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Scène II Acte I : A tout prince, il faut un chevalier...

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Pharamond O. Edelstein
Club de Lecture/Ecriture
Masculin Messages : 30
Date de naissance : 10/10/1990
Date d'inscription : 04/01/2015
Âge : 27
Job : Écrivain
Côté coeur : En couple...[S'il tient la distance]
Personnage en trois mots : Hermaphrodite, Rêveur, Prince.

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Année scolaire: 2 ème
Dortoir & numéro de chambre: Dortoir B - Chambre n°08
Colocataires: Kanra Iehisa
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MessageScène II Acte I : A tout prince, il faut un chevalier...- posté le Jeu 5 Fév - 1:52

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C'est alors qu'apparut le renard.
-Bonjour, dit le renard. ..
-Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
-Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
-Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli..
-Je suis un renard, dit le renard.
Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
-Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé
-Ah ! pardon, dit le petit prince.
Bien évidemment, Phara aurait aimé dire un jour " Je peux le faire seul. Merci, mais non merci." Il aurait aimé pouvoir porter fièrement, à bout de bras, un sac sans sentir ce dernier trembler sous l'effort. Il aurait aimé pouvoir aider quelqu'un à soulever ses valises et les porter dans le taxi. Aider les vieilles dames dans la rue avec leur caddie de course. En bref, il aurait aimé avoir un peu plus de force que ce dont il devait se contenter avec son petit mètre septante-huit et ses quelques soixante kilos et des poussières. Surtout des poussières. Car s'il y a du muscle, c'est ce muscle fin qui fait la beauté du danseur étoile. Pas celui de le brute quaterback de l'école. Oui. Il aurait aimé pouvoir porter quelque chose sans avoir de courbature le lendemain. Et assis sur ses valises devant le portail du pensionnat, il désespère de ne pas parvenir à faire bouger, ne serait-ce qu'un peu, ses immenses malles.

Qu'est-ce qu'elle a pu pleurer mère. Avec ses larmes, il aurait été facile de remplir la marre sèche dans le jardin de notre demeure. Il aurait été si simple de le faire. Des larmes salées d'une mère. C'est mon départ qui lui a causé tous ces soucis. Père lui a dit pourtant " Il ne va pas loin notre Phara ! Ne t'en fais donc pas comme ça ! " Et après avoir séché ses larmes, avec force reniflements et babillements, mère avait tenu à m'aider à emballer le reste de mes affaires. Je prenais beaucoup de choses, car je n'avais pas envie de devoir revenir auprès de mes parents deux fois par semaines. Avec la réserve que je me faisais, je pouvais aisément m'en tenir à un week-end sur deux. Je n'ai rien contre père et mère. Je les aime vraiment beaucoup, mais mère essaie trop de me faire devenir ce que je n'ai jamais été...

Pharamond sentait le vent de ce début de soirée caresser ses frêles épaules. Il était vêtu simplement pour une fois. Mais c'était surtout une question de praticité. Aussi, il avait enfilé un leggings clair et un débardeur sombre. Il tenait son gros pull estampillé au nom de son ancienne école, contre son torse. Car malgré le fait que Phara était une fille, il avait la chance de ne pas avoir de poitrine. Ou alors trop peu pour que cela se remarque.

Les cheveux rejetés en arrière, il se leva et entreprit d'essayer d'amener ses bagages jusque dans l'entrée au moins. Forçant sur ses bras aux muscles secs et laissant une trace sur le gravier. Lorsqu'il arriva face aux portes du bâtiment, il poussa la porte avec ses fesses et parvient à tout mettre dans le hall. Ce n'est qu'une fois assuré que ses affaires ne risquaient rien qu'il alla demander le plan du bâtiment annexe avec le numéro de son dortoir. Phara voulait s'assurer être en mesure de trouver le bon endroit avant de revenir prendre ses bagages...un à un. C'était toujours mieux que de faire savoir à tout le monde qu'il était une lavette.

Appelons cela fierté mal placée. Quoi qu'il en soit, me voilà en quête de ma chambre que je vais partager, visiblement, avec deux personnes. Je ne sais si je vais trouver quelqu'un à mon arrivée. Si une partie de moi espère que oui, car il faudra bien que quelqu'un m'aide, une autre partie me dit que non. Qu'ainsi, je pourrai éviter d'avoir la honte devant un tiers. Mais je sais qu'il faut que je trouve quelqu'un. Car même si j'espère...l'espérance ne fait pas tout. Je ne vais pas y arriver seul. Et c'est avec cette idée en tête que je pénètre dans la chambre, non sans avoir toqué deux coup. Les portes sont durs et j'ai l'articulation rosie...

_Bonjour, je suis le nouveau.

Je n'utilise jamais le mot " salut " Je le trouve trop impersonnel et trop intime. C'est paradoxale, mais ce serait long à vous expliquer. Je dois dire que les personnes qui me disaient salut par le passé n'étaient pas forcément tous des amis. Aussi ais-je banni ce mot de mon vocabulaire, bien que je ne ressente aucune animosité envers ceux qui s'en servent. Sinon, cela ferait bien trop de gens à détester.

La chambre est spacieuse. A trois, ils ne devraient pas trop se marcher dessus. D'un geste, Phara dépose son pull sur un lit semblant à l'abandon et se dirige vers la fenêtre ouverte pour la refermer avec délicatesse. Avant de se tourner vers le garçon présent, il recoiffe sa chevelure d'or avec l'aide du reflet dans la vitre et un sourire poli naît sur ses lèvres. Il ne sait pas comment aborder le sujet de ses bagages. Surtout qu'avec soulagement, il s'est rendu compte que son colocataire était quelqu'un de plutôt baraqué.

_Je suis Pharamond, mais tout le monde m'appelle Phara !Enchantée.

Je ne me suis et ne m'habituerai jamais je crois à cette manie de présenter son nom de famille qu'ont les japonais. C'est parce qu'ils s'appellent par leur nom, à ce que m'a dit mère une fois, tandis que je lui avais posé la question. Ils ajoutent un suffixe selon le degré d'amitié et d'intimité qu'ils ont pour toi. Je devrais y être habitué pourtant. Mes amis, à Tokyo, m'appelait par mon nom de famille suivit d'un suffixe que je n'ai jamais su retenir. Pourtant mon japonais est aussi parfait que les autres langues que je maîtrise. Par contre, mon anglais...c'est pourquoi, en entrant, j'ai entamé le dialogue en japonais. Si mon colocataire ne semble pas nippon, peut-être en possède-t-il le dialecte. Et si ce n'est pas le cas, nous pourrons trouver une autre langue pour se comprendre. Et dans l'extrême cas où je ne parle aucune de ses langues, alors le langage des signes fait parfois des miracles.

La voix de Phara est d'une douceur mélodieuse. Certains trouveront sa voix douce pour un garçon, mielleuse et agréable. D'autre la penseront plutôt grave pour une fille, onctueuse et sensuelle. Du moins, pour lorsqu'il se comporte et veut se faire voir comme une fille. Le premier jour, la personne à l'accueil l'avait appelé mademoiselle. Phara avait eu le soulagement de voir qu'il n'y avait pas eu d'autre incident de ce genre. Mais il balisait toujours lors d'une nouvelle rencontre, surtout lorsque cette dernière se faisait avec la gente masculine. Car c'était comme s'ils avaient un sixième sens pour reconnaître leur compatriote mâle. Il était plus simple de se faire passer pour fille lorsque vous n'en étiez pas une, que l'inverse...et sans réellement s'en rendre compte, appuyée contre le bord de la fenêtre, Phara cessa de respirer.

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Mattheus Haubenestel
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Personnage en trois mots : Sportif à l'extrême

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MessageRe: Scène II Acte I : A tout prince, il faut un chevalier...- posté le Sam 7 Fév - 19:55

Aujourd’hui Mattheus n’était pas des plus motivés pour faire ses exercices : il se sentait un peu malade ; il avait fait un tour à l’infirmerie pour prendre un peu d’aspirine. Il espérait que son état serait passé d’ici une demi-heure. Malgré le temps glacial, le jeune sportif était pris de bouffées de chaleur à cause de la fièvre, ainsi avait-il entrouvert la fenêtre pour qu’une brise vienne apaiser cette sensation d’étouffement. Il enveloppa son cou dans une écharpe faite par sa grand-mère et rêvait d’un bon grog pour repartir du bon pied. Ses cheveux blonds étaient enfermés dans un bonnet en laine. De tout son corps on n’apercevait que son nez qui était déjà rougi par les éternuements et les mouchoirs. Une toux grasse rompait avec le silence de la chambre : son colocataire était parti faire un tour. A moins qu’il ne soit en cours ? La fièvre embuait l’esprit du jeune homme. Il lui arrivait rarement de rester au lit mais ça ne lui était pas si désagréable de se poser devant un film de temps en temps. Allongé, l’ordinateur posé sur son torse, il avait lancé le film Rambo II, qu’il connaissait par cœur. Le son de son casque était si fort qu’il n’entendait pas sa propre voix couvrir les répliques de Stallone. Pris dans le film, il oublia un instant où il était : il ne s’agissait plus de la chambre d’un pensionnat au Japon. Non, à ce moment là il se sentait en plein milieu de la jungle du Viêt-Nam : il doit véritablement remplir sa mission humanitaire. Au bout de dix minutes du film il avait dû stopper la lecture pour prendre du sirop pour la toux car la récitation des répliques abîmait encore plus son état. Néanmoins il se mit à citer une phrase de Rambo sans le casque et se rendit compte à quel point sa voix grave pouvait se rapprocher de la voix de l’acteur. Il se mit à rire et se réinstalla confortablement ; la poubelle mise à côté du lit était remplie mouchoirs. Le film réabsorba rapidement Mattheus ; l’atmosphère humide et sordide de la jungle vietnamienne l’envahissait.

Soudain il vit la porte s’entrouvrir et un visage qui lui était inconnu fit son entrée. Instinctivement Mattheus tapa sur la touche espace pour stopper son visionnage et se redressa pour être assis sur son lit. Il retira son casque et entendit

« Bonjour, je suis le nouveau. »

Mattheus s’éclaircit la gorge avant d’essayer de saluer le jeune homme avec une voix vaguement normale tout en retirant son bonnet.

« Bienvenue ! Fais comme chez doi »

Un sourire s’afficha sous son nez ridiculement rouge. Mattheus plia son ordinateur pour le mettre en veille et le déposa sur sa table de chevet. Ses mains vinrent se frotter à ses yeux, la fièvre s’en allait tout doucement. L’Alsacien regardait le jeune nouveau se mouvoir dans la salle. Il referma la fenêtre avant de se présenter :

« Je suis Pharamond, mais tout le monde m'appelle Phara !Enchantée. »

Mattheus en profita pour appliquer les règles de politesse qui lui inculqua sa mère avant de l’inscrire au pensionnat : il se leva et se pencha pour saluer Pharamond. Comme toujours, Mattheus se pencha un peu trop et ses gestes de politesse étaient toujours des plus maladroits. Il n’appliquait pas les règles à la perfection.

« Enchandé. Moi c’est Madheus Haubenesdel. »

Le nom du nouveau colocataire et son accent lui rappela vaguement quelque chose, mais son état grippal lui empêcha de faire le lien entre ses propres origines et celles de Pharamond. Mattheus était trop préoccupé par son rhume, il essayait de retenir ses éternuements mais les virus s’activaient à chatouiller ses narines. Ses vertèbres étaient parcourues de frissons et le jeune Français décida de remettre son bonnet pour éviter d’éternuer constamment. Il attrapa un mouchoir, se tourna pour se soulager avant de jeter l’immondice dans la poubelle. Il se dirigea vers le lavabo et se lava les mains pour la centième fois de la journée. C’est à ce moment là qu’il remarque le petit bagage du nouveau. Mattheus releva les sourcils et se souvint que même lui était plus chargé que ça quand il est entré au pensionnat.

« Du voyages léger doi ! »

La voix grave et nasillarde de Mattheus était due à la grippe mais il ne s’en souciait pas. Il ne retenait qu’une chose : il avait la même voix que Rambo. Et il trouvait ça super classe.

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