AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

Il parait que l'air marin rend gentil.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Kris Reischesberger
Aucun Club
Féminin Messages : 67
Date de naissance : 23/03/1997
Date d'inscription : 05/10/2013
Âge : 21
Job : Etudiante à plein temps.
Côté coeur : Attend l'amour sur le sable chaud.
Personnage en trois mots : Riche, lunatique, jolie.

Carte d'identité
Année scolaire: 3e année
Dortoir & numéro de chambre: Dortoir B - Chambre n°01
Colocataires: Rihei Matsudate - Jolene Evans - Harry Lorcane
avatar
MessageIl parait que l'air marin rend gentil.- posté le Sam 21 Déc - 21:30

Il l'entraina sans demander de reste à travers l'école en courant dans les couloirs.

- Hé, ralentis ! Je n'ai pas d'aussi longues jambes que toi, moi !

Rien n'y faisait, ils poursuivirent leur course effrénée, longeant des couloirs et grimpant les escaliers deux à deux, pour finalement arriver... au toit.

- Il n'y a pas de machine à café sur le toit, qu'est-ce que tu as encore prévu de suspect cette fois-ci ?

Elle se rendit compte qu'il tenait encore sa main dans la sienne et la lâcha brusquement pour le devancer. Elle longea la grille de protection pour profiter de la vue sublime qu'offrait leur position. Au loin, on voyait la mer rouler sur le sable fin blanc sous un ciel parsemé de nuages floconneux. Le vent marin soufflait un peu, décoiffant sa longue chevelure de jais. Elle sortit un élastique et se fit une queue de cheval sur le côté droit. Elle se perdit dans la contemplation du paysage avant de se rappeler de la présence de son kidnappeur. Son caractère de Déléguée et Présidente des élèves revint rapidement à la charge.

- Hormis le fait que ce n'est absolument pas une attitude de gentleman que de faire courir une fille, tu es courant que je vais avoir de gros problème ?! On ne peut pas sécher les cours ! C'est écrit dans le règlement que, visiblement, je suis la seule ici présente à avoir lu. T'es vraiment un spécimen...

Elle marcha de long en large, une main sur la tempe à se demander ce qui conditionnait cet être à réagir de cette manière.

- Vas-y, je t'écoute, explique-moi ce qui se passe sous ton crâne blond pour que tu te croies au-dessus des lois ?

Elle croisa ses bras sur sa mince poitrine et le regarda de ses yeux bleus pétrole d'un air sévère.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Viens jouer avec moi, la solitude est lourde à porter pour mes frêles épaules...

Paroles: #993333


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://open-doors.skyrock.com
Natsuo Kurosaki
Aucun Club
Masculin Messages : 32
Date d'inscription : 31/10/2013
Job : Aucun
Côté coeur : Célibataire
Personnage en trois mots : "J'aimerais bien te dire que tu as raison, mais on serait tous les deux en tord."

Carte d'identité
Année scolaire: 3ème
Dortoir & numéro de chambre: Dortoir B - Chambre n°05
Colocataires: Maë Tremblay, Yui Himawari, Ichiro Kagome
avatar
MessageRe: Il parait que l'air marin rend gentil.- posté le Lun 30 Déc - 21:30

- Hormis le fait que ce n'est absolument pas une attitude de gentleman que de faire courir une fille, tu es courant que je vais avoir de gros problème ?! On ne peut pas sécher les cours ! C'est écrit dans le règlement que, visiblement, je suis la seule ici présente à avoir lu. T'es vraiment un spécimen...

Natsuo fronça les sourcils tandis que Kris faisait les cents pas. On aurait dit qu'elle cherchait à résoudre un casse-tête, et ce casse-tête, c'était lui. Il hésitait entre être vexé ou flatté. Après tout, il arrivait à déstabiliser cette fille qui lui avait paru inébranlable dans tous les domaines.

- Vas-y, je t'écoute, explique-moi ce qui se passe sous ton crâne blond pour que tu te croies au-dessus des lois ?

Natsuo avait arrêté de regarder Kris lorsque celle-ci s'était figée nette pour le fixer. Cette fille le rendait nerveux, peut-être parce qu'elle faisait penser par une maîtresse de maison sévère et que le jeune garçon se sentait comme un enfant qui venait de se faire surprendre en pleine bêtise.

Mais Natsuo ne voulait pas que sa timidité face à cette jeune fille se fasse ressentir alors, il prit l'air qu'il avait toujours l'habitude d'arborer en compagnie de tout le monde. Son sourire charmeur, ses yeux pétillants et ses cheveux dorées étaient en place. Il n'avait plus qu'à essayer de faire tomber Kris dans ses "filets". Il voulait l'avoir dans la poche.

-Eh bien, tu sais, je ne me crois pas au dessus des lois..

Il avait pris un ton sérieux et sa vois envoûtante ne pouvait jouer qu'en sa faveur.

-Non. Je les respecte. J'essaie juste de trouver des échappatoires. Ce n'est pas ma faute si les gens qui sont censés les faire respecter ne sont pas capables de le faire. Bon, ok, c'est vrai que ce que je propose pour m'en sortir est tentant. Mais c'est avant tout leur faute. Ils sont payés pour faire quelque chose, qu'ils le fassent bien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kris Reischesberger
Aucun Club
Féminin Messages : 67
Date de naissance : 23/03/1997
Date d'inscription : 05/10/2013
Âge : 21
Job : Etudiante à plein temps.
Côté coeur : Attend l'amour sur le sable chaud.
Personnage en trois mots : Riche, lunatique, jolie.

Carte d'identité
Année scolaire: 3e année
Dortoir & numéro de chambre: Dortoir B - Chambre n°01
Colocataires: Rihei Matsudate - Jolene Evans - Harry Lorcane
avatar
MessageRe: Il parait que l'air marin rend gentil.- posté le Lun 30 Déc - 22:24

Elle n'aimait pas beaucoup ce garçon. Il n'avait pourtant pas l'air plus méchant qu'un chaton, mais elle n'aimait pas son attitude, une espèce de je-m'en-foutiste, toujours un sourire charmeur aux lèvres. Comme si le monde lui appartenait.


-Eh bien, tu sais, je ne me crois pas au dessus des lois..

Il avait l'air sérieux. Comme lorsqu'il parlait de sa mère. Sa voix était agréable, envoûtante, séduisante. Elle n'était pas croyante, mais le serpent qui avait trompé Adam dans le jardin d’Éden devait sûrement avoir sa voix, se dit-elle en souriant intérieurement.


-Non. Je les respecte. J'essaie juste de trouver des échappatoires. Ce n'est pas ma faute si les gens qui sont censés les faire respecter ne sont pas capables de le faire. Bon, ok, c'est vrai que ce que je propose pour m'en sortir est tentant. Mais c'est avant tout leur faute. Ils sont payés pour faire quelque chose, qu'ils le fassent bien.

Elle laissa les paroles résonner dans son esprit et réfléchit un instant. Elle avait envie d'une Lucky. Elle tâta ses poches et fut heureuse de constater qu'elle n'était pas sortie pas sans ses cigarettes. Elle sortit le paquet et tapa le fond pour en élever une qu'elle saisit entre ses fines lèvres roses perles. Un coup de zippo et la cancéreuse dispersait sa fumée dans sa gorge. Elle leva la tête et souffla son nuage de nicotine. Elle défit ses cheveux et passa une main dedans pour leur redonner forme. Croisant les bras sur sa poitrine, geste qu'elle faisait souvent et qui lui donnait un air sévère, trop pour son jeune âge, et le regarda d'un air amusé.


- Je comprends, ils devraient en effet savoir résister au pots-de-vin. Tout le monde n'a pas la chance de naître avec une cuillère en or sertie de pierreries dans la couche, tu sais, ce n'est pas très malin non plus de les tenter...

Elle tira sur la Lucky et regarda le ciel. Il était aussi bleu que les yeux de Natsuo. Et de Luka. Elle fronça les sourcils, elle savait que les larmes n'allaient pas tarder. Trois ans n'étaient pas assez pour faire son deuil... Elle faillit faillir, mais flancher devant les gens n'était pas permis chez les Reischesberger. Elle se ressaisit, cachant tant bien que mal sa douleur.

- J'aime bien les chaussures de ta mère, elles sont vraiment très belles. D'ailleurs, celles-ci sont de la collection Printemps de l'année dernière, dit-elle en dépoussiérant ses chaussures. Que fait ton père comme métier ?

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Viens jouer avec moi, la solitude est lourde à porter pour mes frêles épaules...

Paroles: #993333


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://open-doors.skyrock.com
Natsuo Kurosaki
Aucun Club
Masculin Messages : 32
Date d'inscription : 31/10/2013
Job : Aucun
Côté coeur : Célibataire
Personnage en trois mots : "J'aimerais bien te dire que tu as raison, mais on serait tous les deux en tord."

Carte d'identité
Année scolaire: 3ème
Dortoir & numéro de chambre: Dortoir B - Chambre n°05
Colocataires: Maë Tremblay, Yui Himawari, Ichiro Kagome
avatar
MessageRe: Il parait que l'air marin rend gentil.- posté le Mar 31 Déc - 10:53

Natsuo ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel quand il vit sa camarade sortir une boîte de cigarette. Il soupira, visiblement déçu. Il ne comprenait pas cette nouvelle lubie que les jeunes avaient de montrer qu'ils étaient en train d'attraper un cancer. N'était-ce donc plus très à la mode d'avoir des poumons intacts?

- Je comprends, ils devraient en effet savoir résister au pots-de-vin. Tout le monde n'a pas la chance de naître avec une cuillère en or sertie de pierreries dans la couche, tu sais, ce n'est pas très malin non plus de les tenter...

Elle tira sur sa clope et Kris lui fit penser légèrement à sa soeur aînée lorsqu'elle prenait une cigarette. Tout le monde avait l'air tellement adulte avec une clope en bouche.
Sa concentration se replaça sur Kris qui, semblait triste, son regard levé vers le ciel. Natsuo put remarquer que ses yeux étaient légèrement humides comme si elle s'apprêtait à pleurer.
Natsuo ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais se rétracta presque aussitôt. Elle devait peut-être nostalgique, pensait-il. Natsuo l'était souvent lorsqu'il admirait le ciel, ça lui rappelait la vie parfaite qu'il avait mené avant de venir de son plein gré ici.

- J'aime bien les chaussures de ta mère, elles sont vraiment très belles. D'ailleurs, celles-ci sont de la collection Printemps de l'année dernière. Que fait ton père comme métier ?

Natsuo qui était resté raide comme un piquet depuis leur arrivé, vacilla quelque peu, comme si cette question était un gouffre qui ne pouvait que donner le vertige. Mais en fin de compte, cette question, c'était le vide. Puisque de père, il n'en avait plus.
Que pouvait-il bien répondre? Il n'avait jamais entendu parler de son père biologique et son beau-père qu'il avait aimé comme un vrai père, n'était plus de ce monde.
Natsuo dut s'asseoir par Terre. Il avait peur de tomber. Mais tomber dans quoi?  Il avait tellement de fois évité de parler de ce qu'il avait pu ressentir après sa mort et voilà qu'on lui posait une question sur lui, comme s'il était vivant.

Il évitait le regard de Kris, de peur de voir de la chaleur humaine et de ressentir le besoin de se lâcher. Pour lui, c'était encore trop tôt. S'il parlait de la mort de son beau-père, cela voudrait dire qu'elle serait bien réel.

Il prit son courage à deux mains, et contempla le sol avec un sourire assez triste.

-Il est mort il y a un an.

Il s'ébouriffa les cheveux, comme s'il voulait s'encourager lui-même à continuer.

-Il était PDG d'une grande entreprise. Un jour, on l'a retrouvé dans la rue, mort d'une balle dans la tête. Mon père n'était pas vraiment un saint, il traînait dans des affaires de drogue avec son entreprise. Maintenant, c'est ma soeur qui en est à la tête. Faut croire que ma famille n'est pas aussi sainte que les gens peuvent le croire..

Il sourit, s'il souriait, peut-être que les choses paraîtraient moins dramatiques.

-Et toi? Qu'est ce que font tes parents?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kris Reischesberger
Aucun Club
Féminin Messages : 67
Date de naissance : 23/03/1997
Date d'inscription : 05/10/2013
Âge : 21
Job : Etudiante à plein temps.
Côté coeur : Attend l'amour sur le sable chaud.
Personnage en trois mots : Riche, lunatique, jolie.

Carte d'identité
Année scolaire: 3e année
Dortoir & numéro de chambre: Dortoir B - Chambre n°01
Colocataires: Rihei Matsudate - Jolene Evans - Harry Lorcane
avatar
MessageRe: Il parait que l'air marin rend gentil.- posté le Ven 3 Jan - 16:31

Il avait l'air mal à l'aise, déstabilisé par la question innocemment posée.


-Il est mort il y a un an. Il était PDG d'une grande entreprise. Un jour, on l'a retrouvé dans la rue, mort d'une balle dans la tête. Mon père n'était pas vraiment un saint, il traînait dans des affaires de drogue avec son entreprise. Maintenant, c'est ma soeur qui en est à la tête. Faut croire que ma famille n'est pas aussi sainte que les gens peuvent le croire..


Il souriait d'un sourire triste que Kris ne connaissait que trop bien. Le sourire qui disait "Non, non, je t'assure, je ne vais pas si mal", alors qu'on était effondré. Elle ne savait que répondre. Elle n'allait pas lui dire "Je suis désolée", elle ne l'était pas. Il était évident à ses yeux que s'il trafiquait dans des affaires moins nettes que ce que l’État permettait, il serait mort un jour ou l'autre. Elle se contenta de hocher la tête, l'air neutre. Les gens tristes n'aiment pas la pitié, elle le savait bien.


-Et toi? Qu'est ce que font tes parents?



Elle s'était attendue à la question, elle connaissait la réponse sur le bout du doigt. Toujours la même. On lui avait appris à ne pas donner trop de détails, mais assez pour rassasier la curiosité des gens. Comprenez-la. Comment pouvait-on dire à des gens "mon papa il dit tue les gens qui lui doivent de l'argent" sans qu'ils ne partent en courant ? On ne pouvait pas.


- Mon père est le relationnel et ma maman déniche des talents et les montre au monde. Rien de très spécial.


Elle se tut, elle avait fini. La réponse courte et suffisante n'appelait pas forcément à d'autre précision, mais s'il en voulait, elle les lui donnerait toujours aussi évasivement. Elle prit tout de même la peine de préciser l'une ou deux chose. Sans savoir pourquoi, elle avait envie de parler, d'en dire plus qu'il ne fallait pour une fois.


- J'ai aussi un frère, enfin, j'avais... Il est mort il n'y a pas longtemps d'une maladie orpheline. Mes parents non plus sont pas très nettes, mais contrairement aux tiens, les gens le savent en entendant mon nom. Elle soupira et poursuivit. Reischesberger... C'est un peu comme si j'avais perpétuellement la Mort dans mon dos, comme si elle était ma seule compagne. C'est dur de se faire des amis quand tes parents ont des dossiers sur chacun de leurs mouvement. Es saugt (ça craint)... Mais bon, je présume que je m'y suis faite. La solitude, ça me convient finalement. Pas de questions gênantes, pas d'excuses à devoir trouver sur le pourquoi je fais ou ne fais pas telle ou telle choses. J'aime la paix qu'elle amène.


Elle s'apprêtait lui proposer une cigarette mais retint son geste, il n'avait pas l'air torturé au point de se détruire l'intérieur avec de la nicotine. Vaniteux comme il était, il lui aurait même fait la morale.


- Explique-moi pourquoi tu as autant besoin d'attention ? Je ne saisis pas qu'on ait autant besoin d'autrui pour se sentir exister. Sachant que l'autrui en question ne nous connait absolument pas.


Elle ne voulait pas paraître méchante, mais cette question la travaillait sérieusement.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Viens jouer avec moi, la solitude est lourde à porter pour mes frêles épaules...

Paroles: #993333


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://open-doors.skyrock.com
Natsuo Kurosaki
Aucun Club
Masculin Messages : 32
Date d'inscription : 31/10/2013
Job : Aucun
Côté coeur : Célibataire
Personnage en trois mots : "J'aimerais bien te dire que tu as raison, mais on serait tous les deux en tord."

Carte d'identité
Année scolaire: 3ème
Dortoir & numéro de chambre: Dortoir B - Chambre n°05
Colocataires: Maë Tremblay, Yui Himawari, Ichiro Kagome
avatar
MessageRe: Il parait que l'air marin rend gentil.- posté le Sam 21 Fév - 21:26

Toujours debout, Natsuo avait écouté l'histoire de Chris sans dire un mot. Il savait mieux que personne que dans ce genre de confessions, ce n'était pas des mots que la personne cherchait mais simplement une oreille attentive. Son rôle était simplement d'écouter et il était convaincu qu'il avait accompli sa mission avec succès.

Le côté solitaire de sa camarade était maintenant une évidence même s'il trouvait que le contraste qui existait entre lui et elle était assez étonnant : ils s'étaient tous les deux retrouver seul après la mort d'un de leur proche mais ils avaient chacun réagit différemment à la solitude qui eut suivi le décès. Natsuo paniquait lorsqu'il se retrouvait seul alors que la jeune fille l'était au quotidien.

- Explique-moi pourquoi tu as autant besoin d'attention ? Je ne saisis pas qu'on ait autant besoin d'autrui pour se sentir exister. Sachant que l'autrui en question ne nous connait absolument pas.

La question le fit sourire. Il trouvait ça étonnant. Ils avaient presque vécu la même chose et le fait que la jeune fille ne comprenne pas ce sentiment le surprenait au plus au point.
Il fit quelques pas avant de s'accroupir pour s'adosser au mur, un sourire charmeur pendu aux lèvres.

-Je n'ai pas besoin d'attention, c'est l'attention qui a besoin de moi, nuance! Ce sont les filles qui ont besoin de me regarder pour se sentir bien, pas l'inverse. Avec un aussi joli visage, comment veux-tu que quelqu'un ne me regarde pas, après tout, hein? Je suis sûr que j'étais Dieu dans une autre vie.

Ce qu'il disait était d'une absurdité absolue. Mais c'était son rôle de se comporter comme un garçon superficiel à moitié écervelé. Et c'était dur de sortir du personnage, surtout devant une fille.
Mais cette fille était différente des autres. Cette fille ne l'aimait pas. Pour des raisons que Natsuo ignorait, son charme n'opérait pas sur Chris.
A cette pensée, son visage devint sérieux.

-Ca doit être chouette d'aimer réellement quelqu'un qui ne fait pas partie de ta famille. De l'aimer vraiment, pas à cause des liens du sang, mais l'aimer pour ce qu'il est. Quand les filles m'entourent, j'ai l'impression qu'elles m'aiment pour ce que je suis. Mais... Je ne comprends pas ce sentiment. En tout cas, pas encore. Alors.. C'est toujours chouette de le voir autour de soi.

Son sourire réapparut.

-C'est pas mon truc d'être seul, après tout.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kris Reischesberger
Aucun Club
Féminin Messages : 67
Date de naissance : 23/03/1997
Date d'inscription : 05/10/2013
Âge : 21
Job : Etudiante à plein temps.
Côté coeur : Attend l'amour sur le sable chaud.
Personnage en trois mots : Riche, lunatique, jolie.

Carte d'identité
Année scolaire: 3e année
Dortoir & numéro de chambre: Dortoir B - Chambre n°01
Colocataires: Rihei Matsudate - Jolene Evans - Harry Lorcane
avatar
MessageRe: Il parait que l'air marin rend gentil.- posté le Mar 3 Mar - 21:49

Elle soupira mentalement de contentement. Natsuo n’avait pas essayé de la réconforter, de trouver les « bons » mots (aucun n’aurait pu convenir de toute façon), il l’avait écouté, et c’était tout ce qu’elle demandait.
 
Il sourit à sa question, comme s’il s’y attendait. Elle s’attendait à une réponse franche et venant du fond du cœur mais lorsqu’elle entendit « c’est l’attention qui a besoin de moi », elle ne put s’empêcher d’éclater de rire. C’était ça ou lui coller une baffe. Elle se retint d’allumer une deuxième cancéreuse, elle essayait de fumer moins ces derniers temps, et joua avec son briquet pour se canaliser. Mais ça ne marchait pas, elle devenait de plus en plus énervée et à la fin de sa tirade, elle explosa :
 
- Mais bordel, t’en as pas marre de ce jeu débile ? Tu ne remarques pas le nombre d’idioties que tu débites dès que tu ouvres ton clapet ? C’est incroyable ! Incroyable et stupide ! Je n’aimerais vraiment pas être à ta place. Comment tu arrives à te regarder dans la glace un million de fois par jour et ne pas te dégoûter toi-même de cette malhonnêteté qui suinte de tout tes pores ? Franchement, Natsuo, arrête, ça ne prend pas avec moi. Et je suis sûre que ce rôle dans lequel tu t'es emprisonné te pèse plus que tu ne veux le laisser paraître. 
 
Elle détestait vraiment ce garçon qui avait l’air tellement intelligent mais qui ne faisait ressortir que son côté pathétiquement ridicule. Elle se brûla avec son feu et grogna autant pour la douleur que pour colère. Il fallait que quelqu’un colle des baffes à ce Petit Prince pour lui remettre les idées en place. Sa colère augmenta d’un pallier quand elle entendit de nouveau le timbre de sa voix mais rechuta comme un soufflé alors qu’elle l’écoutait et détaillait son visage délicat auquel le sérieux ne seyait pas.
 
-Ca doit être chouette d'aimer réellement quelqu'un qui ne fait pas partie de ta famille. De l'aimer vraiment, pas à cause des liens du sang, mais l'aimer pour ce qu'il est. Quand les filles m'entourent, j'ai l'impression qu'elles m'aiment pour ce que je suis. Mais... Je ne comprends pas ce sentiment. En tout cas, pas encore. Alors… C'est toujours chouette de le voir autour de soi… C'est pas mon truc d'être seul, après tout.
 
Elle ne savait pas trop quoi répondre. Elle revoyait cet air profondément perturbé sur le visage de Natsuo, le même qui était apparu quand elle avait menacé de faire convoquer sa mère, le visage de la sincérité. Elle se leva et alla s’asseoir à côté de lui. Le grand Natsuo Kurosaki qui ne râtait pas une occasion pour faire tomber une fille ne connaissait pas l’amour.
 
-Dois-je comprendre que… tu n’es jamais tombé amoureux ? Je veux dire amoureux avec un grand A. Quand t’as envie d’être avec une seule personne toute la journée, que tu ne penses qu’à elle, que ton cœur ne sait plus comment battre quand tu es en sa présence, que tu as tendance à te sentir désemparé quand elle est loin de toi et que tu retrouves ton visage d’enfant le jour de Noël quand tu la revois après une absence. Je n’arrive pas à croire que tu ne connaisses pas cette sensation merveilleuse que te procures l’amour : celui d’être protégé de tous les maux de la Terre grâce à cette personne, de vouloir tout faire pour elle et de pouvoir surpasser tous les obstacles imaginables.
 
Elle sourit timidement et rougit à l’image d’Armand que lui imposait sa mémoire. Bien qu’il fût son majordome, pendant toute son enfance, elle avait nourri un profond amour pour la personne qui était à son service. Elle le suivait comme son ombre et ne voulait jamais se séparer de lui. Il incarnait, tout comme son père, l’idéal masculin qu’elle se projetait : un homme grand et puissant qui lui vouait un amour pur et sincère et qui n’avait pour vocation que son bonheur. Le fait qu’il soit payé pour accomplir sa tâche n’entrait pas en ligne de compte pour la petite fille qu’elle était. Le salaire qu’il gagnait, même s’il était élevé, n’était sûrement pas la raison pour laquelle Armand s’occupait aussi bien d’elle. Il l’aimait aussi, comme sa fille ou sa petite-sœur. Cet amour différent mais mutuel l’avait aidé plus que tout autre chose à la mort de Luka, et même si cela lui avait fait mal de devoir se séparer de lui pour s’installer au Japon, ils comprenaient tous les deux la nécessité de ce déménagement. Elle le soupçonnait d’ailleurs de s’être installé en ville et de continuer à veiller sur elle dans l’ombre. Ce type était obsédé par sa protection et son bien-être.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Viens jouer avec moi, la solitude est lourde à porter pour mes frêles épaules...

Paroles: #993333


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://open-doors.skyrock.com
Natsuo Kurosaki
Aucun Club
Masculin Messages : 32
Date d'inscription : 31/10/2013
Job : Aucun
Côté coeur : Célibataire
Personnage en trois mots : "J'aimerais bien te dire que tu as raison, mais on serait tous les deux en tord."

Carte d'identité
Année scolaire: 3ème
Dortoir & numéro de chambre: Dortoir B - Chambre n°05
Colocataires: Maë Tremblay, Yui Himawari, Ichiro Kagome
avatar
MessageRe: Il parait que l'air marin rend gentil.- posté le Sam 11 Avr - 11:50

-Dois-je comprendre que… tu n’es jamais tombé amoureux ? Je veux dire amoureux avec un grand A. Quand t’as envie d’être avec une seule personne toute la journée, que tu ne penses qu’à elle, que ton cœur ne sait plus comment battre quand tu es en sa présence, que tu as tendance à te sentir désemparé quand elle est loin de toi et que tu retrouves ton visage d’enfant le jour de Noël quand tu la revois après une absence. Je n’arrive pas à croire que tu ne connaisses pas cette sensation merveilleuse que te procures l’amour : celui d’être protégé de tous les maux de la Terre grâce à cette personne, de vouloir tout faire pour elle et de pouvoir surpasser tous les obstacles imaginables.

Natsuo voulut répondre que non en arborant un sourire charmeur. Mais lorsqu'il ouvrit la bouche, le visage d'Ichiro apparut et il devint rouge pivoine. Son masque de virilité venait de disparaître pour laisser place à la jeune prude qui était en lui. Il secoua la tête et maudit intérieurement son camarade de chambre.
Lorsque Natsuo tourna la tête en direction de Kris, il n'en crut pas ses yeux : cette dernière souriait, d'un sourire sincère qui pouvait réchauffer n'importe quel coeur. Et de plus, elle rougissait. Cette fille froide et sévère qui lui avait glacé le sang laissait paraître quelques émotions.
Natsuo ne put s'empêcher de sourire.

-Tu as l'air de savoir de quoi tu parles..

Il continua de sourire tout en regardant dans le vide.

-Mais dis comme ça, ce que tu racontes a l'air vraiment chouette. Au fond, peut-être que oui, peut-être que je ressens pour quelqu'un. Mais dis moi, à un moment, tu te retrouveras tout de même seul alors je t'avoue que je ne vois pas l'intérêt de ce sentiment.

Il remit son masque de jeune charmeur.

-Tu pourrais me l'expliquer.

Il lui fit un clin d'oeil.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageRe: Il parait que l'air marin rend gentil.- posté le

Revenir en haut Aller en bas

Il parait que l'air marin rend gentil.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pensionnat Rayen :: 
Bâtiment Principal
 :: Toit & petits coins.
-
|| Partenaires ||