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Cho-co-lat ? [RUI]

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MessageCho-co-lat ? [RUI]- posté le Mer 15 Oct - 18:22

Je veux du chocolat.
Blonde, idiote, bizarre. Je voulais du chocolat. Oui, du chocolat, du vrai chocolat ! Du chocolat de Belgique. Du chocolat comme tu en recevait parfois de tes correspondants. Du bon chocolat ! Rien ne me l’interdisait après tout, d’en manger. J’avais le droit maintenant. Tant pis si je devenais grosse, il me fallait ma dose de chocolat immédiatement. Pourtant, mon premier réflex n’a pas été d’aller en chercher dans la cuisine, ni de fouiller dans les affaires de mes colocataires. Non, mon premier réflex, ça avait été le placard à balai. Celui du couloir du haut, dans le dortoir B.

Qu’est-ce qu’il était mal rangé ! C’était un véritable bordel ambulant. Le chariot de nettoyage n’avait même pas été vidé. Ça méritait que je me présente à l’administration pour faute professionnelle à ce niveau-là ! Pourtant, je n’étais pas censée trainer dans les couloirs à cette heure avancée de la nuit, ni même ouvrir ce placard auquel les élèves n’avaient, normalement, aucun droit d’accès. Mais l’appelle du chocolat était plus fort que tout !

La ronde de nuit du gardien venait de commencer. Pour ne pas me faire surprendre, je me glissais dans la première pièce qui s’offrait à moi. Je ne tombais pas sur une chambre, mais sur une des salles de bains de cet étage. Laquelle ? Qu’importait. Homme, Femme, dans le fond, à deux heures du matin passé, qui s’en soucie ? Je haussais les épaules et avançais d’un pas gai vers le bain. Il était encore chaud, comme s’il continuait d’être alimenté en eau chaude même si tard dans la nuit. Décidément, ces bains japonais étaient encore un véritable mystère pour moi ! Mais j’adorais ça ! C’était follement excitant de ce dire que ces bains n’étaient absolument jamais froid.

Je déposais mes vêtements dans les vestiaires, prenant soin de les plier soigneusement. Mes sous-vêtements trônaient en vainqueurs sur la pile carrée. Avec douceur, je me glissais dans le bain, entièrement nue, sans avoir pris le temps de me couvrir d’une serviette ou de quoi que ce soit d’autre. Et je partais dans des rêveries de chocolat noir, blanc ou aux noisettes ; de cascades sucrées ; de friandises.

« Y’a quelqu’un ? »

On me tirait de mes rêves de douceurs. Mais qui donc ? Un homme, lorsqu’on entend la voix qu’il prend pour parler. Grave, mais pas trop. Juste assez pour dire que ce n’était pas une femme, et surtout pas une de ces ados à la voix de crécelles horriblement aigüe.

« Euh, non ? »

Okay, je sais que ça passera pas. Mais, sait-on jamais : il était peut-être bête.

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MessageVoyeurisme ? No way...- posté le Jeu 16 Oct - 1:55

Cho-co-lat ?


feat ღ Angelic Matthews


J
’ai les écouteurs vissés dans les oreilles, à un volume ni trop fort ni trop bas. Le nez dans un bouquin des plus intéressants, je vois toutes sortes de choses : mais pas les aiguilles sur ma montre qui tournent, encore et encore. Alors devinez ma surprise lorsque j’ai reposé mes yeux dessus, des heures après avoir débuté ma lecture. Sur le coup, je n’ai pu retenir un juron de franchir le seuil de mes lèvres. Mais personne n’est là pour l’entendre – tout du moins, pas de réveillé. Je ferme mon bouquin, le rangeant dans mon sac de cours …

Ce n’était pourtant certainement – et malheureusement – pas un livre qu’un professeur nous aurait donné à lire. Je l’ai acheté la même journée où j’ai emménagé ici. On ne me prend pas pour un littéraire, et pourtant j’apprécie les livres. Je poursuivrais probablement ma lecture durant un cours ennuyant, ou pendant une pause. Mais là n’est pas la question, il est près de deux heures et demie du matin, et je ne me sens pas spécialement fatigué. Si je pose ma tête sur mon oreiller maintenant, je n’arriverais pas à dormir. Ça serait contre-productif, quoi. Du coup, je me lève. Logique.

Heureusement que je ne suis pas du genre bruyant – mais plutôt l’inverse, pouvant rivaliser avec un ninja. Je suis donc sorti en douce de ma chambre, et les mains dans les poches, je me suis mis à arpenter les couloirs du dortoir – tout du moins, de l’étage auquel je me trouve. Puis forcément, parce que c’est toujours comme ça à mon plus grand malheur, un ennui me tombe sur le coin de la figure. Que je l’avais pas prévu ce pion. On est dans une école privé, ou quoi. Pourquoi ils nous surveillent comme ça ? C’est bien ma veine.

« Eh, tu fais quoi, là ? Retourne dans ta chambre ! »

Hai, hai. Pas besoin de me le dire deux fois, je fais demi-tour. Sauf qu’au couloir où se trouve ma piaule, j’aperçois de la lumière sous une porte. Bah, c’est quoi ce foutage de gueule ? Curieux, je vais jusqu’à ladite porte et l’ouvre – oui, la politesse et moi, on n’est pas amis. Il n’y a personne. C’est juste quelqu’un qui aurait oublié d’éteindre avant de sortir ? Juste pour vérifier, je dis tout haut : « Y’a quelqu’un ? » – enfin, pas trop non plus, je ne voudrais pas alerter les surveillants qui sont à un couloir de distance.

« Euh, non ? »

What. Oh bah, s’il n’y a personne, je n’ai plus qu’à m’éclipser… NON MAIS SERIEUSEMENT ?! Je n’aurais jamais cru qu’on me répondrait aussi stupidement. Ou alors ce n’était pas voulu – genre, c’était pour signaler sa présence, en gros. Donc il y a quelqu’un. Et au vu du timbre, je dirais que c’est une fille – plutôt jeune. Ou alors un gamin avec une voix qui n’a pas encore mué. Prions pour la seconde solution, parce que j’ouvre la seconde porte : celle qui mène au bain. Ce n’est pas du voyeurisme, soyons d’accord. C’est uniquement parce que les pions approchaient.

Du coup, j’ai dû éteindre la lumière de la pièce précédente, et me réfugier ici – pas question que je reste plongé dans les ténèbres. Donc, je suis entré. Au début, je n’ai rien vu à cause de la vapeur due à l’eau chaude, puis mes yeux vairons se sont finalement posés sur sa silhouette pratiquement entièrement plongée dans le bain. Encore heureux, qu’est-ce que j’aurais pu voir autrement… J’affiche un air blasé – ah non, c’est mon air habituel… - et lève la main pour la saluer en lâchant un bref « Yo, le fantôme. ». Bah quoi, y’a personne, n’est-ce pas ?



© Helden


Dernière édition par Rui Orihara le Lun 20 Oct - 6:08, édité 1 fois
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MessageRe: Cho-co-lat ? [RUI]- posté le Ven 17 Oct - 15:55

Fantôme.
« Yo, le fantôme. »

Et, c’était tout ? J’étais assez perplexe. Soit cette personne était réellement stupide, soit elle savait que j’étais là et me répondait de la même manière que je lui avais répondue. Ah, donc on jouait au dialogue de sourd, c’est bien ça ? J’aurais pu me jouer de ça, ou simplement me taire et disparaître dans l’ombre. Mais ça n’aurait pas été discret, surtout qu’il ne devait pas se trouver loin de mes affaires. Réfléchis Angy, réfléchis.

Je m’enfonçais un peu plus dans la grande baignoire et je me tournais doucement vers l’inconnu. Avec la vapeur, je ne pouvais pas distinguer autre chose que des formes. Il semblait que c’était un homme, sans doute brun, assez grand, assez mince. Et, c’était tout. HEIN ? Oui, j’avais été incapable de mieux le décrire. Bah quoi, ce n’était pas de ma faute si je voyais rien !

« Bouuuuuuh~ Que viens-tu faire dans les bains à cette heure-ci, étranger ?! »

Comment ça c’était stupide ? Non, non ! J’étais un fantôme, j’allais jouer ce rôle jusqu’au bout. Tu vas le faire fuir, pauvre folle. Eh bien, s’il devait fuir, il raterait sans doute la vue d’un corps féminin. Comment ça ? Tous les hommes ne cherchaient pas ça ? Ah, bah zut. Mon plan tombait à l’eau. Il ne me restait plus qu’à le noyer. Bah quoi ?

Je me souvenais soudainement de la raison qui m’avait amenée ici. Le chocolat, mon meilleur ami. J‘étais à sa recherche. Il me manquait tellement ! Même si mes hanches ne l’aimaient pas trop, c’était vrai. Mais je lui cachais bien ! Il ne se doutait de rien.

« Dit, toi. T’as pas du chocolat ? »

Evidemment, je savais que la réponse allait être négative. Mais ça me donnerait l’occasion, soit de le mettre nu, soit de le noyer, soit de manger du chocolat. C’était fort intéressant dans les trois cas. Mais je ne m’amuserais pas à faire des probabilités. J’aime pas calculer, ça me brûle les neuronnes.
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MessageRe: Cho-co-lat ? [RUI]- posté le Lun 20 Oct - 6:36

Cho-co-lat ?


feat ღ Angelic Matthews


J
e pense que je ferais mieux d’arrêter de fixer comme ça sa silhouette, quand bien même est-elle floue ; car ce n’est qu’une question de temps avant que mes yeux ne s’y habituent et réussissent à voir à travers la vapeur. Le pire dans tout ça, c’est que ça donne super chaud. Ne comptez pas sur moi pour passer ma nuit ici, j’en mourrais avant l’aube. « Bouuuuuuh~ Que viens-tu faire dans les bains à cette heure-ci, étranger ?! » Et encore plus si c’est pour rester avec une blonde atteinte du cerveau – en même temps, si elle est blonde…

Je dis ça un peu au hasard, mais c’est vrai que d’ici, elle ne m’a pas l’air brune. L’endroit où se trouve sa tignasse aurait été plus foncée, si ça avait été le cas. Ou alors, elle est chauve. Huh, ce n’est vraiment pas mon truc, les nanas chauves. Je force un peu sur mes yeux pour améliorer ma vision, plissant mes paupières, et je vois que se dessine une cascade de longues mèches claires. Oh, donc elle est tout le contraire d’une chauve. Me voilà rassuré. « Promenade nocturne. », réponse plus courte, tu meurs. Au moins suis-je honnête.

Je fais quelques pas dans la petite salle, ne m’approchant pas du fantôme étrangement blond, me rendant vers le mur opposé du bain où je m’adosse, croisant les bras contre mon torse. La tête légèrement tourné sur le côté, je ne peux pas reposer mes yeux sur la silhouette féminine à moins de forcer sur le coin de mes yeux. Bref, tout ça pour dire que je ne suis pas là pour la mater – j’ai autre chose à foutre. Enfin, ça devrait être le cas, mais pas moyen de savoir si les pions se sont éloignés, donc je suis coincé.

« Dis, toi. T’as pas du chocolat ? »

Je m’efforce de ne pas la regarder – c’est un réflexe de regarder son interlocuteur, la politesse obligeant. Si elle voulait poursuivre son jeu de fantôme, je crois qu’elle vient de se griller toute seule, là. Du chocolat, sérieusement ? Qu’est-ce qu’elle veut que je foute avec du chocolat dans mes poches ? Et ça lui a pris comme ça, d’un coup ? Comment on appelle ça déjà… Une soudaine fringale ? Je me contente de secouer la tête de gauche à droite, en signe de négation. Mais est-ce qu’elle va y voir quoique ce soit, avec toute cette vapeur ?

« J’ai pas de chocolat sur moi, désolé. » Et comme toujours, je me la joue honnête. Un jour, je devrais tenter de mentir, foutre la pagaille par le pouvoir des mots, essayer de manipuler quelques faibles d’esprits. M’amuser méchamment, quoi. Sauf que ce n’est pas vraiment mon truc. Non, moi, c’est être honnête, tant avec les mots qu’avec les poings. Même si je dois bien avouer que je le suis bien plus avec le second point. La chaleur me monte un peu à la tête, je pense. Je tire un peu sur mon col : « Hey, fantôme, j’imagine que ça te gêne pas si j’me dessape ? ».



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MessageRe: Cho-co-lat ? [RUI]- posté le

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Cho-co-lat ? [RUI]

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