trompé, c’est douloureux pour les lèvres de notre jeune enfant qui n’ont plus rien d’humide maintenant. De l’eau, elle avait soif ! Mais c’est mauvais pour le foie, qu’il dit. «  T’es doc ? Docteur BlowJob ! ». Et dieu sait quelles images cela peut engendrer dans un esprit comme le sien, le domaine de la médecine.  Adelaid ne connaissait pas Le Gerrec et ne le fit pas signaler par une question de culture générale.  Pas à cette heure-là, non, pas avec ces grammes qui coulent dans ses veines.  Alors, (là, mon chat s’affale sur mes poignets et tente  de sucer mon index et j’ai des coups de queue dans le nez. zizi. Ah non, sisi. ) … Alors qu’elle était toujours sur son dos, Arthur repousse sa pinte, ce verre auréolé d’une lumière salvatrice contre le shooter de la victoire. Il y a ici un choix manichéen. Blanc, noir. Bien, mal. Raison, décadence. Breton ou Guy Roux. Ah, vu comme ça, le choix il est vite fait. D’un geste qui se veut sur, elle attrape le shooter et le descend d’une traite.

« Hmmm… » Quelques toussotement. «  C’est dégelasse ». Aucune délicatesse. Ce n’était pas contre le Breton qu’elle montait, mais contre celui qu’elle venait d’avaler. Prise d’assaut, sa tête commence à tourner alors qu’elle rigole. Sous elle, Arthur bouge, se redresse légèrement, sa tête en arrière, ses cheveux tombent dans un sens gravitationnel. Elle le voit, pas dans le bon sens. Ses mains sont sur ses épaules pour garder contact avec l’étalon, c’est toujours important de savoir qu’il est toujours monté, que le cavalier est toujours là.   Un léger couinement lui échappe alors que ledit étalon perd son équilibre et se rattrape de justesse. Finalement, elle l’avait prise de cours, sa question.  Sa langue passe encore sur ses lèvres et elle pose alors ses deux mains de chaque côté de sa tête.

« J’ai pris un sacré coup oui. Vous êtes tous comme ça ? » Rire, à nouveau.  De ses paumes, elle remet sa tête dans le bon sens et repose son menton dans ses cheveux qu’elle recoiffe. Puis la cravate, elle avait toujours autour du cou, elle fait passer le bout mou et pendant sur l’épaule de Madeck. «  En tout cas je m’amuse beaucoup et je te pardonne d’avoir oublié mon carnet. » Ah oui, c’était le but et la raison de leur rencontre, quand même. Toujours rester près du but.  Après quelques secondes, elle dégage ses jambes et glisse contre lui pour retrouver le sol, une stabilité précaire retrouvée. Là, elle s’étire et reste dans le dos du breton, recommençant, comme à leur première rencontre. J’veux dire, les premières minutes. Les mains jointes, elle pointe ses index dans Madeck. Son dos. «  Haut les mains. » elle sourit, toute guillerette de sa soirée.

Elle ne remonte pas sur le tabouret, préférant la présence sure du sol pour se rappeler qu’elle doit rentrer sur deux jambes, pas quatre.  Cependant, elle s’accoude, regarde sa jolie pinte claire et à coté, le shooter, cadavre de sa victoire. Adel gliise un regard pétillant à son nouvel ami. Ils ne peuvent qu’être amis après ça non ? «  Allez, j’épargne la sur enchère, je veux voir la mer avec toute ma lucidité de germanique maintenant qu’il est prouvée que j’ai les reins plus solide que les tiens. » Grand tirage de langue. Elle se penche sur son sac, sort son portemonnaie et hèle à  nouveau le serveur pour régler son mètre et les whiskies, comme convenue. Elle lui tend sa carte, lui est tout content, ravi.  Moment de répit dans leurs échanges alcoolisés. Le code. Le bouton vert.  Le tout se range confortablement dans son sac et elle remet sa chevelure d’or en place. «  Tu es sur, pas d’eau ? C’est moi qui régale ».
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Arthur Madeck
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Sam 3 Jan - 20:41


Dégueulasse, un Breton ? Vraiment ? Mais.... L'a-t-elle pris par le bon bout au moins ? Ou est-ce qu'elle y est allée comme une sauvage, comme une Allemande, sans vraiment prendre le temps de savourer ? Dégueulasse, un Breton… ? Impossible. Légèrement décontenancé, il jette un peu plus sa tête vers l’arrière, cherchant le regard de la jeune femme et l’indice d’une quelconque moquerie sur son visage. Car il ne peut s’agir ici que du fameux « humour allemand », que d’un foireux foutage de gueule. Alors, le regard brouillon, il emmêle ses pensées sur les traits de la blondinette, oubliant peu à peu ses questions, les effaçant pour celles de la jeune femme. Il divague légèrement, sourit seulement aux cheveux dorés qui lui chatouillent le front. Il perd un peu le fil de la conversation, retient u.niquement le rentre-dedans de la jeune femme, leurs shooter affreusement vides et la fin de la conquête allemande sur son dos. Il soupire légèrement, sentant déjà arriver la fin de la soirée. Ça passe toujours trop vite avec les Allemands.

Délivré de l’emprise germanique, le Breton s’accoude au comptoir et finit d’un trait son verre. Il grimace légèrement au goût amer de l’alcool, puis repose maladroitement son verre. Comment ça le comptoir est si haut ? Surpris, il glisse un regard sur le bois humide avant de reporter son attention sur l’attaque à main armée mimée par l’Allemande. D’humeur plus joueuse, bien plus encline à se brûler les doigts sur les limites de la jeune femme, Arthur esquive l’attaque, puis fait face à la demoiselle. Un léger sourire moqueur flottant sur les lèvres, il attrape le poignet d’Adel’, l’emprisonne entre ses doigts, puis le coince derrière le dos de la jeune femme, l’obligeant ainsi à se retrouver dos à lui, ac.cul.ée contre lui. De sa main libre, il mime à son tour une arme, qu’il glisse lentement jusqu’à ses tempes. Il cherche l’oreille de la jeune femme, puis y chuchote finalement un léger : « Loupé. », avant de se rapprocher un peu plus de son pavillon. « Pan ! ». Et il sourit légèrement, resserrant légèrement ses doigts sur le poignet de la jeune femme.

Pour un peu, Arthur se serait cru dans un de ces rêves d'enfant où tu te vois cowboys, vaurien minable du Farwest, bandit des grands chemins. Tu sais, là où tu passes ta vie dans ces vieux bars miteux qui puent les cigares bons marché, où le whisky sent le vinaigre et où les dames portent de longs jupons qu’elles soulèvent pour quelques cigarettes américaines. A cette idée, il sourit un peu plus et glisse doucement ses doigts vers ceux de la jeune femme. Lentement, il lui fait faire un demi-tour sur elle-même, dans une danse improvisée, puis relâche finalement ses doigts et s’écarte légèrement de la jeune femme. Faudrait pas se brûler les doigts trop rapidement, faudrait pas que sa mécanique d’enfoiré se mette trop rapidement en marche. Ou du moins, pas aux dépends de l’Allemande. Ce serait un coup à tout faire foirer, à se taper un lendemain de veille à essayer de se remémorer, la tête coincée dans la cuvette, comment ça se fait qu’il ne se soit pas réveillé dans son pieux. Ce serait encore un coup à maudire mille fois le monde entier d’avoir créé des Bretons si faibles face au charme des Germains.

«  Tu es sûr, pas d’eau ? C’est moi qui régale »

Arthur relève la tête vers la jeune femme, comme tiré d’un mauvais rêve. Il prend une profonde inspiration, oubliant dans la seconde son léger trouble, puis repose son attention sur les contours de la blondinette. Rétablissant un léger sourire taquin sur sa gueule de gars pommé, il hausse les épaules et décline d’un signe de tête. Pas question qu’il déshonore. la réputation de ses ancêtres avec ce liquide incolore. Et pour conclure une fois pour toute cette discussion autour du liquide d’Adel (…), il attrape veste, sort son petit fourre-tout (son porte-monnaie, quoi) et règle le reste en liquide.

Une fois les deux com.pères sortis du bar, le marin sort son paquet de cigarettes et en place une entre ses lèvres. Il en propose une rapide à l’Allemande (…), puis profite ensuite du moment pour embrasser délicatement la petite blonde (… Je parle de la cigarette, hein). «  Tu l’as déjà vue ? ».  Il inspire lentement une taffe et complète tranquillement, le sourire entendu : « … La mer, hein. ». Le souci en Allemagne, c’est qu’à moins d’être au Nord, du côté d’Hambourg, t’as pas trente-six moyens de voir la Mer. Et si tu te décides un beau matin à te taper quand même le voyage, tu réalises rapidement que ça ne valait même pas quelques poignées de rêves. Tu ne trouves qu’une surface glaciale verdâtre tranchée de vents cinglants et salie par des centenaires d’utilisation commerciale. Rien à voir avec  la mer japonaise exténuée par ses millénaires d’histoire, rien à voir avec sa Mer à lui, à sa belle mor*  (*mer, en Breton. OUAIS JE T’APPRENDS A MANIER CORRECTEMENT LA LANGUE) si capricieuse. Il jette un regard sur le profil de la jeune femme et il se décide finalement à lui raconter une des légendes de son coin de pays.

« Chez moi, on dit que les marins descendent du roi Arthur et de Morgane, la fée maléfique des eaux. Morgane a mis au monde le fils d’Arthur, Mordred, qui, ensorcelé par sa mère, a tué Arthur à Avalon. On raconte que depuis le jour de la mort du roi Arthur, les marins ne boivent plus d’eau afin d’éviter d’attirer la fée Morgane dans leurs draps. ». Le sourire taquin, il passe un doigt sur ses lèvres, comme pour la tenir au secret, et il enjambe le muret de pierres qui sépare la route à la plage, puis tend une main à la jeune femme pour l’aider à enjamber la Chose sans se planter dessus (…). « Ou alors, c’est pour oublier que les Allemandes nous trouvent dégueulasses ». Et Arthur sourit doucement. Il ignore s’il y a, ne serait-ce qu’un fond de vérité dans son histoire, si c’est pas Le Garrec qui s’est juste foutu de sa gueule à lui raconter ces histoires afin de justifier ses cuites à longueur de journées. Mais il s’en fout, au moins ça fait de quoi raconter aux jolies allemandes. « Y’a aussi une autre façon d’éviter de s'amouracher avec Morgane… ». Et sans crier gare, il fait glisser sa veste à terre, mettant ainsi à l’abri de sa connerie ses bi…ens et s’attèle ensuite à attraper la jeune femme pour la porter dans ses bras. Il chancèle quelques secondes, perd un peu l’équilibre et finit par courir vers la mer, la jeune femme bien callée contre lui. Sans prêter attention aux potentielles protestations de la jeune femme, il s’avance sur le rivage, plante ses jambes de l’eau et, lorsqu'elle atteint enfin ses genoux (l’eau, hein) il décide d’y plonger la jeune femme (dans l’eau, toujours).

Complètement trempé, il relâche la jeune femme. L’eau est froide, mais il s’en fout complètement, il sourit comme un gamin, fier de sa connerie. Il éclabousse ensuite doucement la jeune femme et se rapproche légèrement d’elle, désignant du menton la silhouette de la jeune femme : « Tu vois, si tu étais Morgane, le sel aurait fait fondre ta peau ». Et il sourit un peu plus. Ce qu’il faut pas faire pour justifier le fait de se jeter à l’eau.
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Adelaid Altmann
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Dim 15 Mar - 23:41

Adelaid souriait vraiment comme une enfant. Elle venait de tourner dans le bar, de se faire retourner, le bras, évidemment, sans sommations, tout ça dans une atmosphère enfantine. Cette soirée se passait vraiment bien. Bien plus que ce qu’elle avait pu imaginer. Rapidement, ils sont dehors. A l’extérieur, il lui propose une cigarette, notre blonde, assez alcoolisée, refuse d’un signe de la tête. Elle ne sait tellement pas fumer qu’elle évite les effusions de honte publique. Elle apprendra, un jour. Peut-être. Pour le moment, elle marche. Assez aisément sur ses échasses bleues. Dehors, l’air s’était rafraichis mais l’été (OUAIS. ), ne lui laisse pas l’occasion d’avoir vraiment froid. « En vacances, seulement. Les voyages scolaires… » Répondit-elle. La mer n’était pas le paysage qui lui était le plus familier. Les montagnes, les landes, bien plus. L’été, elle faisait l’affaire avec les piscines, les nombreux lacs de sa région.

Tout en marchant, notre allemande écoute le troubadour nocturne qui lui raconte l’histoire des marins de son pays. Sous les étoiles, à cette heure, il y avait presque quelque chose de magique. Le sourire toujours accroché à ses lèvres ne fatiguait pas. Les mains dans les poches, elle est contrainte de les retirer pour passer le muret. Ah.. La jupe. Blanche. Elle accepte l’aide de Madeck et met sa main dans la sienne puis passe de l’autre côté assez facilement. Elle rigole à sa dernière phrase. « Ce n’est pas toi que j’ai trouvé dégueulasse ! C’est le verre. » Elle rigole. « Au pire, ça viendra avec la pratique. ». C’est comme tout… Une question de pratique. Ses chaussures s’enfoncent doucement dans le sable, s’en est difficile de marcher. Dans un équilibre précaire, elle manque de glisser alors que Madeck s’est arrêté. Elle lève ses grands yeux vers lui, des questions plein les paupières. Une façon de ne pas s’amouracher de Morgane ? Des images étranges et impromptues se glissent dans son esprit alors qu’elle le voit faire tomber sa veste. En quelques secondes, elle était dans ses bras. Par reflexe, elle s’accroche à son cou et ne peut s’empêcher de pousser des couinements de protestations et de surprise.

« Heeee WAS MACHST DU ! Repose-moi ! » Il ne s’arrête pas. Ne la repose pas. Et il s’avance le fourbe breton ! Et il ne s’avance absolument pas dans la bonne direction. « Pas par-là ». Elle fait les gros yeux mais ne peut pas s’empêcher de rire. A les dégâts de l’alcool… Adelaid croise les bras autour de son cou, s’accrochant à ses vêtements. « t’vas pas m’lâcher comme ça… Hein ? » Un regard suppliant se lève vers son visage. La réponse est des plus éloquentes. Et humide. Froide. Tout ce que tu veux, mais certainement pas la bonne. Adel remonte rapidement à la surface mais le mal était fait.. Elle ne peut pas lui en vouloir, elle s’amuse, bien que congelé. Elle répond alors à ses éclaboussures en lui lançant, à son tour, des volutes d’eaux. Avec la lumière de la lune et des lampadaires assez lointaines, elle le voit s’avancer. Elle arrête de l’éclabousser et l’écoute. Sa bouche s’entrouvre. Elle rigole à plein poumons.

Dans la foulée, elle secoue ses longs cheveux pour l’éclabousser et le fouetter gentiment, tout en reculant pour s’avancer plus avant dans la mer. Après tout, on s’y fait assez bien à la température, les boissons aidant tout ça. Elle lui tire la langue et plonge. Un peu difficilement, ses vêtements s’alourdissant avec l’eau. D’ailleurs, sa jupe blanche n’allait plus être bien utile... Une fois dehors. Heureusement qu’il fait nuit. Un coup d’œil au breton et on se rend compte que lui, aussi, avec sa chemise blanche, il était tout de suite moins sortable. Sous l’eau, elle fait demi-tour et frôle ses jambes, remonte prendre un peu d’air près de lui. Avec un grand sourire, elle demande, sans tact : « C'est une technique de drague que tu utilises souvent ? Mouiller les jeunes filles sans défenses, comme ça ? » Elle rit à nouveau, lui lance un peu d’eau. Une eau qu’elle ne pouvait pas boire, le sel, ce n’est pas du goût de notre jolie blonde. « J’espère que tu as caché des serviettes pour nous sécher et nous réchauffer ! » Cela faisait certainement parti d’un plan quelconque, machiavélique de ce marin malicieux.

Flottant tranquillement, faisant la planche, presque, Adelaid se surprends à admirer le ciel. Il faisait clair, pas de nuages nimbus on ne sait quoi. Les étoiles et les vagues étaient bien ensemble. Dans un instant de calmes, sans taquineries ni éclaboussure, elle murmure un « c’est beau… » Assez fort pour être entendue, pas trop pour ne pas briser le calme.
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Arthur Madeck
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Lun 23 Mar - 16:46

Debout dans son pantalon inondé, le Breton observe la jeune femme batifoler gentiment dans l’eau. Ca le fait sourire de la voir prendre autant son pied avec lui. Il ne s’attendait pas à ce que son introduction soit si bien accueillie par la jeune femme. Mais maintenant qu’il y pense, il se trouve un peu idiot d’avoir appréhendé le contraire ; depuis le début, l’Allemande chope tout ce qu’il lui tend, les yeux fermés. Y’avait pas à redouter un quelconque blocage. Alors, bien décidé à en profiter tout autant que la jeune femme, le Marin suit les mouvements d’Adel et s’abandonne en elle (dans la Mer, bien sûr). Se sentant particulièrement bien en elle, Arthur échappe un léger soupir. Faut dire que ce soir,  elle est vraiment bonne, la Mer. Comblé, le Breton plaque un léger sourire sur sa gueule de paumé et ne peut s’empêcher de profiter de cet instant d’abandon pour arroser copieusement le visage d’Adel. Il ricane légèrement, imaginant déjà le saisissement de la jeune femme, sa sur.prise devant cet acte si peu subtile. Tôt ou tard, il saura se faire pardonner pour ce facial salé inattendu (…). C'est sorti tout seul, il a pas pu s'empêcher.

Infusant dans l’eau salée, Arthur s’y prélasse quelques instants, songeant à sa prochaine connerie. Il hésite un peu, s’interroge sur la pertinence de sa prochaine pratique. Il ne voudrait pas qu’elle se tende, Adel. Il voudrait pas que ça bloque, que ça passe mal. Encore que, d’après ce qu’il a bien pu observer, y’a pas grand-chose qui puisse réellement trou.bler la jeune femme. Quoiqu’il en soit, le Breton se redresse (sur ses jambes) et jette un coup d’œil à sa nouvelle intime. Il voudrait bien l’introduire. à une pratique un peu osée, mais ne sait pas trop comment la soumettre, son idée. Faut dire que la Baleine Blanche, c’est plutôt acrobatique, c’est pas à la portée de n’importe quelle paire de. compagnons. Pas tout le monde est suffisamment à l’aise pour se défroquer, demander à l’autre s’il a déjà vu la baleine blanche, puis plonger dans l’eau, fesses en l’air. Et même si c’est très amusant, Arthur se demande si c’est réellement le moment pour commencer une histoire de cul avec Adel. Alors il l’observe quelques instants et se décide finalement à prendre son. mal en patience. Chaque chose en son temps. Tout vient à celui qui sait la tendre attendre.

Arthur lève le nez vers les étoiles et repère vaguement la constellation du Dragon. Merde, ça augure mal, ça. Il observe un peu plus attentivement le ciel et distingue celles des Voiles, Cassiopée et la Coupe. Souriant légèrement, Arthur se demande si c’est un hasard. C’est pas tous les jours qu’on peut distinguer la coupe de Dionysos, dieu grec des plaisirs. Perdu dans les étoiles, il sourit légèrement lorsqu’il entend les sous-entendus d’Adel entrer en résonnance avec ceux qu’il a en tête. Rabaissant son menton vers la jeune femme, Arthur délaisse le ciel pour articuler doucement : « Non, t’es la première à la tâter ». Il sourit un peu plus et complète : « La technique, hein ». À demi-satisfait de ses sous-entendus, Arthur se redresse, le buste désormais hors de l’eau. Il balotte grelotte. « Mais si elle te comble, j’vais penser à la faire goûter à d’autres ». Pour la subtilité, on repassera. Faut dire qu’avec l’Allemande, c’est difficile d’être plus fin. Elle ne cesse de le titiller, de le caresser. dans le sens du poil. C’est d’ailleurs assez étonnant qu’à ce rythme-là, Arthur n’ait pas encore sorti l’artillerie lourde (sans prétention aucune). Mais à l’asticoter ainsi, elle va finir par le trouver. C’est certain que ça va pas tarder à sortir. Un gars reste un gars.  

D’un mouvement de tête, Arthur fait comprendre à la jeune femme que non, il n’a pas prévu de serviettes. « Va falloir trouver autre chose pour se tenir chaud ». Bien sûr, il a bien une idée du processus. Mais pour le moment, il préfère lui montrer ce qu’il a réussi à retenir depuis plusieurs (longues) minutes. Alors, tandis que la jeune femme s’extasie sur le ciel, le garçon se défroque (oui oui, tu as bien lu). Le derrière bien caché dans l’eau, le sourire d’andouille collé sur la gueule, il lance à la jeune femme :

« Eh Adel. T’as déjà vu la baleine blanche ? »

Il attend d’être certain d’avoir capté son attention pour plonger dans l’eau, son cul tout blanc bien en évidence en dehors de l’eau. Mort de rire, il remonte ensuite à la surface et s’exclame : « Voilà ! ». Oui, il est au paquet taquet . Ca va vraiment pas à Arthur de boire à jeun. Content de cette entrée peut orthodoxe, le Marin se refroque avec précaution. Faut pas croire mais dans l’eau, ce n’est pas si facile : ça ballotte, ça s’agite dans tous les sens et ça va partout, sauf au bon endroit. Que voulez-vous, ça arrive même aux meilleurs (/shot). Une fois rhabillé, Arthur sort de l’eau  et s’évertue à essorer ses vêtements. Il ressemble plus à rien, si ce n’est à une carcasse vaguement humaine détrempée. Il jette alors un regard vers la jeune femme et s’aperçoit de… Ah, la jupe blanche, la bonne idée.

Détournant rapidement le regard, Arthur ramasse sa veste et la tend vers l’ombre qui semble être celle de la jeune femme. Il ne le fait absolument pas par galanterie. Pour tout dire, c’est simplement parce qu’il ne tient pas à se casser mille fois la gueule par terre, pour avoir trop égaré son regard autre part que sur ses pieds. Alors, pour éviter de loucher maladivement, Arthur lui tend sa veste. Et comme il est un peu indisposé par tout ce blanc transparent, il sort une clope de sa veste, puis l’allume. « On devrait rentrer maintenant, non ?  ». Il sourit légèrement, pose finalement sa veste sur les épaules de l'Allemande et tire sur sa clope. « Rentrer à l’internat, hein ». Il élargit son sourire. Il sait pas si c’est une bonne idée de lui tendre des perches comme ça. Parce qu’une fois qu’elle est dedans, ça y va -si j'ose dire.
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Adelaid Altmann
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Ven 8 Mai - 13:23

Faire la planche, c'est tout un art. Vraiment. Quelque chose de très physique, aussi. Rester droite, la tête juste ce qu'il faut en dehors de l'eau, le ventre bien haut et les jambes mi-écartées mi-tendues. Vraiment, ce n'est pas à la portée de tout le monde. Le ciel, lui, au contraire, l'est, et Adelaide se surprend à vouloir le contempler plus souvent, plus longtemps. Elle ne s'était jamais attardée aussi longtemps, le nez en l'air, sur cette voûte étincelante qui éclaire les mortels. Notre blonde entend le breton lui répondre. Elle sourit, il est marrant. La première à en tâter. Évidemment. Elle fait quelques mouvements de bras pour ne pas rester statique trop longtemps et ne pas couler et jette un regard à Madeck, lui souriant de toute ses dents. Elle ne peut pas rire dans cette position, cela lui ferait perdre tout l'équilibre qu'elle tente de conserver. « On essayera de trouver un café et une serviette dans le dortoir. ». Encore quelques mouvements de bras et de jambes alors qu'il la hèle. Elle est trop loin pour juste tourner la tête sans boire une tasse conséquente de sel. Avaler par surprise, ce n'est pas ce qu'elle préfère.

Comme un poussin dans l'eau, elle se redresse, le regarde. « La balei-... ». Elle n'a pas le temps de finir sa question, qui finalement, n'en était pas une, qu'il plonge dans l'eau et ne fait remonter que la partie inférieur de son corps. Absolument pas préparée à ce genre d'introduction, bien que complètement trempée par la mer, elle reste une microseconde sous le choc avant d'entamer un fou rire résonnant à la surface de l'eau. Qu'il était con celui là, et elle adorait ça. C'était peut-être l'alcool, ou alors juste lui, simplement. Quand il remonte, ils sont tout les deux mort de rire, Adel en a même un peu mal au ventre, avec tout ce qu'elle a bu. « T'es pas fini toi... » lui rit-elle. Elle s'était rapprochée de ce cétacé pour le suivre hors de l'eau. Les liquides leur font faire beaucoup de bêtises.

L'allemande pense avoir doublé de volume avec tout le poids de l'eau que ses vêtements portent. Ses cheveux aussi, ils ont atteins leur taille la plus grande, bandés au maximum de leur capacité, ils traînent dans ses jambes, lourds et humides. Rapidement, elle tente de les essorer pour se mouvoir plus facilement et revoit sa jupe, blanche, lumineuse, transparente. Ses sous-vêtements transparaissent sans honte, mettant un peu de vers dans ce voile lumineux ainsi que du rouge sur les pommettes de notre amie. Fort heureusement, et bien à lui, Arthur lui offre sa veste, qu'il pose sur ses épaules. Un hochement de tête pour le remercier, un sourire, elle lève les yeux vers lui, mais là, ce qu'elle peut voir, c'est seulement le coté cétacé de son nouveau partenaire nocturne. Elle retient maladroitement une autre salve de fou-rire qui veut quitter ses lèvres. Le breton s'allume tout seul, un petit point rouge brille dans la nuit, délimitant les contours de son visage. Rentrer ? C'était l'idée la plus raisonnable jusqu'à maintenant, même si Adel n'avait pas vraiment envie que la nuit s'arrête. D'ailleurs, qu'elle heure était-il ? Tard, certainement, mais elle ne saurait donner des chiffres exacts. C'était une chose agréable d'ailleurs, de ne pas se situer correctement dans l'échelle du temps, profiter de la nuit indéfiniment, sans avoir peur du réveil ou du soleil qui se lève pour te rappeler que demain/maintenant, tu auras des cernes impossibles à cacher et un décalage de sommeil incroyable.


Elle récupère son sac sur le sable, le met sur son épaule et marche à coté d'Arthur, direction les dortoirs. Le silence s'installe un instant entre nos deux sirènes, la blonde sourit tranquillement, étrangement heureuse et amusée. La veste qu'il lui a prêtée est grande oui, mais juste assez pour cacher ses hanches. Elle essaye de ne pas y penser et lève la tête vers le profil du breton pour lui proposer : «  On peut passer récupérer mon carnet au dortoir et en profiter pour aller prendre une douche ! » Dix secondes de silence. Dans sa tête, cette proposition se faisait en solo, pas en coop. «  Enfin, chacun de son coté, j'entends. », se rattrape-t-elle. «  Et un café ou quelque chose après... Si tu veux. » Comment ça, elle ne veut pas que la nuit se finisse et retourner dans sa chambre tout de suite ? Reprendre son petit train de vie plutôt paisible, comme si cette nuit carrément folle n'avait été qu'un rêve.

D'ailleurs, arrivés aux dortoirs, elle ouvre la porte qu'elle tien galamment pour qu'il entre et lui pince le bras. Pour voir si il était réel. Ah.. Les ravages de l'alcool. «  Tu n'es pas de fumée. » Sourit-elle, toute contente.

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Arthur Madeck
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le Lun 15 Juin - 17:07

La tenant mollement entre ses doigts, Arthur tire un peu plus sur sa b…londe. Il perd lentement son regard sur le profil de l’Allemande, vaguement illuminé par les étoiles. Il tente de déchiffrer ses expressions, cherchant à savoir si sa proposition a été acceptée avec entrain, ou rejetée avec dédain. Malheureusement, le Breton est plutôt mauvais à ce jeu-là. Pénétrer. les esprits, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas un don que les hommes possèdent tous à la naissance. Par contre, la maladresse en matière de tendresse, c’est une autre histoire. Et puisque le marin n’échappe pas à ces règles dérèglant l’existence, il s’interroge sur les deux-seins desseins de la jeune femme. Dé.tendu, il amène finalement la jolie blonde contre ses lèvres (…je parle de la clope), puis laisse tomber son enquête. La jeune femme lui balance tout à la tronche, sans protection au.cu.ne et sous la pression, Arthur se trompe de trou ; il avale de travers. sa fumée. Abasourdi, il la contemple sans mot dire. C’est lui ou elle lui a proposé de prendre une douche ? A deux ? Au Oh bordel.

Le jeune Madeck fixe plus intensément le visage de la jeune femme. Il ne sait pas trop comment la manier, cette proposition. Alors, il demeure silencieux, contemplant seulement la jeune femme. Ça bloque, ça n’avance pas, il est incapable de la prendre, sa décision. Sur elle, il cherche une quelconque trace qui lui prouverait que tout ceci n’est qu’une histoire de bout…ades. Mais, comme au premier essai, il échoue lamentablement à la mettre à nu, son intention. Décidément, il ne comprend vraiment rien aux femmes. Alors, à défaut de vouloir s’enfoncer (…) à cause d’une réplique bancale, Arthur laisse le silence s’installer. Il ne veut pas commettre de faux pas, ne peut se permettre de briser le rythme endiablé qu’ils dansent ensemble depuis le début. Ce serait con de gâcher le final, non ? Il n’empêche que son esprit commence déjà à lui dicter quelques scénarios qui font se dérober un peu ses jambes. Ils s’emboitent dans sa tête (les scénarios, hein) et le marin doit se concentrer sur ses pas pour ne pas chanceler. C’est dur. d’être un homme. Ses divagations se dissipent cependant bien vite, lorsque la jeune femme précise qu’ils se toucheraient doucheraient séparément. Message reçu. Le jeune Madeck répond alors avec douceur, non sans malice :

« Bien entendu, chacun de son côté ».

Le sourire léger sur les lèvres, il reprend sa marche et écoute la proposition allemande. Il se contente de l’accepter en hochant de la tête, le sourire plus marqué sur le coin des lèvres. Visiblement, l’Allemande veut qu’ils continuent, qu’ils gardent le rythme, que ça ne s’arrête pas tout de suite. Bien que le Breton ignore s’il va pouvoir tenir toute la nuit, pour le moment il est à peine fatigué. Et puis, il  a encore des tas de trucs à lui faire goûter. Comme sa bonne b…oisson bretonne, ou encore ses contes qui enchantent autant qu’ils endorment. Se concentrant alors sur ses pieds, Arthur s’interroge vaguement sur quoi il va l’introduire. Whisky au blé noir ou chouchenn ?

Il était encore en train de débattre intérieurement lorsque qu’un pincement au bras le ramène sur Terre. Un peu perdu, il réalise qu’ils sont déjà devant les portes de l’internat, que la plage est déjà loin derrière. Quant aux picotements sur le bras, ce n’est que l’Allemande qui vérifie s’il est réel. Bien sûr, il aurait pu se foutre en d’elle et souligner qu’elle est bien bourrée (… sans prétention aucune... /shot). Il aurait pu, mais faut bien avouer que parfois, Arthur doute également de son existence. Il est si souvent dans les nuages qu’il n’est pas rare qu’il se demande si la corde qui le retient au sol n’a pas lâché, s’il ne s’est pas envolé définitivement vers eux. Néanmoins, pour le moment, il sait qu’il est encore sur Terre et compte bien en profiter. Souriant aux doutes de la jeune femme, il choisit de jeter un peu plus d’incongruités à la soirée. Doucement, il retient à son tour la porte d’entrée et tend sa paume vers la jeune femme, comme un chevalier aiderait une dame à enjamber un gros tronc (…). Pour l’inviter à suivre le rythme, le jeune homme se contente d’un « Ma Demoiselle ? » qu’il ne prend même pas le temps de traduire en allemand. Aussi bizarre que cela paraisse, c’est toujours lorsque le jeune homme a quelques milligrammes d’alcool dans le sang que ses manières d’aristo ressortent. Il n’oublie plus de se tenir droit, retient davantage ses gestes, mais n’oublie cependant pas de se moquer en silence de toutes ces simagrées qui rongent son quotidien.

Une fois qu’elle est entrée, il lui emboite. le pas. Il a enfin tronché tranché : vu leur état, il vaut mieux y aller molo (façon de parler). On oublie donc le whisky, trop dur à avaler, et on le remplace par le chouchenn, plus agréable pour introduire quelqu’un. au cul.te breton des boissons. Sans faire de bruit, Arthur ouvre la porte de sa chambre qu’il reconnaît seulement à la distance à parcourir. Derrière la porte, il repère un drapeau breton accroché à une poutre, séparant le territoire ennemi des terres du Duché. C’est bien là. Il sourit et pénètre dans l’All...ée. C’est le bordel complet, c’est la foire totale là-dedans. Arthur y fait à peine attention, se dirige vers son lit et constate que quelqu’un dort déjà dedans. Il ne vérifie même pas qui s’y trouve et se contente de fouiller dans son bordel, entre deux maquettes ou autres objets construits à la va-vite. Derrière son bureau, il choppe une vieille. bouteille de chouchenn et le petit carnet. Se mouvant sans faire de bruit, il attrape serviette et vêtements de rechange, puis rejoint la jeune femme. Il lui tend alors son carnet ainsi que le chouchenn et glisse sur à la jeune femme, amusé :

« Tiens-la bien droite, hein. Je compte sur toi. »

Puis, distraitement, il observe les dessins imprimés sur la bouteille, les neuf petits losanges dorés sur fond rouge. Il n'explique pas à la jeune femme qu'il s'agit là des armes de sa famille, que cette bouteille est produite sur leur domaine. Il omet ce détail, jugeant que ces histoires de princes, de ducs, de nobles, ça ne doit pas impressionner une fille dans son genre. Et quand bien même ça lui plairait, il n’a pas vraiment envie de lui raconter ce genre d’histoire. Parce qu’il n’y a rien de joli, seulement du superficiel, du clinquant, des océans de foutaises. Alors, il se contente de changer de sujet, taisant toutes les anecdotes familiales reliées à ce blason.  

« Maintenant que tu as vu la mienne,
Tu me laisses pénétrer la tienne ?
»

Bien entendu, il parle de la chambre.  
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MessageRe: Du pixel au cocktail. - posté le

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Du pixel au cocktail.

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